L’expérience menée à Thanh Hoa montre que là où les conditions de vie des habitants sont améliorées, la confiance envers le Parti se renforce. Photo : QDND.
L’expérience menée à Thanh Hoa montre que là où les conditions de vie des habitants sont améliorées, la confiance envers le Parti se renforce. Photo : QDND.

Aux confins du pays, rayonne la confiance envers le Parti

Là où les habitants disposent de moyens de subsistance stables, l’ordre et la sécurité sont mieux préservés ; là où le niveau de vie s’améliore, l’attachement du peuple envers le Parti et les autorités locales se renforce davantage.

Au cœur des vastes forêts de la région frontalière de Muong Lat (province de Thanh Hoa, au Centre du Vietnam), autrefois marquée par la pauvreté, le sous-développement et des pratiques coutumières obsolètes perpétuées depuis des générations, de nombreux villages connaissent aujourd’hui de profondes mutations.

Les routes bétonnées qui serpentent désormais le long des flancs montagneux relient jusqu’aux villages les plus reculés de la commune de Pu Nhi, dans la province de Thanh Hoa.

Au milieu des forêts verdoyantes, les voix des enfants apprenant à lire résonnent sous les toits des nouvelles habitations. Les drapeaux rouges à l’étoile d’or flottent dans la brise matinale, insufflant un nouvel élan à cette région frontalière.

Derrière ces transformations se trouve le travail inlassable des cadres et soldats des gardes-frontières vietnamiens, engagés dans l’élévation du niveau d’instruction, l’élimination des coutumes obsolètes, le renforcement du système politique de base sur ces confins du pays.

Des villages autrefois enfermés dans la pauvreté et les anciennes pratiques coutumières

Peu de gens savent qu’il y a à peine plus d’une décennie, cette région figurait encore parmi les zones les plus défavorisées de la province de Thanh Hoa.

De nombreuses familles vivaient toute l’année dans la pauvreté, confrontées à de multiples difficultés matérielles et spirituelles.

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Les H’Mong de Muong Lat changent progressivement de perception et considèrent désormais comme nécessaire le placement des défunts dans des cercueils avant l’inhumation. Photo : QDND.

Mais le plus préoccupant n’était pas seulement la pauvreté économique ; c’était surtout le « vide » en matière de conscience et de connaissances.

Lorsque la population manque d’instruction, les superstitions s'installent facilement, tandis que les discours mensongers et les manœuvres de déstabilisation des forces hostiles peuvent s’infiltrer dans la vie quotidienne des habitants des zones frontalières les plus vulnérables.

Cette réalité imposait non seulement une exigence de développement économique, mais plus profondément encore la nécessité de consolidation du système politique à la base pour élever le niveau d’éducation de la population et renforcer la confiance des minorités ethniques envers le Parti communiste du Vietnam (PCV).

Car dans les régions frontalières, sans l’adhésion du peuple, aucune stabilité durable ne peut être garantie.

S’approcher et accompagner la population par des actions concrètes

Depuis 2013, le poste de gardes-frontières de Pu Nhi, relevant du Commandement des gardes-frontières de la province de Thanh Hoa, coordonne avec les autorités locales un programme visant à éliminer les pratiques coutumières rétrogrades au sein de la communauté des H’Mong.

Les cadres des gardes-frontières ont choisi une méthode de sensibilisation progressive et patiente, visitant chaque foyer, rencontrant les anciens du village et les chefs de lignage afin d’expliquer aux habitants quelles traditions culturelles méritaient d’être préservées et quelles coutumes freinaient le développement.

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Les modèles économiques durables contribuent aujourd’hui à renforcer la confiance des populations frontalières envers le Parti. Photo : QDND.

Certaines séances de sensibilisation se sont prolongées jusqu'à minuit. Certaines familles ont dû être convaincues après des dizaines de visites et d’échanges par les cadres. Grâce à leur sincérité, leur proximité et leur sens des responsabilités, les soldats des gardes-frontières ont peu à peu gagné la confiance des habitants.

Après plus d’une décennie d’efforts, de nombreuses pratiques archaïques ont progressivement disparu à Pu Nhi.

Les funérailles sont désormais organisées de manière plus civilisée, leur durée a été raccourcie, tandis que les abattages massifs de buffles et de bovins ont fortement diminué, allégeant ainsi le fardeau économique des familles.

Ces évolutions montrent qu’afin de gagner la confiance du peuple, les cadres doivent rester proches des habitants, les respecter et les aider par des actions concrètes.

Il s’agit également de la valeur fondamentale du travail de consolidation du système politique à la base aujourd’hui. Et cela témoigne éloquemment du rôle des officiers et des soldats qui œuvrent jour et nuit pour diffuser les politiques du Parti dans les zones frontalières.

Préserver les frontières en consolidant l’adhésion populaire

L’expérience menée à Thanh Hoa montre que là où les conditions de vie des habitants sont améliorées, la confiance envers le Parti se renforce ; là où le système politique de base est solide, les discours de désinformation ne trouvent plus d’espace pour prospérer.

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Le Huu Nghi, président du Comité populaire de la commune de Nhi Son, rencontre les électeurs du village de Cat. Photo : QDND.

