Discours du Secrétaire général du PCV et Président To Lam à la Conférence sur l'étude, l’assimilation et la mise en œuvre des Résolutions et Directives du Bureau politique
Le 3 septembre, le Bureau politique et le Secrétariat du Comité central (CC) du Parti communiste du Vietnam (PCV) ont organisé une Conférence nationale consacrée à l’étude, à l’assimilation et à la mise en œuvre de plusieurs résolutions et directives du Bureau politique.
Le Secrétaire général et Président de la République, To Lam, y a assisté et a prononcé un discours d’orientation. Le journal Nhân Dân (le Peuple) a l’honneur de vous présenter l'intégralité de cette allocution.
Chers dirigeants et anciens dirigeants du Parti, de l'État et du Front de la Patrie du Vietnam,
Chers responsables des commissions, ministères et organismes centraux, ainsi que des comités provinciaux, municipaux et des comités relevant du Comité central,
Chers cadres, membres du Parti et compatriotes de tout le pays,
Aujourd'hui, le Bureau politique et le Secrétariat organisent cette Conférence nationale afin d'étudier, d'assimiler et de mettre en œuvre cinq résolutions et une directive du Bureau politique.
À travers les différentes interventions thématiques, les contenus fondamentaux, les avancées majeures ainsi que les exigences d'exécution ont été clairement exposés.
Je salue vivement la préparation rigoureuse des organes organisateurs ainsi que le sens des responsabilités dont ont fait preuve l'ensemble des participants.
Nous engageons la mise en œuvre de la résolution du XIVᵉ Congrès du Parti dans un contexte national marqué par de vastes opportunités, de grandes aspirations, mais aussi des exigences particulièrement élevées.
À l'échelle internationale et régionale, les mutations rapides, la transition numérique et le changement climatique sont en train de redéfinir les modes de développement et de gouvernance.
Cette réalité nous impose un renouvellement profond de la pensée dirigeante, des méthodes d'organisation et des capacités d'action ; nous ne pouvons plus fonctionner selon les schémas anciens, marqués par la lenteur décisionnelle et l'inertie dans l'exécution.
Ces cinq Résolutions et cette Directive forment un ensemble cohérent d'orientations et d'actions.
Le travail idéologique, l'étude et le suivi de l'exemple du Président Hô Chi Minh, ainsi que la formation des cadres, constituent le socle politique, spirituel, moral et la capacité de combat de notre Parti.
Par ailleurs, le développement régional, le tourisme et le travail à l'égard des Vietnamiens de l'étranger permettent d'élargir notre espace de développement, de libérer les potentiels et de connecter les ressources.
Toutes ces démarches convergent vers un objectif unique : renforcer la capacité de direction et de gouvernance du Parti, assurer un développement rapide et durable du pays, et améliorer le niveau de vie de notre population.
La conférence d’aujourd’hui ne se limite pas à une simple séance d’information et d’appropriation des résolutions : elle ouvre une phase décisive, celle de leur mise en œuvre.
Il ne faut pas considérer l’étude des résolutions comme une formalité consistant à écouter leur présentation puis à adopter un plan d’action pour considérer la tâche comme accomplie.
La valeur des documents doit se mesurer à leur capacité à résoudre les problèmes concrets et à produire des changements perceptibles par la population.
À tous les échelons du Parti, dans chaque organisme et chaque collectivité, chaque membre du Parti doit savoir précisément quelle tâche accomplir, qui en est responsable, quelle est l’autorité compétente, quelles ressources sont mobilisées, quel est le délai, quel résultat est attendu et quelle responsabilité lui incombe.
Il faut transformer la prise de conscience en action et la détermination en résultats concrets.
Dans cet esprit, je demande à l’ensemble du Parti et à tout le système politique de mettre en œuvre cinq exigences essentielles.
Premièrement, parvenir à une compréhension commune, saisir les nouveaux éléments ainsi que les relations organiques entre les six documents ; assimiler correctement chacun d’eux, assurer leur articulation et organiser leur mise en œuvre de manière coordonnée afin de créer une force globale et unifiée.
L’appropriation des documents doit permettre de clarifier les problèmes à résoudre, les changements d'état d'esprit à opérer et les exigences en matière d’action.
Le travail idéologique doit orienter la perception de la société.
L’étude et la mise en pratique de l’exemple du Président Hô Chi Minh doivent devenir une pratique régulière, en accordant une importance particulière à sa méthode, selon le principe : « Penser à l’Oncle Hô rend notre cœur plus pur ».
