Discours du secrétaire général du PCV et président de la République, To Lam, à la Conférence nationale consacrée au bilan d’un an de mise en place du modèle organisationnel global du système politique et du modèle d'administration à trois niveaux
Le matin du 1er juillet, à Hanoï, le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président de la République, To Lam, a présidé et prononcé un discours d’orientation lors de la Conférence nationale consacrée au bilan d’un an de mise en place du modèle organisationnel global du système politique et du modèle d'administration à trois niveaux.
Le journal Nhân Dân (Le Peuple) publie ci-après l’intégralité de son discours.
Chers dirigeants et anciens dirigeants du Parti, de l’État, de l’Assemblée nationale, du Gouvernement et du Front de la Patrie du Vietnam, chers responsables des comités du Parti à tous les échelons, des commissions, ministères, organismes centraux et des collectivités locales,
Chers participants à cette conférence,
Au terme d’une matinée de travail intense, sérieux, démocratique et empreint de responsabilité, la conférence a mené à bien l’ensemble du programme prévu.
Les interventions, riches, approfondies et franches, offrent de nombreuses pistes de réflexion qui devront être étudiées et prises en compte afin de perfectionner l’organisation du système politique et le modèle d’administration locale à trois niveaux dans la période à venir.
Le secrétaire général du Parti et président de la République To Lam, le Premier ministre Le Minh Hung, le Président de l’Assemblée nationale Tran Thanh Man, le permanent du Secrétariat Tran Cam Tu et le chef de la Commission centrale de l’organisation Nguyen Duy Ngoc à la conférence.
Le secrétaire général du Parti et président de la République To Lam, le Premier ministre Le Minh Hung, le Président de l’Assemblée nationale Tran Thanh Man, le permanent du Secrétariat Tran Cam Tu et le chef de la Commission centrale de l’organisation Nguyen Duy Ngoc à la conférence.
Nous partageons un large consensus pour réaffirmer que la politique de réforme et de réorganisation de l’appareil du système politique, afin de le rendre plus rationalisé et d’améliorer son efficience, son efficacité et sa performance, est pleinement fondée, nécessaire et revêt une portée stratégique pour le développement du pays.
Il s’agit d’une réforme d’une ampleur exceptionnelle, particulièrement complexe et menée avec une détermination sans précédent.
Elle concerne la quasi-totalité des institutions, des cadres, des fonctionnaires et des agents du système politique, du niveau central jusqu’aux échelons de base.
Après une année de mise en œuvre, nous avons achevé la phase initiale de réorganisation.
La priorité consiste désormais à améliorer la qualité du fonctionnement du nouvel appareil, sa capacité à servir les citoyens ainsi que son aptitude à impulser le développement.
Les remarquables résultats obtenus sont présentés de manière détaillée dans le rapport. Je souhaite en souligner cinq majeurs.
Premièrement, l’organisation du système politique, du niveau central jusqu’aux collectivités locales, a été réorganisée et consolidée dans le sens d’une plus grande rationalisation et d’une meilleure cohérence.
De nombreuses structures et échelons intermédiaires ont été supprimés, tandis que les attributions et les missions des différentes institutions ont été progressivement réexaminées, ajustées et clarifiées.
La réorganisation des organes du Parti, des institutions de l’exécutif, des organes élus, du Front de la Patrie du Vietnam, des organisations sociopolitiques ainsi que des établissements publics a été conduite avec une forte détermination politique et a, dans l’ensemble, respecté le calendrier ainsi que les objectifs fixés.
Deuxièmement, le perfectionnement du cadre juridique, le renforcement de la décentralisation et de la délégation des pouvoirs, la clarification des compétences, la réforme des procédures administratives et de l’environnement des affaires, la transformation numérique ainsi que la mise en place de bases de données ont été intensifiés.
De nouveaux mécanismes, de nouvelles procédures, de nouvelles modalités de répartition des tâches, d’évaluation des résultats et de contrôle sont progressivement mis en place.
Troisièmement, le nouveau modèle d’administration locale à deux niveaux fonctionne désormais de manière globalement stable.
Les missions de gestion de l’État, la fourniture des services publics, le traitement des démarches administratives, la protection sociale, la défense, la sécurité, le fonctionnement des juridictions ainsi que le maintien de l’ordre public et de la sécurité de la société ont été assurés sans interruption, évitant toute rupture dans la gestion publique.
Les échelons provincial et communal s’adaptent progressivement à leurs nouvelles compétences, à leurs nouvelles responsabilités et à leurs nouveaux modes de fonctionnement.
