Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président de la République, To Lam, prononce son discours d’orientation lors de la conférence. Photo : Duy Linh.

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président de la République, To Lam, prononce son discours d’orientation lors de la conférence. Photo : Duy Linh.

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président de la République, To Lam, prononce son discours d’orientation lors de la conférence. Photo : Duy Linh.

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président de la République, To Lam, prononce son discours d’orientation lors de la conférence. Photo : Duy Linh.

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président de la République, To Lam, prononce son discours d’orientation lors de la conférence. Photo : Duy Linh.

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président de la République, To Lam, prononce son discours d’orientation lors de la conférence. Photo : Duy Linh.

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président de la République, To Lam, prononce son discours d’orientation lors de la conférence. Photo : Duy Linh.

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président de la République, To Lam, prononce son discours d’orientation lors de la conférence. Photo : Duy Linh.

Discours du secrétaire général du PCV et président de la République, To Lam, à la conférence nationale pour l'étude et la mise en œuvre de la Résolution n° 10-NQ/TW du Bureau Politique

Dans la matinée du 30 juin, le Bureau Politique a organisé une conférence nationale pour étudier et mettre en œuvre la Résolution n°10-NQ/TW du 8 juin 2026 du Bureau politique sur le développement de l’économie à capitaux étrangers. 

Le Journal Nhân Dân tient à publier ci-après le texte intégral de ce discours.

Mesdames et Messieurs les dirigeants, anciens dirigeants du Parti, de l'État, de l'Assemblée nationale, du gouvernement, du Front de la Patrie du Vietnam, les responsables des comités du Parti à tous les échelons, des commissions, ministères, organismes centraux ainsi que des autorités locales,

Mesdames et Messieurs les membres du Parti, les cadres vétérans, les représentants du peuple à travers tout le pays ainsi que la communauté des entreprises présentes à cette conférence, 

Nous venons d'entendre l'exposé du vice-Premier ministre permanent présentant les principaux contenus de la Résolution n° 10-NQ/TW, ainsi que les différentes interventions formulées lors des débats.

Je tiens à saluer la préparation minutieuse des organismes compétents tout au long du processus d'élaboration de cette résolution. Je prends également acte, avec une haute appréciation, des contributions empreintes de responsabilité et d'engagement exprimées au cours de cette conférence, ainsi que de l'attention soutenue portée à cet événement par un grand nombre de cadres, de membres du Parti, d'entreprises, d'investisseurs et de citoyens.

 La Résolution n° 10-NQ/TW du 8 juin 2026, relative au développement du secteur économique à capitaux étrangers, a été promulguée par le Bureau Politique à l'issue du bilan de près de quarante années de mise en œuvre de la politique d'ouverture et d'attraction des investissements étrangers définie par le Parti.

Cette résolution marque une évolution importante de la pensée stratégique en matière de développement.

 Il ne s’agit plus uniquement d’ouvrir davantage l’économie pour accueillir les flux de capitaux étrangers, mais d’adopter une démarche proactive consistant à sélectionner et mobiliser les ressources internationales afin de renforcer durablement la compétitivité nationale.

À l'écoute des observations formulées par les collectivités locales, les différents secteurs ainsi que par nos partenaires internationaux, je constate de plus en plus clairement que, si les capitaux demeurent essentiels, ils ne constituent pas à eux seuls le facteur déterminant de notre développement.

L'accès aux technologies étrangères revêt une importance tout aussi fondamentale, comme le souligne clairement le contenu même de cette résolution.

Depuis l'adoption de la Loi sur l'investissement étranger de 1987, puis au fil de ses nombreuses révisions, consolidations et perfectionnements successifs, le Vietnam n'a cessé de renforcer les institutions de son économie de marché, d'élargir son intégration internationale et d'améliorer progressivement son environnement d'investissement, aujourd'hui plus ouvert, plus transparent et plus stable.

Ce processus a permis au Vietnam de passer d'une économie fermée, confrontée à une pénurie de capitaux et largement tributaire de l'aide internationale, à une économie hautement ouverte et profondément intégrée aux dynamiques économiques régionales et mondiales.

