Discours du Secrétaire général du PCV et président de la République To Lam à l’ouverture du 4e Plénum du Comité central du PCV du XIVe mandat
Le quatrième Plénum du Comité central du Parti communiste du Vietnam (PCV) du XIVe mandat s’est solennellement ouvert le 5 octobre au matin à Hanoï.
Le journal Nhân Dân (Le Peuple) publie ci-dessous l’intégralité du discours prononcé par le Secrétaire général du PCV et président de la République To Lam à l’ouverture du Plénum.
Chers camarades, membres du Bureau politique, du Secrétariat et du Comité central du PCV,
Chers délégués au Plénum,
Aujourd’hui, le Comité central du PCV du XIVe mandat ouvre son 4e Plénum afin d’examiner des questions majeures relatives à l’édification du Parti, au système politique et au développement du pays.
Au nom du Bureau politique et du Secrétariat, je souhaite chaleureusement la bienvenue à tous les camarades présents au Plénum.
Le Plénum se tient dans un contexte où l’ensemble du Parti, de la population et des forces armées s’emploie à atteindre les objectifs de développement socio-économique fixés pour 2026, tout en préparant le plan pour 2027 et pour les années à venir.
Les fluctuations internationales, la concurrence technologique, les guerres commerciales ainsi que la nécessité de renouveler le modèle de développement national et d’atteindre un taux de croissance du PIB supérieur à 10 %, nous imposent de renforcer notre autonomie stratégique, notre résilience, notre capacité d’adaptation et notre volonté d’agir.
Pour saisir les opportunités, nous devons faire preuve d’une vision stratégique et d’initiative afin d’analyser la situation, de prendre les décisions appropriées et d’en assurer une mise en œuvre efficace.
L'unité et le soutien de la population revêtent une importance toute particulière.
Le XIVe Congrès national du PCV a défini la ligne politique, les objectifs ainsi que les grandes orientations stratégiques.
Le 2e Plénum du Comité central du PCV a pris d’importantes décisions concernant l’organisation, la gestion des cadres et les règles fondamentales du Parti pour le nouveau mandat.
Le 3e Plénum du Comité central du PCV a poursuivi la concrétisation de la Résolution du Congrès en adoptant de grandes orientations en matière d’édification du Parti, de modèle de développement et de stratégies de défense de la Patrie dans la nouvelle situation.
Le 4e Plénum doit à la fois créer les conditions nécessaires à la mise en œuvre efficace de ces décisions et poser les bases théoriques, organisationnelles et humaines du développement à long terme du pays.
L’objectif global est de renforcer les capacités de direction, le pouvoir de gouvernance et la force de combat du Parti, ainsi que de rassembler et de mobiliser la force du grand bloc d’unité nationale afin de concrétiser les objectifs de développement.
Les questions liées à l’organisation et à l’édification du Parti, à ses méthodes de direction et d’exercice du pouvoir, aux cadres, aux ressources ainsi qu’au développement socio-économique doivent être examinées dans leur étroite interdépendance : le Parti définit les bonnes orientations.
Le système politique et l’appareil administratif fonctionnent efficacement.
Le potentiel et les capacités de chacun sont pleinement valorisés. Le peuple bénéficie des acquis du développement.
Il faut articuler les tâches immédiates avec les objectifs fixés pour 2030 et 2045, ainsi qu’avec une vision à plus long terme.
Je voudrais proposer quatre axes prioritaires auxquels le 4e Plénum du Comité central du Parti doit s’attacher en priorité.
I. Renforcer la capacité du Parti à se renouveler, à se réorganiser et à orienter le développement national
La capacité de direction du Parti se nourrit de sa fidélité au marxisme-léninisme, à la pensée de Hô Chi Minh, à l’objectif d’indépendance nationale et au socialisme, ainsi que de sa capacité à tirer les enseignements de la pratique, à développer la théorie, à se renouveler et à se réorganiser.
Le bilan de 15 années de mise en œuvre des résolutions et conclusions sur l’édification et la réorganisation du Parti doit permettre de répondre clairement aux questions suivantes : dans quelle mesure les changements intervenus dans l’organisation et l’édification du Parti ont-ils amélioré la qualité de sa direction, sa capacité à résoudre les problèmes liés au développement et à renforcer la confiance du peuple ?
Dans quels domaines les organisations du Parti et les membres du Parti se sont-ils renforcés et ont-ils gagné en maturité ?