C’est pourquoi de nombreux cadres des gardes-frontières vietnamiens ne se limitent plus aujourd’hui à la gestion et à la protection des frontières et des bornes frontalières ; ils participent également directement aux administrations locales, notamment dans le contexte de la mise en œuvre efficace du modèle d’administration locale à deux niveaux.

Le lieutenant-colonel Le Huu Nghi, officier du poste de gardes-frontières de Pu Nhi et cadre renforcé occupant les fonctions de secrétaire adjoint du comité du Parti et de président du Comité populaire de la commune de Nhi Son, en est un exemple emblématique.

Dès sa prise de fonction, il s’est rendu avec les cadres locaux dans chaque village et auprès de chaque foyer afin d’encourager la population à abandonner les pratiques rétrogrades, à développer l’économie locale et à construire un nouveau mode de vie culturel.

Partant d’une situation extrêmement difficile, la commune de Nhi Son satisfait aujourd’hui à 18 des 19 critères du programme national de nouvelle ruralité et est devenue l’une des communes pilotes de construction de la nouvelle ruralité dans les zones frontalières de la province de Thanh Hoa.

Les villageois gardent encore en mémoire l’image de cet officier des gardes-frontières qui a passé de nombreuses nuits dans les villages, aidé les familles à construire des étables et leur enseignant les techniques d’élevage, et expliqué patiemment à chaque foyer les orientations du Parti et les politiques de l’État.

C'est précisément cette proximité et cette approche sincère du travail de mobilisation populaire qui ont fait des responsables communaux et des soldats en uniforme vert un soutien indéfectible pour les populations de la région frontalière.

La lumière des classes d’alphabétisation dans les montagnes

Parallèlement au développement économique, l’élévation du niveau d’instruction a toujours été considérée comme une mission stratégique de long terme dans les régions frontalières.

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Le capitaine professionnel Ho Van Di anime une classe d’alphabétisation dans le village de Ta Com, commune de Trung Ly, province de Thanh Hoa, en 2023. Photo : QDND.

Depuis de nombreuses années, dans le village de Ta Com, commune de Trung Ly, province de Thanh Hoa, les lumières des classes d’alphabétisation continuent de briller chaque soir au milieu des montagnes et des forêts.

Ce ne sont pas des enseignants qui se tiennent devant le tableau, mais des cadres des gardes-frontières portant l’uniforme vert.

Le capitaine professionnel Ho Van Di, du poste de gardes-frontières de Pu Nhi, se souvient encore de l’émotion qu'il a ressentie en voyant pour la première fois un homme âgé, près de 60 ans, tremblant en écrivant son nom après de longs jours d'apprentissage de la lecture et de l'écriture.

Un élève du cours d'alphabétisation a simplement confié : « Ce n'est qu'après avoir appris à lire et à écrire que je peux comprendre ce que disent les cadres et ce que le Parti fait pour nous. »

Cette phrase, empreinte de simplicité, reflète pourtant une réalité profonde : dans les zones reculées, la protection du socle idéologique du PCV ne commence pas par de grands discours, mais par le fait d’aider les habitants à savoir lire, écrire et accéder à des informations justes.

Ainsi, ces classes perdues au milieu des montagnes ne transmettent pas seulement des connaissances ; elles ouvrent également les portes de la compréhension, permettant aux populations ethniques de mieux saisir les orientations du Parti et les politiques de l’État, afin de développer l’économie locale et de stabiliser progressivement leur vie dans les régions frontalières.

Quand des moyens de subsistance durables créent une confiance durable

Ces dernières années, de nombreux modèles de développement économique mis en œuvre conjointement par les gardes-frontières vietnamiens et les autorités locales dans les zones frontalières de Thanh Hoa ont connu des résultats concrets.

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Giang Thi Sang, du village de Ca Noi, a désormais développé avec succès des élevages de volailles et de porcs grâce au soutien technique et aux moyens de subsistance fournis par les gardes-frontières. Photo : QDND.

De l'élevage bovin reproductif à la culture de la cardamome et de l'aubépine, en passant par l'élevage intensif de volailles, de nombreux ménages des zones frontalières sont progressivement sortis de la pauvreté et bénéficient désormais de revenus stables.

La famille de Giang Thi Sang, du village de Ca Noi, dans la commune de Nhi Son, en constitue un exemple emblématique.

Confrontée à des pénuries alimentaires permanentes, sa famille a désormais développé avec succès des élevages de volailles et de porcs grâce au soutien technique et aux moyens de subsistance fournis par les gardes-frontières.

Le visage de la commune de Nhi Son a profondément changé. Les habitants disposent progressivement d’une vie plus stable ; les routes menant aux villages ont été élargies et le réseau électrique national atteint désormais chaque foyer.

Ces changements ne résultent pas uniquement des investissements en infrastructures ou des aides économiques, mais aussi d’une stratégie de développement plaçant l’être humain au centre des priorités et considérant la stabilité des conditions de vie comme le socle du renforcement de la confiance populaire envers le Parti.

Les faits démontrent que là où les habitants disposent de moyens de subsistance stables, l’ordre et la sécurité sont mieux préservés ; là où le niveau de vie s’améliore, l’attachement du peuple envers le Parti et les autorités locales se renforce davantage.

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