Alors que le commerce international ne représentait qu'une part très limitée de l'économie à la fin des années 1980, le Vietnam est désormais devenu un maillon essentiel des chaînes mondiales de production et de commerce, le volume total des importations et des exportations représentant plus de 180 % du PIB, dont environ 75 % sont générés par le secteur des investissements directs étrangers (IDE).

Le secteur des investissements directs étrangers (IDE) a apporté une contribution significative à la croissance économique, aux exportations, à l’industrialisation, à la création d’emplois ainsi qu’au transfert de technologies et de méthodes de gestion modernes.

Aujourd’hui, le Vietnam se trouve dans une tout autre position.

Il ne s’agit plus de savoir comment attirer davantage de capitaux étrangers, mais de répondre à une question bien plus complexe : comment utiliser efficacement les ressources étrangères pour renforcer les capacités internes, le niveau technologique, la compétitivité et l’autonomie de l’économie nationale ?

Il est nécessaire de reconnaître lucidement les limites persistantes de l’attraction des IDE.
Le secrétaire général du PCV To lam

Il est nécessaire de reconnaître lucidement les limites persistantes de l’attraction des IDE :

 - Le taux d’intégration locale demeure faible, tandis que les liens avec les entreprises vietnamiennes, le transfert de technologies, les activités de recherche-développement (R&D) et la formation d’une main-d’œuvre hautement qualifiée restent en deçà des attentes.

- De nombreux projets à capitaux étrangers reposent encore essentiellement sur des activités de sous-traitance et d’assemblage, fortement consommatrices de foncier, de main-d’œuvre peu qualifiée et d’énergie à faible coût, avec des exigences environnementales limitées ou une dépendance importante aux mesures incitatives, sans créer de nouvelles capacités pour l’économie.

- Certaines collectivités locales continuent de privilégier le nombre de projets en s’appuyant sur des avantages fonciers, fiscaux ou tarifaires, sans accorder une attention suffisante à l’efficacité de l’utilisation des terres, aux économies d’énergie, aux recettes budgétaires, au transfert de technologies, au développement des entreprises nationales ou à la préservation de l’environnement et de la sécurité économique.

Par ailleurs, plusieurs régions demeurent peu attractives pour les investissements étrangers, notamment le delta du Mékong, les Hauts Plateaux du Centre et les régions montagneuses du Nord.

Afin de remédier à ces insuffisances, la Résolution n° 10-NQ/TW fixe des objectifs et des exigences beaucoup plus ambitieux : le développement du secteur des investissements étrangers doit être étroitement lié au renforcement de l’autonomie stratégique, des capacités de production, du potentiel technologique et de la compétitivité de l’économie nationale.

D’ici 2030, le Vietnam ambitionne de figurer parmi les pays les plus performants de l’ASEAN en matière d’environnement des affaires, de compétitivité, d’innovation, de qualité des services publics et de capacité à accueillir des projets d’investissement étranger à forte valeur ajoutée.

La Résolution fixe également une série d’objectifs quantitatifs précis.

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, il est nécessaire de bien comprendre l’ensemble du contenu de la Résolution afin d’agir de manière plus résolue, plus rapide et plus concrète dans notre approche des investissements étrangers.

Il s’agit notamment de :

- Adopter une démarche proactive pour approcher, sélectionner, orienter et utiliser efficacement les flux internationaux de capitaux afin de renforcer les capacités nationales.

- Évaluer l’efficacité de l’attraction des investissements à travers la productivité et la qualité des capitaux mobilisés, le niveau des technologies utilisées, le nombre d’emplois qualifiés créés, la formation d’ingénieurs et de cadres vietnamiens, l’intégration des entreprises nationales dans les chaînes d’approvisionnement, la création de valeur ajoutée ainsi que leur participation aux activités d’innovation au Vietnam.

– Nous ne devons plus attirer les investissements en fonction des seules limites administratives. Il nous faut désormais les structurer autour de pôles industriels, de chaînes de valeur, d’écosystèmes industriels, de l’innovation et d’espaces de coopération interrégionale. 

– Nous ne devons pas chercher à gagner en compétitivité en abaissant les normes ou en sacrifiant l’environnement, les ressources naturelles, la protection sociale et la sécurité économique au profit d’une croissance à court terme.