Quels sont les domaines qui doivent encore être corrigés ?
Le Comité central du Parti doit regarder en face les insuffisances persistantes : pourquoi certaines lacunes subsistent-elles alors qu’elles ont déjà été identifiées, mais tardent à être corrigées ?
Pourquoi certaines violations continuent-elles de se reproduire malgré les avertissements ?
Pourquoi certaines procédures sont-elles correctement suivies sans que les personnes adéquates soient choisies, sans permettre de résoudre les problèmes et avec une efficacité limitée ?
Les nouvelles résolutions doivent s’attaquer aux causes profondes, définir clairement les responsabilités, y compris celles des organes dirigeants et consultatifs au niveau central.
La nouvelle résolution doit associer étroitement l’édification du Parti à sa réorganisation et à l’éducation, ainsi que la prévention à un traitement rigoureux des violations.
Il faut mettre en place des mécanismes permettant aux organisations du Parti et à chaque membre du Parti d’identifier eux-mêmes leurs insuffisances et de les corriger.
Faire véritablement du Parti une organisation empreinte de « morale et de civilisation » doit se traduire par l’intégrité, l’impartialité, le respect de la vérité, la défense de ce qui est juste et le sens des responsabilités devant le peuple.
Les dirigeants du Parti et de l’État et les délégués observent la cérémonie de salut au drapeau lors de la séance d’ouverture de la quatrième session du Comité central du PCV du XIVe mandat. Photo : Dang Khoa.
Les dirigeants du Parti et de l’État et les délégués observent la cérémonie de salut au drapeau lors de la séance d’ouverture de la quatrième session du Comité central du PCV du XIVe mandat. Photo : Dang Khoa.
Il faut véritablement s’appuyer sur le Peuple pour édifier le Parti.
La confiance du Peuple doit être renforcée par l’écoute, la prise en compte des avis pertinents, la défense de ses intérêts légitimes et la correction des insuffisances des cadres et des membres du Parti.
Il convient de promouvoir le rôle du Front de la Patrie du Vietnam et des organisations sociopolitiques, et de garantir la participation du Peuple à l’élaboration des orientations, au suivi de leur mise en œuvre et au partage des fruits du développement.
Il s’agit là du fondement permettant de consolider la grande unité nationale et de mobiliser la force de la nation.
Les projets de bilan des 100 ans de direction de la révolution vietnamienne par le Parti, des 40 années de mise en œuvre du Programme politique, ainsi que les études visant à modifier et à compléter les Statuts du Parti doivent s’inscrire dans l’exigence de préparer les bases du développement à long terme du pays.
Le bilan doit permettre d’expliquer les succès, les limites, les insuffisances ainsi que les nouvelles questions liées à la voie de développement du pays et au rôle dirigeant du Parti.
La vision à l’horizon 2030-2130 doit déterminer les valeurs à préserver, les capacités à accumuler et les responsabilités envers les générations futures, sans transformer la vision à long terme en une prévision rigide.
L’étude en vue de modifier et de compléter les Statuts du Parti doit être étroitement liée aux bilans susmentionnés.
Il convient de préserver les principes fondamentaux, tout en clarifiant les nouvelles exigences en matière d’organisation, de compétences, de responsabilités et de contrôle du pouvoir.
Il faut distinguer les difficultés résultant des Statuts du Parti, des textes d’application ou de leur mise en œuvre ; déterminer clairement les contenus relevant des Statuts du Parti, ceux devant être réglementés par le Comité central et les questions nécessitant encore d’être vérifiées.
Seuls les amendements nécessaires et présentant une valeur durable doivent être proposés.
Il ne faut pas transposer mécaniquement le contenu des résolutions dans les Statuts du Parti.
La conférence donne son avis sur le projet de recherche, sans limiter à l’avance le contenu des amendements.
La modification des Statuts du Parti relève de la compétence du Congrès national du Parti.
II. Innover dans les méthodes de direction et de gouvernance afin d'améliorer l'efficacité du système politique
L’évolution du modèle organisationnel exige de revoir de manière cohérente les modes de direction et d’exercice du pouvoir.
Il ne suffit pas de réorganiser l’appareil tout en conservant des méthodes de travail qui ne sont plus adaptées.
Le renouvellement des modes de direction et d’exercice du pouvoir doit garantir une orientation commune, une répartition claire des responsabilités, ainsi que le plein exercice des compétences et de l’initiative de chaque comité du Parti, de chaque organisation du Parti, ainsi que de chaque organisme et unité.