Les cadres doivent être encouragés à oser agir dans l’intérêt général, tout en étant soumis à des mécanismes de contrôle de l’exercice du pouvoir.
Le développement régional, le tourisme et le travail en faveur des Vietnamiens résidant à l’étranger doivent être menés conjointement afin de libérer et de connecter les ressources.
Dès la fin de la conférence, les comités du Parti, les organismes et les collectivités à tous les niveaux doivent réexaminer les programmes de mise en œuvre de la Résolution du XIVe Congrès national du Parti, des résolutions stratégiques ainsi que des six documents présentés aujourd’hui.
Il faut intégrer les missions et les objectifs en fonction des territoires concernés, éliminer les chevauchements et coordonner les ressources partagées.
Pour les mesures nécessitant une institutionnalisation, l’organisme responsable, le calendrier et les résultats attendus doivent être clairement définis.
Pour les questions nouvelles et complexes, les principes, les compétences et le champ des expérimentations doivent être clairement établis.
Les intérêts nationaux et les intérêts légitimes du peuple constituent le critère suprême.
L’intégration ne signifie pas la fusion ; la coordination ne signifie pas l’uniformisation.
Chaque document possède ses propres objectifs, missions et instruments.
Toutefois, les domaines qui se recoupent doivent être intégrés au plan commun, faire l’objet d’une coordination des ressources, d’une interconnexion des données et d’un dispositif unifié de contrôle et de supervision.
La réussite d'une tâche peut contribuer simultanément à la mise en œuvre de plusieurs documents, créant ainsi une synergie, évitant les chevauchements et prévenant la dispersion des ressources.
Chaque tâche doit avoir des objectifs clairs, un responsable unique, une autorité compétente, des ressources adéquates, des échéances, des livrables et des données vérifiables.
Il convient de passer d'une gestion axée sur la progression à une gestion axée sur les résultats, et de ne pas prendre le nombre de documents et de conférences pour les progrès réels.
Les intérêts nationaux, ainsi que les intérêts légitimes du peuple, constituent les critères les plus exigeants.
Deuxièmement, il est essentiel de perfectionner simultanément les institutions, de définir les responsabilités, de garantir les ressources et de gérer les risques.
Il ne s'agit pas d'assigner des tâches d'abord et de rechercher ensuite les conditions de leur mise en œuvre.
Les institutions doivent anticiper les besoins, en maintenant une discipline et un ordre rigoureux tout en ouvrant la voie au développement.
Le Comité du Parti de l'Assemblée nationale, le Comité du Parti du gouvernement et les organismes compétents doivent modifier les réglementations redondantes et combler les lacunes juridiques qui entravent l'innovation, les liens régionaux, le développement du tourisme, l'attraction des talents et l'utilisation des ressources.
Toute question mûrement réfléchie, éclairée et éprouvée dans la pratique doit être institutionnalisée rapidement.
Tout abus de pouvoir doit être signalé, accompagné de solutions proposées, et non se limiter à un simple constat des difficultés.
Les institutions doivent garder une longueur d'avance, en maintenant une discipline et un ordre rigoureux, tout en ouvrant la voie au développement.
La décentralisation et la délégation de compétence pouvoir doivent s'accompagner de ressources humaines, financières, de données, technologiques et d'un contrôle du pouvoir, selon des mécanismes de délégation, de suivi de la mise en œuvre, de gestion des risques et d'évaluation des résultats.
La compétence ne doit pas être déléguée sans les conditions nécessaires à sa mise en œuvre ; la décentralisation ne doit pas rester lettre morte et exiger une approbation systématique.
Le gouvernement central doit se concentrer sur la stratégie, les institutions, les plateformes partagées et les ressources conséquentes ; les autorités provinciales doivent garantir les conditions nécessaires et les autorités communales doivent disposer des capacités suffisantes pour servir la population.
Les données doivent être exactes, complètes, fiables et à jour.
Les tâches nouvelles, complexes et inédites doivent être expérimentées dans des conditions contrôlées, avec des objectifs, un périmètre, un calendrier, des ressources, des limites de risque, un suivi et une obligation de rendre des comptes clairement définis, selon un cycle d'expérimentation, d'évaluation, d'amélioration, de déploiement à plus grande échelle et de légalisation.
Dans le processus de décentralisation, d'expérimentation et d'innovation, nous devons protéger les responsables qui osent penser et agir pour le bien commun ; mais cette protection ne signifie pas une exonération de responsabilité.