Quatrièmement, les méthodes de direction, de pilotage et de mise en œuvre ont été profondément renouvelées.
Les comités du Parti, les autorités, les administrations et les organismes concernés ont pris l’initiative d’adopter de nouveaux règlements de travail, de mettre en place des mécanismes de coordination, d’organiser des réunions de suivi, de répartir clairement les responsabilités, d’apporter un appui aux échelons de terrain et de résoudre rapidement les difficultés apparues au cours de la mise en œuvre.
La gestion des ressources humaines a également évolué, avec une attention particulière portée aux compétences et aux qualifications en fonction des postes occupés.
La gouvernance s’appuie désormais davantage sur les données, le suivi de l’avancement des travaux et l’évaluation des résultats obtenus.
Cinquièmement, les actions d’information, de diffusion des orientations, d’éducation politique et idéologique ainsi que de mobilisation en faveur du consensus social ont été conduites de manière méthodique.
Dans l’ensemble, les fonctionnaires, les agents publics et les salariés concernés par la réorganisation des structures ont conservé un état d’esprit stable.
Les cadres ont respecté les affectations décidées par l’organisation, tandis que la population a exprimé son adhésion et son soutien aux grandes orientations définies par le Parti.
La réforme et la réorganisation de l’appareil du système politique afin de le rendre plus rationalisé et d’en améliorer les performances, l’efficacité et l’efficience constituent une orientation pleinement juste, nécessaire et revêtant une importance stratégique pour le développement du pays.
---------- Le Secrétaire général du Parti et Président de l’État, To Lam. ----------
Au nom de la direction du Parti et de l’État, je tiens à saluer et à exprimer ma haute appréciation pour les efforts déployés par les organes du Parti, les institutions de l’État, le Front de la Patrie du Vietnam, les organisations sociopolitiques, les ministères, les secteurs, les collectivités locales, les forces armées ainsi que l’ensemble des cadres, des fonctionnaires, des agents publics et des travailleurs à travers le pays.
Malgré une charge de travail considérable, des délais particulièrement serrés et des exigences élevées, chacun a fait preuve d’un sens exemplaire des responsabilités, d’un engagement sans faille, d’un profond respect de la discipline organisationnelle et d’une remarquable détermination à surmonter les difficultés.
Cependant, nous ne devons ni faire preuve de complaisance ni nous satisfaire des résultats obtenus. Les acquis enregistrés ne constituent qu'une première étape.
Cette réforme exige encore de nombreux efforts, qui devront être menés avec une détermination accrue, une approche plus scientifique et un esprit d'innovation encore plus affirmé.
La conférence est parvenue à un consensus en identifiant plusieurs difficultés et obstacles majeurs auxquels il convient de remédier en priorité. Je me limiterai ici à présenter brièvement les sept principaux problèmes :
Premièrement, le cadre institutionnel relatif à l'organisation de l'appareil administratif, à ses fonctions et missions, à la décentralisation, au transfert de compétences, à la délimitation des compétences ainsi qu'aux nouveaux mécanismes de fonctionnement demeure, dans certains domaines, insuffisamment cohérent.
Dans certaines localités, les missions ont déjà été confiées, mais les instructions d'application n'ont pas été publiées en temps opportun.
Ailleurs, les compétences ont certes été transférées aux échelons inférieurs, mais les ressources, les effectifs et les outils de gestion nécessaires n'ont pas suivi ce transfert.
Deuxièmement, le cadre juridique en vigueur manque encore de cohérence et d'unité.
De nombreuses dispositions demeurent imprécises, notamment celles régissant le fonctionnement des administrations locales dans des domaines tels que la science, la technologie et l'innovation, ainsi que les législations relatives aux terres, aux ressources naturelles, aux ressources minières, aux ressources forestières, aux finances publiques et au budget.
Les fonctions, les responsabilités et les mécanismes de coordination entre certaines institutions du système politique ne sont pas encore suffisamment clairs ni harmonisés.
Dans de nombreux cas, les compétences attribuées ne sont pas proportionnelles aux ressources allouées ni aux conditions concrètes de leur mise en œuvre. Par ailleurs, certains modèles d'organisation et de fonctionnement mis en place à la suite de la réorganisation administrative sont encore en cours de perfectionnement.
Troisièmement, les capacités de mise en œuvre au niveau local, en particulier au niveau communal, ne répondent pas encore pleinement aux nouvelles exigences.
Le volume des missions transférées aux autorités locales est considérable, alors que les effectifs spécialisés dans des domaines tels que le foncier, l'aménagement du territoire, la construction, les finances, l'investissement, les technologies de l'information, l'inspection administrative, la gestion urbaine ainsi que d'autres secteurs complexes demeurent insuffisants.