Le bilan à mi-parcours de la mise en œuvre de la Résolution n° 28-NQ/TW doit préciser de quelle manière les modes de direction et d’exercice du pouvoir doivent être renouvelés afin d’améliorer la qualité des décisions, de rendre l’appareil plus proactif et de permettre de mieux régler les affaires.
Le mécanisme selon lequel le Parti dirige, l’État administre et le peuple exerce son rôle de maître doit fonctionner de manière effective.
Il faut remédier à la tendance à empiéter sur les responsabilités d’autrui ou à faire à sa place, au relâchement dans l’exercice de la direction, ainsi qu’au fait de solliciter à plusieurs reprises des avis sur des questions relevant déjà de l’autorité compétente.
Le Parti assure une direction globale à travers ses lignes directrices, ses orientations stratégiques, le travail idéologique, organisationnel et relatif aux cadres, les activités d’inspection et de supervision, ainsi que par l’exemplarité.
Il faut permettre aux organes de l’État, au Front de la Patrie du Vietnam et aux organisations sociopolitiques d’exercer pleinement leurs fonctions et leurs compétences.
Le niveau central décide des questions majeures, qui concernent plusieurs secteurs ou plusieurs régions et revêtent une portée à long terme. Les organismes auxquels les compétences correspondantes sont déléguées prennent l’initiative de concrétiser ces décisions et assument la responsabilité de leur mise en œuvre.
Le Secrétaire général du Parti et Président de la République, Tô Lâm, prononce le discours d’ouverture de la conférence. (Photo : DANG KHOA)
Le Secrétaire général du Parti et Président de la République, Tô Lâm, prononce le discours d’ouverture de la conférence. (Photo : DANG KHOA)
La qualité de la direction doit être renforcée à toutes les étapes, depuis l’identification des problèmes, l’anticipation des évolutions et le choix des options jusqu’à la prise de décision, au contrôle et aux ajustements.
Il faut déterminer clairement comment remédier à la situation dans laquelle les documents et les réunions se multiplient, tandis que les affaires tardent à progresser.
Les données et les technologies doivent permettre d’améliorer la précision du travail de conseil et d’anticiper les risques à un stade précoce ; elles ne sauraient se substituer à la responsabilité des organisations et des décideurs.
La déconcentration et la décentralisation doivent permettre une capacité d’action effective dans le modèle d’administration locale à deux niveaux. Les autorités centrales doivent préciser l’articulation entre les pouvoirs, les responsabilités et les moyens nécessaires à leur exercice, ainsi que les mécanismes de traitement des dossiers impliquant plusieurs secteurs ou échelons administratifs, ou dépassant les capacités des autorités locales de base.
Aucune mission ne doit être transférée aux échelons inférieurs sans les effectifs et les ressources nécessaires ; aucune intervention ne doit remettre en cause l’autonomie qui leur a été accordée. Les responsabilités collectives et individuelles doivent être clairement délimitées, sans se chevaucher ni se substituer les unes aux autres.
Le texte appelé à remplacer le règlement No 21-QD/TW doit garantir la cohérence des dispositions relatives à l’organisation du Parti, aux compétences disciplinaires, à l’examen des recours contre les sanctions et aux procédures applicables, conformément au nouveau modèle.
Il convient également de renforcer l’efficacité des contrôles et de la surveillance, de détecter rapidement les failles et de prévenir aussi bien les abus de pouvoir que l’évitement des responsabilités.
La rigueur disciplinaire doit aller de pair avec la protection des cadres intègres qui innovent dans l’intérêt général, sans couvrir les manquements.
III. Renouveler la gestion des cadres et valoriser les talents pour répondre aux exigences du développement national
Les décisions stratégiques ne peuvent se concrétiser sans des cadres possédant les qualités, les compétences et le sens des responsabilités nécessaires à leur mise en œuvre.
Le bilan de la résolution No 26-NQ/TW doit ouvrir une nouvelle étape dans la gestion des cadres, en préparant les équipes en fonction des missions à accomplir et des besoins de développement à long terme.
Cette gestion doit être unifiée et coordonnée : les missions politiques et les postes à pourvoir doivent guider la constitution de viviers, la formation, l’évaluation, l’affectation et la sélection des cadres.
Il faut surmonter le cloisonnement entre les différentes étapes, les échelons et les mandats.