Le pouvoir de contrôle vise à garantir que l'innovation soit sur la bonne voie, et non à étouffer la créativité.
Le mécanisme de protection doit couvrir toutes les étapes : consultation, évaluation, prise de décision et mise en œuvre ; il doit veiller à ce que les bonnes personnes occupent les postes appropriés et sanctionner sévèrement celles et ceux qui agissent par intérêt personnel, qui se dérobent à leurs responsabilités, qui retardent intentionnellement l'innovation ou qui l'entravent dans l'exercice de leurs fonctions.
Le temps est une ressource irremplaçable pour le développement.
Les retards dans l'institutionnalisation, la prise de décision et la suppression des obstacles augmentent les coûts et entraînent des occasions manquées.
Ce qui est clair doit être fait immédiatement ; les obstacles doivent être traités au plus tôt.
Troisièmement, nous devons instaurer des changements substantiels dans le travail du personnel, en encourageant un esprit pionnier, une responsabilité exemplaire et une culture de la mise en œuvre ; considérant cela comme le facteur déterminant pour concrétiser les résolutions et les directives.
Les responsables sont le facteur déterminant. Même avec des résolutions adéquates et des ressources suffisantes, si les responsables hésitent ou se dérobent, le travail restera au point mort.
Il est impératif de sélectionner les personnes en fonction des tâches, de leur confier des missions stimulantes et d'utiliser les résultats pour les évaluer, les mettre à profit et les sélectionner.
Chaque année, chaque comité du Parti, agence et localité doit identifier les tâches difficiles et les points de blocage, et y affecter des personnes dotées du courage, des compétences, de l'autorité et des ressources nécessaires.
Ceux qui osent penser et agir, qui produisent des résultats concrets, doivent être reconnus, protégés et valorisés ; ceux qui se dérobent à leurs responsabilités, négligent leurs devoirs ou travaillent sans conviction doivent être écartés et remplacés.
Les cadres sont un facteur déterminant. Même avec des résolutions adéquates et des ressources suffisantes, si les cadres sont peu motivés et se dérobent, le travail restera au point mort. Il est impératif de sélectionner les personnes en fonction des tâches, de leur confier des missions stimulantes et d'utiliser les résultats pour les évaluer, les mettre à profit et les sélectionner.
L'évaluation des cadres doit être démocratique, équitable, objective et multidimensionnelle.
L'évaluation doit être liée au poste occupé, aux résultats obtenus, aux progrès réalisés, à l'efficacité, à la capacité à surmonter les obstacles, au prestige et à la confiance des employés.
Elle ne doit pas se résumer à un bon dossier, à des procédures sécurisées ou au nombre d'initiatives.
Il ne faut pas assimiler les risques objectifs et les erreurs volontaires commises dans le cadre du travail, conformément aux politiques en vigueur, à des violations qui freinent l'innovation.
Donner l’exemple constitue une méthode de direction. Les responsables doivent montrer la voie par leurs actes, leurs décisions et leurs résultats.
Ils ne peuvent demander à leurs subordonnés d’innover s’ils craignent eux-mêmes d’assumer leurs responsabilités, ni exiger des cadres qu’ils restent proches de la population alors qu’ils ne connaissent la situation qu’à travers des rapports.
Ils doivent diriger personnellement les dossiers majeurs et complexes, se rendre sur le terrain, dialoguer avec les cadres, les citoyens et les entreprises, déterminer si les blocages sont d’ordre institutionnel ou humain, prendre les décisions relevant de leur compétence et en assumer pleinement la responsabilité.
Chaque cadre et membre du Parti, à commencer par les dirigeants, doit procéder à son propre examen critique et corriger ses insuffisances.
L’exemplarité doit se mesurer aux résultats et à l’efficacité du travail accompli.
Suivre l’exemple du Président Hô Chi Minh signifie faire preuve de courage face aux difficultés, cultiver l’assiduité, l’économie, l’intégrité et la droiture, se mettre au service du peuple et accorder les actes aux paroles.
La principale nouveauté de la directive n° 07-CT/TW réside dans le passage résolu à une pratique régulière, accordant une place centrale à la méthode de Hô Chi Minh : maîtriser la situation et étudier attentivement les réalités avant de décider ; bien choisir les priorités ; travailler de manière démocratique et scientifique ; s’appuyer sur la population, l’écouter et se soumettre à son contrôle.
Cette méthode doit devenir une compétence quotidienne du service public et s’ancrer dans la culture de direction, la culture administrative et le comportement de chaque cadre et membre du Parti.