De nombreux agents doivent assumer simultanément plusieurs fonctions, subissent une forte pression professionnelle et sont exposés à des risques accrus dans l'exercice de leurs responsabilités.
Selon les évaluations disponibles, seuls 53 % des fonctionnaires de niveau provincial et 30 % des fonctionnaires de niveau communal répondent pleinement aux exigences de leurs missions.
Quatrièmement, les normes relatives aux effectifs administratifs, à l'organisation des structures et aux mécanismes de répartition des ressources reposent encore, dans certaines régions, sur une approche uniforme.
Elles ne reflètent pas suffisamment les différences pourtant considérables en matière de population, de superficie, de niveau d'urbanisation, de contraintes propres aux zones montagneuses, frontalières ou insulaires, de degré de développement, ni de charge réelle de travail.
Cinquièmement, les infrastructures de télécommunications, les technologies de l'information et les infrastructures numériques demeurent encore limitées ; la transformation numérique progresse lentement et manque d'une véritable cohérence à l'échelle nationale.
Les bases de données sectorielles restent fragmentées, et plusieurs systèmes informatiques ne sont ni interopérables ni suffisamment stables.
À titre d'exemple, le Centre national des données n'est actuellement connecté qu'à cinq des douze bases de données stratégiques ainsi qu'à soixante des cent quatre bases de données sectorielles.
De même, sur les 106 millions de parcelles cadastrales recensées dans l'ensemble du pays, seules 23,5 millions satisfont aux critères de données « exactes, complètes, fiables et continuellement mises à jour ».
Tant que les données foncières ne seront pas normalisées, une gestion fondée sur les données demeurera extrêmement difficile.
En outre, les agents des administrations locales sont contraints d'utiliser simultanément de multiples systèmes et logiciels différents, ce qui réduit l'efficacité opérationnelle et alourdit considérablement la charge de travail.
Sixièmement, dans de nombreuses localités, le traitement des biens publics excédentaires, la réaffectation des sièges administratifs ainsi que le reclassement et la numérisation des dossiers et des archives demeurent lents.
Il s'agit à la fois d'un problème immédiat à résoudre et d'une ressource considérable qui doit être exploitée efficacement au service du développement.
Septièmement, avec la suppression de l'échelon administratif du district, le renouvellement des méthodes de direction, de pilotage, de contrôle et de supervision entre le niveau provincial et le niveau de base soulève de nouveaux défis.
En l'absence d'une réforme profonde des modes de gouvernance, deux risques peuvent apparaître : soit les échelons supérieurs perdent une connaissance précise de la réalité locale, soit les échelons inférieurs sont contraints de solliciter trop fréquemment l'avis de leurs supérieurs, ce qui réduit leur autonomie, leur créativité et leur sens des responsabilités.
À la lumière des résultats obtenus, des limites constatées et des exigences pratiques, je propose que, dans la période à venir, l'accent soit mis sur l'amélioration de la qualité de fonctionnement du nouveau modèle, en accordant une priorité à dix missions essentielles.
Premièrement, poursuivre le perfectionnement harmonisé du cadre juridique et de l'organisation de l'appareil du système politique.
Il convient de poursuivre l'examen et l'amélioration cohérente de la législation dans tous les domaines ainsi que des textes d'application, afin de garantir un cadre juridique unifié, clair, transparent et propice à une mise en œuvre efficace aux trois niveaux de l'administration, en évitant qu'une disposition facilite l'application de la loi tandis qu'une autre constitue un obstacle.
Toute révision législative doit partir des difficultés concrètes rencontrées sur le terrain.
Les organes centraux, le gouvernement, les ministères, les secteurs et les collectivités locales doivent poursuivre un examen approfondi des règlements, procédures et mécanismes relatifs à l'organisation, aux fonctions, aux missions, aux compétences et aux relations de coordination entre les institutions du système politique, afin d'éviter tout chevauchement, toute redondance, tout vide juridique ou toute situation où plusieurs organismes interviennent sans qu'il soit clairement établi lequel assume la responsabilité finale.
Deuxièmement, poursuivre le renouvellement des méthodes de direction du Parti à l'égard du système politique et de la société.
Les comités du Parti doivent exercer leur leadership à travers l'orientation stratégique, les institutions, la politique des cadres, ainsi que les activités de contrôle, de supervision et d'évaluation des résultats.
Il convient d'assurer la direction globale du Parti sans se substituer aux organes compétents, sans relâcher son rôle de direction, ni intervenir inutilement dans les fonctions et les missions des organes de l'État, du Front de la Patrie et des organisations sociopolitiques.