Notre compétitivité doit reposer sur la qualité de nos institutions, des infrastructures modernes, une main-d’œuvre hautement qualifiée, des coûts de conformité réduits, des services publics performants ainsi qu’un environnement des affaires stable et prévisible.

– Il convient de souligner que la mise en œuvre de la Résolution n° 10-NQ/TW doit être étroitement articulée avec la Résolution du XIVᵉ Congrès national du Parti ainsi qu’avec les résolutions stratégiques du Bureau politique, en particulier la Résolution n° 68-NQ/TW sur le développement de l’économie privée et la Résolution n° 79-NQ/TW relative au développement de l’économie publique.

Dans le contexte actuel, l’objectif de l’attraction des investissements étrangers est de transformer ces ressources en véritables capacités productives au service de l’économie du Vietnam.

Pour y parvenir, les entreprises privées nationales doivent pouvoir participer aux projets, acquérir de nouvelles compétences et gravir progressivement les échelons des chaînes de valeur.

De son côté, le secteur public doit investir et jouer un rôle moteur dans les domaines fondamentaux et stratégiques, en mettant en place les infrastructures et les conditions nécessaires au développement des autres secteurs.

Ces trois composantes de l’économie ne doivent pas évoluer séparément, mais agir de manière complémentaire dans le cadre d’une stratégie commune.

La politique de l’impôt minimum mondial (Global Minimum Tax – GMT) ne permet plus aux pays d’accorder de généreuses exonérations fiscales, notamment lorsqu’ils souhaitent attirer les grandes multinationales.

Plusieurs pays de l’ASEAN, tels que Singapour, l’Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande, obtiennent déjà des résultats remarquables en attirant des investissements dans les semi-conducteurs, les centres de données, l’intelligence artificielle, l’électronique, les énergies propres et les services financiers internationaux.

La politique de l’impôt minimum mondial (Global Minimum Tax – GMT) ne permet plus aux pays d’accorder de généreuses exonérations fiscales, notamment lorsqu’ils souhaitent attirer les grandes multinationales.

Plusieurs pays de l’ASEAN, tels que Singapour, l’Indonésie, la Malaisie et la Thaïlande, obtiennent déjà des résultats remarquables en attirant des investissements dans les semi-conducteurs, les centres de données, l’intelligence artificielle, l’électronique, les énergies propres et les services financiers internationaux.

Dans cet esprit, je demande à tous les échelons de l’administration, aux ministères, aux secteurs concernés et aux collectivités locales de s’approprier pleinement ces orientations et de mettre en œuvre avec efficacité les huit missions prioritaires.
Le secrétaire général du PCV et président de la République, To Lam

Premièrement, il est indispensable d’unifier les perceptions et de renouveler en profondeur notre approche des investissements étrangers.

Le secteur à capitaux étrangers constitue une composante essentielle de l’économie nationale.

Il doit coopérer, entrer en concurrence de manière saine et se développer en synergie avec le secteur public, le secteur privé et le secteur de l’économie coopérative.

Nous créons toutes les conditions favorables pour accueillir les investisseurs disposant de capacités réelles, de technologies avancées, d’un sens des responsabilités et d’un engagement à long terme, afin qu’ils puissent investir durablement et développer avec succès leurs activités au Vietnam.

 Parallèlement, il est impératif de procéder à une sélection rigoureuse et de ne pas accepter les projets reposant sur des technologies obsolètes, fortement énergivores, utilisant les terres de manière inefficace, présentant des risques de pollution, de manipulation des prix de transfert, d’évasion fiscale, de contournement des règles d’origine ou susceptibles de compromettre la défense nationale, la sécurité, les données ou les infrastructures stratégiques.

Deuxièmement, il convient de perfectionner le cadre institutionnel afin de le rendre stable, transparent, prévisible et conforme aux pratiques internationales.

Les ministères et les administrations concernées doivent réexaminer et harmoniser l’ensemble des dispositions relatives à l’investissement, aux activités économiques et au fonctionnement des marchés.