Quatrièmement, il convient de réorganiser les espaces et les ressources de développement en fonction de l’intérêt général du pays, tout en associant le développement régional et touristique à la mobilisation des ressources de la communauté vietnamienne à l’étranger.
Le développement régional est une méthode d’organisation de la croissance nationale, et non la simple addition de plans locaux.
Il faut passer d’une logique fondée sur les frontières administratives à des espaces de développement multiniveaux et multipolaires, structurés selon les fonctions, les avantages comparatifs et les chaînes de valeur.
Cette démarche doit relier le territoire continental, les espaces maritime et aérien, le sous-sol, l’espace numérique ainsi que les nouveaux espaces de développement.
Chaque collectivité doit définir clairement son rôle dans la région, les atouts sur lesquels concentrer ses efforts, les domaines nécessitant une coopération et les infrastructures susceptibles de produire un effet d’entraînement.
Il convient d’éviter que toutes les localités reproduisent la même structure économique et cherchent indistinctement à se doter d’un port maritime, d’un aéroport, d’une zone de haute technologie ou d’un centre financier, sans tenir compte de leurs avantages réels ni de l’efficacité attendue. La planification doit devenir un véritable outil d’organisation du développement.
Pour les projets interrégionaux, il est impératif de mettre fin à la situation où chaque localité ne défend que ses propres intérêts.
Il est indispensable de privilégier la concertation, la prise de décision, la contribution conjointe des ressources, la responsabilité partagée et le partage des bénéfices.
Les investissements publics doivent se concentrer sur les infrastructures fondamentales, interrégionales et numériques, ainsi que sur les sciences, les technologies, l'énergie et la logistique, sans être dispersés.
Le développement régional doit intégrer l'économie à la culture, la société, le bien-être, l'environnement, l'adaptation au changement climatique, la défense nationale et la sécurité, renforçant ainsi l'autonomie et la résilience de chaque région et de l'ensemble de l'économie.
Le développement touristique doit s'inscrire dans la stratégie nationale de développement et l'espace économique régional, devenant un nouveau moteur de croissance et contribuant au rayonnement du tourisme.
Il doit être organisé comme un écosystème économique global, interdisciplinaire et interrégional.
Un changement radical s'impose, passant de la quantité à la qualité, à la valeur ajoutée et à la compétitivité.
Il est nécessaire de s'appuyer sur la culture, l'identité et les expériences comme atouts, et de faire des sciences, des technologies, de l'innovation, de la transformation numérique et de la transition écologique des leviers de croissance.
Il convient de lever les obstacles liés aux institutions, aux visas, aux infrastructures, à la gouvernance des destinations, aux ressources humaines, aux données et à la promotion, en ciblant les touristes à fort pouvoir d'achat et à long séjour.
Les liens régionaux doivent créer des produits uniques, des marques communes et de véritables chaînes de valeur.
Les entreprises sont le moteur de ce développement, et les citoyens en sont les principaux acteurs ; le patrimoine, l’identité et l’environnement ne doivent pas être sacrifiés au profit d’une croissance à court terme.
La communauté de plus de 6,5 millions de Vietnamiens vivant, travaillant et étudiant dans plus de 130 pays et territoires est une composante indissociable de la nation, une ressource stratégique et un pont vers le monde.
Il est impératif de passer d’une mobilisation et d’une prise en charge ponctuelles à un véritable partenariat, à la création de mécanismes et à la mise en commun des ressources, et non à de simples appels à la mobilisation.
Chaque région dynamique, chaque pôle d’innovation et chaque secteur technologique stratégique doit identifier ses besoins en experts, technologies, capitaux, réseaux et marchés ; les ministères, les secteurs, les collectivités locales, les instituts de recherche et les entreprises doivent proposer des projets avec la participation de la population.
La communauté de plus de 6,5 millions de Vietnamiens vivant, travaillant et étudiant dans plus de 130 pays et territoires constitue une partie indissociable de la nation, une ressource stratégique et un trait d’union avec le monde.
Il faut perfectionner les politiques publiques et simplifier les procédures ; mettre en place une base de données et un réseau mondial des Vietnamiens ; accompagner les compatriotes afin de leur garantir une situation juridique stable, de protéger leurs droits et intérêts légitimes et de renforcer l’efficacité de la protection consulaire ; préserver la langue vietnamienne, l’identité culturelle et les liens avec les origines ; être à l’écoute des contributions constructives, y compris des points de vue divergents dès lors qu’ils ne portent pas atteinte aux intérêts de la nation ; enfin, lever les préjugés, laisser le passé derrière soi et se tourner vers l’avenir.
