Médecine militaire : efforts inlassables des « Casques bleus » vietnamiens au Soudan du Sud

Mercredi, 05 mai 2021 à 15:18:49
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Le personnel de l'Hôpital de campagne de niveau 2 N°2 donne une formation en ligne sur la prévention de l'épidémie de COVID-19. Photo : Département des opérations du maintien de la paix du Vietnam

Nhân Dân en ligne - Les « Casques bleus » vietnamiens de l'Hôpital de campagne de niveau 2 N°2 au Soudan du Sud ont surmonté ensemble nombre de défis pour accomplir leur noble mission internationale de maintien de la paix.

Ces médecins militaires vietnamiens ont participé aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies au Soudan du Sud à partir de novembre 2019. La durée de leur mandat prévu était d’un an mais elle a été prolongée de près de six mois en raison de la pandémie de COVID-19, avec de nombreuses difficultés inattendues.

Cependant, avec une grande détermination et des efforts inlassables, les « Casques bleus » vietnamiens ont surmonté ces défis pour accomplir avec succès leur mission.

En avril 2020, l'épidémie de coronavirus a commencé à apparaître au Soudan du Sud, ce qui a imposé à l'Hôpital de campagne de niveau 2 N°2 un risque de manque de matériel médical.

Le fret importé du Vietnam a commencé à se tarir tandis que le réapprovisionnement n'a pu être effectué en raison de la fermeture des frontières au Soudan du Sud et de la suspension des vols intérieurs et internationaux.

« Nous devions économiser chaque masque médical, chaque pilule, pour assurer la réalisation de notre mission tout en préparant des réserves en cas d’éclatement de l’épidémie », a déclaré le médecin Vo Van Hiên, directeur de l'Hôpital de campagne de niveau 2 N°2.

La région de Bentiu, où était installé l'Hôpital de campagne de niveau 2 N°2 du Vietnam, était identifiée comme une zone complexe avec de nombreuses difficultés. Le personnel onusien se déplaçait beaucoup. Faute d'installations et de matériel médical, il n'y avait pas de conditions nécessaires pour les tests de dépistage du COVID-19. En outre, les conditions sanitaires et environnementales limitées augmentaient le risque de propagation du virus.

Dans de telles circonstances, l'Hôpital de campagne de niveau 2 N°2 a mis en place une zone de confinement avec des équipements nécessaires pour pouvoir accueillir et traiter des cas de contamination au coronavirus.

"A ce moment-là, la ligne téléphonique d’urgence de l'Hôpital était disponible 24h/24 et 7 jours/7, et aucun cas présentant des symptômes inhabituels ne fut délaissé", a déclaré le lieutenant-colonel Vo Van Hiên.

Parallèlement, l'Hôpital de campagne de niveau 2 N°2 du Vietnam a organisé régulièrement des formations, élaboré des procédures pour assurer la sécurité de son personnel, ainsi que des plans pour prévenir les situations dangereuses éventuelles.

Le docteur Nguyên Viêt Phuong a raconté l’histoire lorsqu'une tuberculose pleurale avait été diagnostiquée sur un officier mongol.

« Selon les règlements des Nations Unies, de tels cas doivent être transportés vers des hôpitaux de niveau supérieur, voire rapatriés. Cependant, à cette époque-là, les vols sanitaires étaient presque inexistants », a-t-il dit.

« Ce patient a donc dû suivre un traitement à long terme à l'Hôpital de campagne de niveau 2 N°2 du Vietnam. Après des efforts inlassables des médecins, son état clinique s'est nettement amélioré », a-t-il rappelé.

Le patient et les médecins, le chef du bataillon mongol - la principale unité de force de la Mission - étaient très heureux et ont remercié l'équipe médicale vietnamienne.

« Il s'agissait probablement de l'un des cas traités longuement à l’Hôpital, qui a exigé d’énormes efforts des médecins vietnamiens dans un contexte de manque de matériel médical », a dit le médecin Nguyên Viêt Phuong.

Selon le médecin Vo Van Hiên, avec ses contributions actives, l'Hôpital de campagne de niveau 2 N°2 du Vietnam a été grandement apprécié de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud.

De retour dans leur pays d'origine, les membres de l'Hôpital de campagne de niveau 2 N°2 n'oublient pas les jours pleins de difficultés au Soudan du Sud.

«Je ressens une grande fierté d'être un soldat de l'Armée populaire du Vietnam, contribuant à protéger la Patrie de loin et à améliorer l'image et le statut du pays. Nous sommes également parvenus à promouvoir l'image de la femme vietnamienne », a partagé l'infirmière en chef de l'Hôpital de campagne de niveau 2 N°2, Cao Thuy Dung.

VNA/NDEL