Il faut mettre un terme aux chevauchements réglementaires, aux contradictions, aux procédures administratives excessivement complexes ainsi qu’aux divergences d’interprétation entre les administrations centrales et les collectivités locales.

Les investisseurs ne doivent pas être contraints de multiplier les démarches, ni de consacrer un temps et des coûts excessifs à la mise en œuvre d’un projet légal.

Les autorités publiques doivent opérer une véritable transition, passant d’une logique de contrôle administratif à une logique de création des conditions du développement, de gouvernance moderne et de service aux entreprises.

Il ne s’agit pas seulement d’accélérer le traitement des procédures administratives, mais aussi de permettre aux investisseurs d’anticiper les évolutions des politiques publiques, de mieux percevoir les perspectives de développement et d’investir en toute confiance sur le long terme.

Troisièmement, il faut abandonner la logique des incitations accordées en amont au profit d’un mécanisme de soutien fondé sur les résultats obtenus et le respect effectif des engagements pris.

Les projets intégrant des technologies de pointe, investissant dans la recherche et le développement, contribuant aux transitions écologique et numérique, à la formation de la main-d’œuvre vietnamienne, au recours aux fournisseurs nationaux, au transfert de technologies, à l’utilisation économe des terres et de l’énergie ainsi qu’à la réduction des émissions doivent bénéficier d’un soutien proportionné à leurs contributions.

À l’inverse, les projets dont la mise en œuvre accuse des retards, qui gaspillent les ressources foncières, provoquent des pollutions, pratiquent des prix de transfert, enfreignent la législation ou ne respectent pas leurs engagements doivent faire l’objet de sanctions rigoureuses.

Selon la gravité des manquements, les avantages accordés pourront être retirés et, si nécessaire, les droits fonciers récupérés ou le projet définitivement interrompu.

Quatrièmement, il est indispensable de développer vigoureusement l’écosystème industriel national et de renforcer les liens concrets entre les entreprises à capitaux étrangers et les entreprises vietnamiennes.

Il s’agit de la mission centrale de cette résolution. Les ministères, les administrations et les collectivités locales ne doivent pas se limiter à attirer les grands groupes étrangers ; ils doivent parallèlement renforcer les capacités des entreprises vietnamiennes afin qu’elles puissent devenir leurs fournisseurs.

 Il est nécessaire de mettre en place une base de données des fournisseurs, de renforcer les liens entre les entreprises à capitaux étrangers et les entreprises nationales, et d’aider ces dernières à améliorer leur gouvernance, à satisfaire aux normes techniques, à consolider leurs capacités financières, à assurer la traçabilité de leurs produits, à protéger leur propriété intellectuelle et à accélérer leur transformation numérique. Les entreprises à capitaux étrangers sont également appelées à rendre publics leurs besoins d’approvisionnement, leurs exigences techniques, leur feuille de route de localisation de la production ainsi que les opportunités de coopération.

Les grandes entreprises investissant au Vietnam doivent collaborer au développement des industries de soutien, à la formation des fournisseurs, au partage des normes, au transfert de connaissances et à la création des conditions permettant aux entreprises locales de s'intégrer davantage à la chaîne de valeur.

Cinquièmement, le développement de ressources humaines hautement qualifiées est une condition essentielle.

Sans une main-d'œuvre qualifiée d'ingénieurs, d'experts, de techniciens et de gestionnaires, il est impossible d'attirer et de retenir des projets de haute technologie, ni de passer de la transformation et de l'assemblage à la conception, à la recherche et à la production de produits et services à forte valeur ajoutée.

 Les localités dotées de parcs industriels, de zones économiques et de zones de haute technologie doivent collaborer activement avec les établissements d'enseignement, les instituts de recherche et les entreprises afin de former le personnel en fonction des besoins de l'industrie, des pôles de compétitivité et des projets stratégiques.

Il est impératif de créer les conditions permettant aux Vietnamiens d'accéder progressivement à des postes techniques, de gestion, de recherche, de conception et d'exploitation de la chaîne d'approvisionnement au sein des entreprises à capitaux étrangers.

Sixièmement, il convient d'investir davantage dans les infrastructures stratégiques et celles au service de la nouvelle économie.