Il convient de valoriser le rôle de nos compatriotes en tant qu’« ambassadeurs culturels » et « ambassadeurs de l’amitié », ainsi que leur rôle d’acteurs de l’information extérieure, afin de contribuer au renforcement du soft power du pays et à la défense de la Patrie en anticipant les menaces et en agissant à distance.
La mobilisation des ressources doit reposer sur un cadre institutionnel transparent, une attitude d’écoute et d’ouverture, ainsi que sur des résultats concrets.
Cinquièmement, il convient de renouveler en profondeur le travail idéologique et la communication sur les politiques publiques ; de renforcer la discipline dans leur mise en œuvre ; et de fonder l’évaluation sur les données, les réalisations concrètes, les évolutions effectivement observées sur le terrain et le degré de satisfaction de la population.
Le travail idéologique dans le nouveau contexte doit pleinement s’approprier et mettre effectivement en œuvre la devise : « Proactif – Perspicace – Persuasif – Efficace » ; rester ferme dans ses principes tout en assurant une application et un développement créatifs du marxisme-léninisme, de la pensée de Hô Chi Minh et de la théorie relative à la ligne du Renouveau ; conjuguer étroitement « construction » et « lutte », en prenant la « construction » comme fondement, la « lutte » comme tâche permanente et la persuasion comme le mode d’action privilégié.
Le travail idéologique doit ouvrir la voie, accompagner la mise en œuvre et tirer les enseignements de la pratique et consolider la confiance ; défendre les fondements idéologiques du Parti ; prévenir activement et faire reculer, dès leur apparition, au niveau local, les phénomènes de dégradation de la pensée politique, de la morale et du mode de vie, ainsi que l’« auto-évolution » et l’« auto-transformation ».
Le travail idéologique relève de l’ensemble du Parti et du système politique ; les organes dirigeants du Parti à tous les niveaux et leurs responsables doivent en assurer directement la direction, l’orientation et la responsabilité, sans en déléguer entièrement la charge aux services spécialisés.
La communication sur les politiques publiques doit être rapide, exacte et accessible ; elle doit accorder une place accrue à l’explication, au dialogue et à l’écoute, afin de favoriser le consensus sur la base des faits, de l’argumentation et des résultats obtenus dans la pratique.
Il faut considérer l’espace numérique comme un terrain stratégique du travail idéologique et comme un canal privilégié d’écoute de la population.
Il convient de distinguer les préoccupations, les critiques constructives et les informations incomplètes des fausses informations, des contenus déformateurs et des opérations de manipulation organisées ; ne pas jeter l’anathème sur les opinions divergentes et ne pas laisser les informations falsifiées, nuisibles ou contraires aux normes guider l’opinion publique.
Chaque grande question doit disposer d’un interlocuteur clairement identifié, chargé de fournir les informations nécessaires et d’intervenir en amont.
Il convient d’accorder une attention particulière à l’accompagnement des jeunes générations afin qu’elles puissent vérifier les informations, et se protéger elles-mêmes contre les informations erronées ainsi que contre les manipulations psychologiques et émotionnelles.
Il ne faut pas laisser les frustrations liées à la réalité et les lacunes informationnelles éroder la confiance.
Il faut utiliser les données, les technologies numériques et l’intelligence artificielle pour prévoir et donner l’alerte, sans pour autant techniciser le travail idéologique.
Les informations produites avec l’appui des technologies doivent être vérifiées et placées sous la responsabilité d’une personne identifiée ; la technologie ne saurait se substituer à la fermeté politique ni à la capacité de dialogue.
La plus grande force de persuasion réside toujours dans des politiques justes, dans l’exemplarité des cadres et dans la résolution des problèmes légitimes de la population.
Le contrôle et la supervision doivent être menés dès le début, à la fois pour faire respecter la discipline, donner l’alerte en amont et lever les difficultés. Ils doivent se concentrer sur les missions prioritaires, les ressources majeures et les questions qui préoccupent la population.
Il faut déterminer clairement dans quelle mesure les orientations ont été institutionnalisées, quels blocages ont été levés et quels bénéfices en ont été tirés par les citoyens et les entreprises ; il ne faut pas attendre que les conséquences surviennent pour procéder au contrôle et prendre des mesures.