L’évaluation des cadres doit permettre d’apprécier leurs qualités, leurs compétences réelles, la confiance qu’ils inspirent et leur potentiel à travers leur travail, notamment leur manière de résoudre les situations difficiles.
Leurs résultats doivent être appréciés au regard des pouvoirs, des ressources et des conditions dont ils disposent. Les réussites ne sauraient compenser des manquements aux exigences politiques, à l’éthique ou à l’intégrité.
Il convient de préciser les mécanismes permettant de traduire ces évaluations en affectations pertinentes, en missions à la hauteur des compétences ou en remplacements effectués en temps utile.
Les responsabilités de ceux qui évaluent les cadres, proposent leur nomination ou décident de leur affectation doivent également être clairement établies, tant pour les résultats que pour les conséquences de leurs décisions.
Les cadres stratégiques doivent avoir une vision d’ensemble, une pensée systémique et la capacité de choisir, puis de mettre en œuvre les grandes orientations et décisions.
Les cadres de base, eux, doivent bien connaître leur territoire, savoir résoudre les problèmes et être au service de la population.
Les responsables à la tête des institutions doivent savoir repérer et valoriser les personnes intègres et talentueuses, mobiliser l’intelligence collective et préparer les générations de relève.
Chaque mandat doit laisser derrière lui une équipe plus solide, une organisation plus forte et une capacité d’action accrue.
Il est nécessaire de clarifier les mécanismes permettant d’identifier et d’attirer des cadres issus du secteur non étatique ainsi que des Vietnamiens résidant à l’étranger.
Il faut également constituer un vivier ouvert, composé de plusieurs générations et de différents profils, et offrir davantage de perspectives aux jeunes cadres, aux femmes cadres, aux cadres issus des minorités ethniques ainsi qu’aux scientifiques et aux spécialistes techniques.
Le développement des cadres dirigeants et gestionnaires doit aller de pair avec celui d’experts dotés d’une expertise pointue.
Les critères de sélection doivent être fondés sur les compétences réelles et les conditions concrètes de mise en œuvre au niveau local, en évitant les considérations purement formelles liées à la composition des effectifs.
Le projet « Stratégie nationale pour attirer, valoriser et développer les talents dans les secteurs et domaines prioritaires au service d’un développement rapide et durable du pays » doit partir des missions stratégiques à accomplir et des compétences dont le pays manque aujourd’hui.
Comment former, attirer et fédérer les talents pour maîtriser les technologies, accroître la productivité et renforcer l’autonomie du pays ?
La pleine valorisation des talents constitue le maillon essentiel, tandis que la constitution d’un vivier de compétences est un travail fondamental et de long terme.
Il est également nécessaire de débattre de mécanismes permettant de confier de grandes missions, d’accorder de véritables responsabilités, de garantir les ressources nécessaires et d’évaluer les performances en fonction de leur contribution.
Il faut créer un environnement qui respecte l’innovation et accepte les risques liés à la recherche lorsqu’ils sont maîtrisés.
La mise en réseau des talents présents dans le pays, des intellectuels vietnamiens résidant à l’étranger et des experts internationaux doit être renforcée, de même que les passerelles entre universités, instituts de recherche, entreprises, secteur public et secteur privé.
Attirer les talents doit impérativement aller de pair avec une utilisation efficace de leurs compétences, la préparation d’une relève solide et la transmission des savoirs.
IV. Définir clairement les priorités et mobiliser efficacement les ressources pour un développement rapide et durable
De manière générale, la situation socio-économique en 2026 continue d’afficher une dynamique de croissance positive.
Le PIB national a progressé de 9,01 % au cours des neuf premiers mois de l’année, et 12 des 34 provinces et villes ont enregistré une croissance supérieure à 10 %.
Toutefois, les marges de manœuvre en matière de pilotage macroéconomique se réduisent.
Il est proposé au Comité central d’évaluer de manière globale les résultats de 2026, de préciser le degré de réalisation des objectifs ainsi que les fondements de la croissance pour les années à venir.
Il convient d’examiner la qualité de la croissance à travers la productivité, la santé des entreprises, les revenus et les conditions de vie de la population ; d’identifier clairement les limites des moteurs de développement, leurs causes et les responsabilités, ainsi que les actions sur lesquelles il faut se concentrer pour atteindre au mieux les objectifs fixés pour 2026.
Les résultats obtenus dans la mise en œuvre des missions de développement constituent un indicateur important de l’efficacité des décisions politiques, de la qualité du travail en matière de gestion des cadres et de la capacité organisationnelle à les mettre en œuvre.