 Pour attirer des projets d'envergure, des installations de haute technologie, des centres de données, des centres de recherche, des centres financiers, des zones franches ou des usines modernes, il est indispensable de disposer d'une alimentation électrique stable, d'énergies propres, de ports maritimes, d'aéroports, d'autoroutes, de voies ferrées, d'infrastructures numériques, de parcs éco-industriels et d'un cadre de vie de qualité pour les experts et les travailleurs.

Les infrastructures doivent être considérées comme le fondement de la compétitivité nationale.

Les territoires ne peuvent plus se permettre de développer des zones industrielles fragmentées et dispersées, dépourvues de connectivité, de logements pour les travailleurs, de services sociaux, de formation professionnelle et de liens avec les entreprises locales.

Septièmement, il est indispensable de réformer en profondeur les efforts de promotion des investissements.

Au lieu d'une approche désordonnée, il est nécessaire d'organiser des rencontres ciblées et de préparer minutieusement les échanges avec les entreprises individuelles ou les groupes d'entreprises, les fonds d'investissement et les partenaires stratégiques.

(Il faut identifier clairement les partenaires à inviter, les industries à attirer, l'emplacement du projet et les conditions nécessaires en matière de foncier, d'électricité, d'infrastructures, de ressources humaines, de politiques et de fournisseurs).

Nous devons accompagner les investisseurs depuis la phase de recherche initiale jusqu'à la mise en œuvre, l'exploitation et l'expansion du projet.

Nous devons assurer un suivi après l'octroi des licences, lever les obstacles rencontrés par les projets en cours, créer un environnement favorable et encourager les investisseurs à développer leurs investissements et à réinvestir leurs bénéfices plutôt que de les rapatrier.

 Il est nécessaire de restructurer et de renforcer les capacités des agences de promotion des investissements, tant au niveau central que local.

Septièmement, il est nécessaire de développer un marché des capitaux moderne afin d'attirer des flux d'investissements indirects stables, responsables et à long terme.

La Résolution n° 10-NQ/TW ne se limite pas à la question des investissements directs étrangers (IDE).

Elle fixe également pour objectifs le développement du marché des capitaux, le reclassement du marché boursier vietnamien, le renforcement des fonds d’investissement, ainsi que la création de centres financiers internationaux et de zones franches.

Le Vietnam ne doit pas seulement être une destination d’implantation d’usines, mais aussi devenir un pôle régional de mobilisation et d’allocation des capitaux, ainsi qu’un fournisseur de services financiers, technologiques et d’innovation.

Cette évolution doit s’accompagner d’un renforcement de la sécurité financière, de la stabilité du système, de la transparence de l’information, de la protection des investisseurs et d’un contrôle rigoureux des risques liés aux flux de capitaux, au blanchiment d’argent, à la spéculation et aux manipulations de marché.

Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

La Résolution n° 10-NQ/TW ne produira des résultats concrets que si elle est mise en œuvre avec détermination et efficacité, les résultats obtenus constituant le principal critère d’évaluation.

Chaque ministère et chaque secteur doit élaborer un plan d’action précis, définissant clairement les missions, les échéances et les responsabilités.

Chaque collectivité locale doit, pour sa part, élaborer une stratégie d’attraction des investissements adaptée à sa planification, à ses atouts, à ses conditions de développement et à son potentiel de coopération régionale.

Il ne saurait être question que toutes les localités recherchent les mêmes types de projets, chacune souhaitant développer un port maritime, un aéroport, un centre de données ou une zone de haute technologie, sans tenir compte de la planification, des ressources disponibles, des infrastructures ou des avantages comparatifs.

Une planification d’ensemble s’impose, fondée sur une répartition claire des compétences et des responsabilités, assortie d’une coordination efficace.

L’État central doit définir les orientations stratégiques, perfectionner le cadre institutionnel, assurer la coordination interrégionale, sélectionner les projets d’envergure et en suivre la mise en œuvre.

Les autorités locales doivent faire preuve d’initiative et d’innovation, sans pour autant entrer en concurrence en remettant en cause la planification, en abaissant les normes ou en sacrifiant les intérêts à long terme.