Les résultats doivent être pris en compte dans l’évaluation des organisations du Parti, des cadres et des responsables à leur tête ; les bonnes pratiques doivent être généralisées et les situations d’inertie doivent être traitées.
Il ne faut pas substituer les réunions, les documents et les rapports aux résultats ; le travail idéologique ne doit pas être évalué au nombre d’informations et d’articles publiés, mais à sa capacité à détecter rapidement les problèmes, à les expliquer correctement, à y apporter une réponse rapide et à renforcer la confiance.
Une mission ne peut être considérée comme accomplie que lorsqu’elle produit des résultats concrets, des données vérifiables et une efficacité réelle.
Le peuple doit participer, bénéficier des résultats et être l’ultime évaluateur.
Le peuple doit participer, bénéficier des résultats et être l’ultime évaluateur.
Il convient de renforcer le rôle de supervision et de critique du Front de la Patrie du Vietnam, de la presse et de la population, et de considérer les retours du terrain comme un canal de vérification des politiques.
Lorsque des difficultés apparaissent à grande échelle, il faut examiner à la fois les responsabilités liées à leur mise en œuvre et les insuffisances des mécanismes ; il ne faut pas imputer toutes les limites au niveau local ni utiliser les politiques pour justifier les insuffisances.
La valeur des résolutions doit se refléter dans la vie quotidienne et dans la confiance de la population.
La mise en œuvre doit s’effectuer sous la direction unifiée du Parti, tout en permettant à chaque organisme d’exercer pleinement ses fonctions.
Le Bureau politique et le Secrétariat du Comité central du Parti assurent la direction, l’orientation et le contrôle ; le Comité du Parti de l’Assemblée nationale veille à l’institutionnalisation et au contrôle ; le Comité du Parti du gouvernement assure la mobilisation des ressources et l’organisation de la mise en œuvre ; le Front de la Patrie du Vietnam et les organisations sociopolitiques assurent la communication, la mobilisation, le contrôle et la supervision critique.
Les autorités locales concrétisent les orientations en fonction des réalités ; les responsables en chef assument pleinement leurs responsabilités jusqu’au bout ; il convient de garantir une articulation fluide entre direction, institutionnalisation, mise en œuvre et contrôle.
Chers camarades,
Les six documents visent tous à renforcer les capacités de direction et de gouvernance du Parti ainsi que sa combativité ; à constituer un corps de cadres exemplaires et pionniers, prêts à assumer leurs responsabilités ; à assurer une gouvernance fluide ; à réorganiser l’espace de développement ; à faire du tourisme un moteur de croissance et à mobiliser toutes les ressources de la nation.
Dès l’issue de la conférence, les comités du Parti, les organismes, les autorités locales et leurs responsables en chef doivent définir les tâches prioritaires ; confier chaque tâche à la personne compétente, en lui donnant les pouvoirs et les ressources nécessaires ; définir clairement les résultats attendus, les échéances et les responsabilités.
Toute question dont la solution est claire doit être traitée immédiatement ; toute question relevant de sa compétence doit faire l’objet d’une décision ; lorsqu’une question dépasse les compétences, il faut en rendre compte en proposant simultanément une solution.
De son vivant, le Président Hô Chi Minh enseignait : « Un pour le plan, dix pour les mesures, vingt pour la détermination. »
Les six documents définissent clairement les orientations et les objectifs ; ce qui sera déterminant, c’est leur mise en œuvre et la responsabilité des responsables en chef.
Chaque document doit se traduire en actions concrètes, avec une personne clairement responsable et des résultats permettant d’en vérifier l’efficacité ; en définitive, ils doivent contribuer à rendre le pays plus fort, à améliorer les conditions de vie du peuple et à consolider davantage la confiance.
Chaque document doit se traduire en actions concrètes, avec une personne clairement responsable et des résultats permettant d’en vérifier l’efficacité ; en définitive, ils doivent contribuer à rendre le pays plus fort, à améliorer les conditions de vie du Peuple et à consolider davantage la confiance.
Sous la direction unifiée du Parti, avec la mobilisation de l’ensemble du système politique, l’esprit pionnier des cadres et la créativité du peuple, je suis convaincu que les six documents seront assurément concrétisés dans la vie du pays, contribuant à la mise en œuvre avec succès de la Résolution du XIVe Congrès national du Parti et permettant au pays d’avancer résolument dans la nouvelle ère.
Je vous remercie sincèrement, chers camarades !
Publication : le 3 septembre 2026
Dessin : Ngoc Diep
Photos : Duy Linh & Tran Hai