L’année 2027 doit être marquée par une accélération, une percée et des transformations fortes, afin de créer un nouvel élan pour la réalisation des objectifs de l’ensemble du mandat.
Il est proposé au Comité central d’examiner attentivement l’objectif général, les principaux indicateurs et les mesures prioritaires, notamment les fondements et les conditions permettant de viser une croissance du PIB d’au moins 10 %, avec une inflation autour de 4,5 %.
L’enjeu est de créer des moteurs de croissance plus puissants, tout en consolidant la stabilité macroéconomique, en garantissant les grands équilibres et en renforçant la résilience de l’économie.
Le plan annuel doit concrétiser la Conclusion n° 18-KL/TW, en associant l’accélération du développement à la mise en œuvre d’une transformation du modèle de développement.
Vue générale de la séance d’ouverture du 4e Plénum du Comité central du PCV (XIVe mandate). Photo : Dang Khoa.
Vue générale de la séance d’ouverture du 4e Plénum du Comité central du PCV (XIVe mandate). Photo : Dang Khoa.
Le Comité central doit préciser : quels sont les domaines prioritaires permettant de transformer les ressources en capacités de production et d’activité économique, ainsi qu’en résultats concrets de développement ?
Il convient de lever les goulets d’étranglement institutionnels, d’améliorer la capacité d’absorption des capitaux, de garantir les infrastructures, l’énergie et les ressources humaines ; de libérer les investissements privés et les investissements étrangers, directs comme indirects, de consolider le pouvoir d’achat et de renforcer la compétitivité des entreprises nationales.
L'attraction des investissements directs étrangers (IDE) doit impérativement s'accompagner de transferts de technologies, du renforcement des liens avec le tissu d'entreprises locales et de l'accroissement de la valeur ajoutée nationale.
La science, la technologie, l'innovation et la transformation numérique doivent s'imposer comme les véritables leviers de gains de productivité.
Par ailleurs, les ressources publiques doivent exercer un effet d'entraînement capable de stimuler l'investissement privé tout en apportant des bénéfices concrets à la population.
De plus, la coordination entre politiques budgétaire et monétaire doit créer un environnement propice à la croissance et maintenir la stabilité macroéconomique, à condition de définir des priorités claires, assorties d'un calendrier précis et d'une attribution rigoureuse des responsabilités.
En matière de finances publiques, il est demandé au Comité central d'évaluer l'exercice 2026 et de se prononcer sur les prévisions budgétaires pour 2027, en précisant les capacités d'équilibre ainsi que les ajustements nécessaires pour répondre aux exigences d'accélération et de percée économique.
La mobilisation des recettes publiques doit aller de pair avec le soutien à leur pérennité et le développement du secteur entrepreneurial.
La répartition des ressources doit garantir le rôle moteur du budget central tout en valorisant l'initiative des localités, de manière à concilier investissements d'avenir, réforme salariale et protection sociale.
Il convient également de débattre des mécanismes permettant d'éliminer le saupoudrage des investissements ainsi que les contraintes injustifiées, en préconisant une rationalisation dès la phase d'allocation afin de concentrer les moyens sur les priorités stratégiques.
De surcroît, l'efficacité des dépenses publiques doit être évaluée au vu des résultats effectifs. L'exécution et l'évaluation du budget exigent une grande flexibilité face aux aléas conjoncturels et aux évolutions politiques, tout en restant strictement ancrées dans la discipline financière, la responsabilité décisionnelle et la viabilité budgétaire à long terme.
Les délégués lors de la séance d'ouverture du Plénume. (Photo : DANG KHOA)
Les délégués lors de la séance d'ouverture du Plénume. (Photo : DANG KHOA)
Valoriser pleinement l'efficacité des ressources exige de créer des conditions favorables permettant à l'ensemble des acteurs économiques et à chaque citoyen de contribuer au développement et de s'enrichir légitimement.
C'est sous cet angle qu'il convient d'examiner la réglementation relative à la participation des membres du Parti aux activités d'investissement et d'affaires.
L'objectif est d'allier leur rôle pionnier dans le développement économique à la préservation de la nature même du Parti, tout en renforçant l'implantation et l'action du Parti au sein du secteur privé.
Il convient de clarifier les droits, les conditions et les limites, en adéquation avec le statut juridique, les fonctions et les risques de conflits d’intérêts ; de protéger les activités économiques légitimes et de contrôler les acteurs qui exercent effectivement une influence ou bénéficient des avantages.