Il est également nécessaire d’établir un ensemble de critères permettant d’évaluer l’efficacité du secteur des entreprises à capitaux étrangers, par branche d’activité et par territoire.

Une attention particulière doit être accordée aux statistiques relatives au niveau technologique des projets d’investissement, à leur valeur ajoutée, à leurs liens avec les entreprises nationales, à l’utilisation des terres, à leur contribution budgétaire, à la formation des ressources humaines ainsi qu’à leur impact environnemental. L’évaluation des responsables, des administrations et des collectivités territoriales en matière d’attraction des investissements devra également s’appuyer sur ces critères.

Mesdames et Messieurs les investisseurs étrangers au Vietnam,

Je vous remercie d’avoir choisi le Vietnam comme votre seconde patrie, d’y vivre, d’y travailler et d’y investir.

Je tiens à saluer l’accueil très favorable que vous avez réservé à notre Résolution n° 10-NQ/TW, bien qu’elle n’ait été adoptée que le 8 juin 2026, il y a seulement vingt-deux jours, et qu’elle soit officiellement mise en œuvre aujourd’hui.

En écoutant vos interventions — ainsi que celles de nombreux autres investisseurs qui n’ont pas eu l’occasion de prendre la parole —, j’ai la conviction que cette résolution répond à vos attentes et apporte des solutions concrètes à plusieurs des préoccupations exprimées par les investisseurs étrangers présents au Vietnam. 

Je tiens à vous remercier pour ces propositions de mise en œuvre particulièrement concrètes.

J'invite le gouvernement, le ministère des Finances, le ministère de l'Industrie et du Commerce, le ministère de l'Agriculture et de l'Environnement, le ministère des Sciences et des Technologies, ainsi que les autorités locales, à élaborer des programmes d'action concertés afin d'étudier et de donner suite aux suggestions et requêtes des investisseurs étrangers.

Nous saluons chaleureusement la poursuite de vos investissements au Vietnam, dans un esprit de coopération, de développement mutuel et de partage harmonieux des bénéfices.

Nous nous engageons à garantir un environnement des plus favorables pour que les investisseurs étrangers puissent exercer leurs activités, travailler et vivre en toute sécurité et avec succès au Vietnam.

Chers camarades,
Chers amis,

Nous amorçons une nouvelle phase de développement avec un état d'esprit totalement renouvelé.

Le Vietnam ne cherche plus à attirer les investissements à tout prix.

Désormais, notre pays se dote d'une vision stratégique, opère des choix sélectifs, renforce sa capacité de filtrage et s'engage aux côtés des investisseurs pour créer, ensemble, de nouvelles valeurs.

Nous accueillons les investisseurs étrangers désireux de s'implanter durablement au Vietnam, dans le respect de la législation, des intérêts légitimes des travailleurs, de la communauté et de la nation.

Nous les encourageons à partager leurs technologies, à former les ressources humaines, à stimuler le tissu entrepreneurial local et à hisser le Vietnam vers des échelons supérieurs de la chaîne de valeur mondiale.

L'esprit de la Résolution no 10-NQ/TW est on ne peut plus clair : l'attrait des investissements directs étrangers ne vise pas à substituer nos forces internes, mais bien à les consolider et à accroître notre autonomie ; il ne s'agit pas seulement de viser une croissance rapide, mais de tendre vers un développement durable, inclusif et de haute qualité.

J'exhorte l'ensemble du système politique, la communauté des affaires, ainsi que les investisseurs vietnamiens et étrangers, à faire preuve du plus haut sens des responsabilités, d'innovation et de créativité.

Il s'agit de mettre résolument en œuvre cette résolution afin de traduire ces orientations judicieuses en projets concrets, en entreprises performantes, en nouvelles chaînes de valeur, en emplois de qualité et en nouvelles capacités de développement pour le pays.

C’est là la manière la plus concrète de continuer à écrire un nouveau chapitre de l’œuvre du Renouveau (Doi moi), de l'intégration et du développement, permettant au Vietnam de progresser rapidement et sereinement sur la voie qui en fera un pays développé à haut revenu d’ici 2045.

 Je vous remercie !

Publication : le 30 juin 2026
Photos : Duy Linh
Dessin : Xuan Bach & Anh Minh