Il importe également de poursuivre la rénovation du contenu et des modes de fonctionnement des organisations du Parti à la base, d'améliorer la qualité des réunions des cellules du Parti et de faire des organisations de base de véritables noyaux politiques, centres de cohésion, de rassemblement et de mobilisation des cadres, des membres du Parti et de la population.
Le secrétaire général du Parti et Président de la République, To Lam, a prononcé un discours d'orientation lors de la Conférence nationale dressant le bilan d'un an de fonctionnement du modèle d'organisation globale du système politique et du modèle de gouvernance à trois niveaux.
Le secrétaire général du Parti et Président de la République, To Lam, a prononcé un discours d'orientation lors de la Conférence nationale dressant le bilan d'un an de fonctionnement du modèle d'organisation globale du système politique et du modèle de gouvernance à trois niveaux.
Troisièmement, il convient de perfectionner le modèle d'organisation et le mécanisme de fonctionnement de la gouvernance locale à deux niveaux.
L'échelon provincial doit se concentrer sur son rôle stratégique : planification, coordination, allocation des ressources, aménagement de l'espace de développement, inspection, supervision et connectivité régionale.
L'échelon communal, quant à lui, doit être structuré comme la première ligne de la gouvernance publique : il lui incombe de recevoir, de traiter et de répondre promptement aux besoins des citoyens et des entreprises, tout en détectant précocement les problématiques liées à la protection sociale, à l'ordre public, au foncier, à la construction, à l'environnement, aux services publics ainsi qu'aux risques émergents sur le terrain.
Il faut poursuivre la réévaluation de l'appareil organisationnel, des effectifs et des mécanismes d'allocation des ressources pour qu'ils soient adaptés à la taille démographique, à la superficie, au degré d'urbanisation, aux spécificités régionales et à la charge de travail, en excluant toute approche uniformisante.
Il est également nécessaire d'étudier le modèle d'unité administrative urbaine nucléaire au sein des provinces et villes, dotée de compétences et d'outils appropriés pour coordonner les infrastructures, les services publics, les espaces économiques stratégiques, la connectivité régionale et former ainsi de nouveaux pôles de croissance.
Quatrièmement, il faut intensifier la décentralisation et le transfert de compétences, de pair avec la garantie des ressources et le contrôle du pouvoir.
Il s'agit d'une exigence cruciale. La décentralisation et le transfert de compétences doivent être effectifs, garantissant que l'échelon investi d'une mission dispose de l'autorité, des ressources humaines, du budget et des outils de gestion nécessaires à son exécution.
Il convient de remédier définitivement à la situation où des tâches sont déléguées vers le bas alors que les conditions requises ne sont pas réunies.
Décentraliser ne signifie pas transférer un fardeau aux subordonnés, mais bien leur déléguer formellement l'autorité, les ressources, les données, les outils d'exécution et les responsabilités, de manière claire, transparente et contrôlée.
En parallèle, il est impératif de renforcer les contrôles, supervisions, inspections et audits, tout en promouvant la transparence, la publicité des informations et la responsabilité redditionnelle.
La Conférence s'est tenue en présentiel à la salle Dien Hong (Palais de l'Assemblée nationale), combinée à une retransmission en visioconférence vers 3 651 points d'accès situés dans les commissions, ministères, secteurs et organisations de masse au niveau central, ainsi que dans les sièges des provinces, villes, communes, quartiers et bourgades à travers tout le pays, réunissant un total de 557 099 délégués.
La Conférence s'est tenue en présentiel à la salle Dien Hong (Palais de l'Assemblée nationale), combinée à une retransmission en visioconférence vers 3 651 points d'accès situés dans les commissions, ministères, secteurs et organisations de masse au niveau central, ainsi que dans les sièges des provinces, villes, communes, quartiers et bourgades à travers tout le pays, réunissant un total de 557 099 délégués.
Cinquièmement, il est capital de bâtir un corps de cadres à la hauteur des exigences du nouveau modèle.
C’est la mission clé entre toutes. La capacité d'exécution de l'échelon communal doit être considérée comme le baromètre du succès de cette nouvelle configuration.
Il est urgent de parachever la définition des fiches de poste, d'évaluer les compétences, les aptitudes et l'expérience des agents afin de placer la bonne personne au bon poste.
Il faut renforcer les effectifs des administrations locales en y affectant des cadres compétents et hautement qualifiés, en particulier dans les domaines du foncier, de la construction, de l'aménagement du territoire, de l'investissement, des finances, des technologies de l'information, de l'inspection, de la justice, de l'éducation, de la santé et de la gestion urbaine.