Il ne faut pas permettre que le pouvoir, l’information ou les biens publics deviennent des avantages particuliers.
Toutes les décisions en matière de développement doivent viser à améliorer les conditions de vie matérielles et spirituelles de la population, à élargir les possibilités qui lui sont offertes et à garantir l’équité dans l’accès aux fruits du développement.
L’éducation, la santé, la culture, le logement et la protection sociale doivent être intégrés à la qualité du développement, avec une attention particulière accordée aux personnes vulnérables et aux régions en difficulté.
La croissance doit aller de pair avec la protection de l’environnement, la prévention des catastrophes naturelles et le renforcement de la défense et de la sécurité nationales, tout en maintenant la paix et la stabilité pour assurer le développement à long terme du pays.
Chers camarades,
Ces quatre axes prioritaires convergent vers une même exigence : construire un Parti et un système politique suffisamment solides pour diriger et organiser la mise en œuvre des objectifs de développement, tout en favorisant la participation et la créativité de l’ensemble de la population.
Dans l’examen des différents contenus du programme, je propose que le Comité central se concentre sur quatre questions transversales.
Premièrement, chaque projet doit identifier correctement les problèmes à résoudre.
Les difficultés résident-elles dans les orientations, dans les institutions, ou dans la mise en œuvre, la coordination et la responsabilité individuelle ?
Pourquoi, alors même que les réglementations ont été révisées et les ressources allouées, les travaux accusent-ils toujours du retard ?
Il convient de distinguer clairement les insuffisances des orientations des faiblesses dans leur mise en œuvre, et de veiller à la cohérence des décisions, afin que la levée d’un obstacle dans un domaine ne crée pas de nouvelles barrières dans un autre.
Deuxièmement, les grandes orientations et politiques déjà définies doivent être pleinement et harmonieusement institutionnalisées et faire l’objet d’une mise en œuvre efficace.
Quelles lois et politiques faut-il modifier ?
Quelle instance doit en assurer la conduite et dans quel délai les travaux doivent-ils être achevés ?
Il ne faut pas permettre que les intérêts particuliers ou les procédures qui se multiplient restreignent la portée des orientations fixées.
La responsabilité doit être liée à la qualité et au calendrier de l’institutionnalisation des orientations, ainsi qu’aux résultats de leur mise en œuvre.
Troisièmement, assurez-vous que les personnes, l'autorité et les ressources adéquates soient disponibles lors de la prise de décisions.
Soyez sûr de vos actions : lorsque la situation est claire, prenez des décisions et mettez-les en œuvre rapidement ; pour les tâches nouvelles et complexes nécessitant des projets pilotes, définissez clairement la portée, l'autorité, le calendrier, les mécanismes de contrôle et les critères d'évaluation.
Agissez avec célérité, sans que la prudence serve de prétexte à l'inaction.
Évitez absolument toute complaisance et toute précipitation.
Quatrièmement, chaque décision politique doit s'accompagner d'une méthode de vérification des résultats et d'ajustement en fonction de l'expérience acquise.
Quels problèmes sont résolus ?
Quelles ressources sont mobilisées ?
Quels avantages la population en retire-t-elle ?
Tous les résultats doivent garantir l'efficacité. Les tâches immédiates doivent être liées au plan et au budget 2027 ; la recherche à long terme doit définir clairement ses produits, son calendrier et ses responsabilités.
Les dirigeants et délégués du Parti et de l'État votent pour approuver le programme de la conférence. (Photo : DANG KHOA)
Les dirigeants et délégués du Parti et de l'État votent pour approuver le programme de la conférence. (Photo : DANG KHOA)
Je propose que les membres du Comité central engagent des discussions démocratiques, franches et approfondies sur les choix majeurs et les points de désaccord persistants ; qu'ils énoncent clairement les fondements, le plan et les recommandations.
Le Comité central doit donner l'exemple d'une direction ferme, d'un esprit critique et d'une responsabilité dans la mise en œuvre de ses décisions.
Chaque choix doit privilégier avant tout l'intérêt national, l'intérêt du peuple et ses droits et intérêts légitimes.
Dans cet esprit, au nom du Bureau politique et du Secrétariat du PCV, je déclare ouverte la quatrième session plénière du XIVe Comité central du Parti communiste vietnamien.
Je souhaite à ce Plénum un plein succès !