Il convient d'élaborer des programmes de formation et de perfectionnement destinés aux cadres communaux, de promouvoir leur mobilité et de mettre en place des équipes d'appui technique chargées d'assurer un accompagnement et des orientations directement sur le terrain.
Parallèlement, des politiques adaptées en matière de rémunération, d'indemnités, de conditions de travail et de mécanismes d'incitation doivent être mises en œuvre afin de permettre aux cadres d'exercer leurs fonctions dans la sérénité, en particulier dans les zones défavorisées, montagneuses, frontalières et insulaires.
Sixièmement, améliorer la qualité des infrastructures de télécommunications, des technologies de l'information et des infrastructures numériques, tout en accélérant la transformation numérique de l'ensemble du système politique.
Les données doivent être considérées comme un actif stratégique, une ressource essentielle et le socle d'une gouvernance moderne.
Il est impératif d'accélérer la normalisation, l'intégration, le partage et l'exploitation des données, afin de mettre fin à la fragmentation des logiciels et des bases de données, qui contraint encore les agents publics à travailler simultanément sur de multiples systèmes.
Dans le nouveau modèle de gouvernance, la transformation numérique ne consiste pas seulement à numériser les procédures, mais à repenser en profondeur les modes de gestion, depuis les données sources et les dossiers administratifs jusqu'aux processus interconnectés, aux tableaux de bord en temps réel et aux mécanismes de suivi des responsabilités.
Elle doit permettre d'améliorer l'efficacité de l'action publique, d'accélérer le traitement des procédures administratives, de renforcer leur précision, de réduire les coûts et d'apporter des bénéfices concrets aux citoyens comme aux entreprises.
Il convient également de limiter au maximum les demandes de déclaration répétée d'informations déjà détenues par les administrations publiques.
Vue de la Conférence nationale consacrée au bilan d'un an de fonctionnement du modèle global d'organisation du système politique et du modèle d'administration à trois niveaux.
Vue de la Conférence nationale consacrée au bilan d'un an de fonctionnement du modèle global d'organisation du système politique et du modèle d'administration à trois niveaux.
Septièmement, renforcer davantage le rôle du Front de la Patrie du Vietnam et des organisations sociopolitiques.
À l'issue de la réorganisation, ces organisations devront renouveler en profondeur leurs contenus et leurs modes d'action, en recentrant leurs activités au plus près des collectivités locales.
Il importe également de mettre en place un mécanisme permanent de collecte, de synthèse et de retour d'information sur les avis des citoyens et des entreprises concernant la qualité des services rendus par le nouvel appareil administratif.
Ce dispositif devra constituer un important mécanisme de contrôle social de l'efficacité du fonctionnement des administrations locales, tout en contribuant au renforcement du consensus social et du grand bloc d'unité nationale.
Huitièmement, assurer une gestion efficace des biens publics, des bâtiments administratifs ainsi que des archives et documents à la suite de la réorganisation administrative. Cette mission revêt un caractère à la fois urgent et durable.
Il est nécessaire d'achever rapidement les plans de traitement de chaque bâtiment, terrain et bien public devenu excédentaire. Les biens encore utilisables doivent être exploités de manière optimale.
Ceux qui ne répondent plus aux besoins devront être réaffectés, transférés ou liquidés dans la transparence et conformément à la réglementation, en privilégiant leur utilisation au service de l'éducation, de la santé, de la culture, du sport, de la protection sociale ainsi que des besoins essentiels de la communauté.
En ce qui concerne les dossiers et les archives, il est indispensable d’établir un plan approprié de conservation, de numérisation et d’exploitation.
Il convient d’éviter absolument toute perte, détérioration ou utilisation inefficace de ces documents, ainsi que toute atteinte aux droits et intérêts légitimes des organisations, des citoyens et des entreprises.
Neuvièmement, il faut renouveler en profondeur les mécanismes d’inspection, de contrôle ainsi que les méthodes de direction et de gestion.
Il est nécessaire de renforcer la collecte d'informations à la base, en combinant inspection directe et supervision fondée sur les données, afin de détecter rapidement les problèmes et d’y apporter des solutions, pour éviter que de petites difficultés ne se transforment en enjeux majeurs.
Il convient également de mettre en place un ensemble d’indicateurs permettant d’évaluer le fonctionnement du nouveau modèle, notamment le délai de traitement des procédures administratives, le taux de dossiers traités dans les délais, le niveau de satisfaction des citoyens et des entreprises, la proportion de dossiers au niveau communal nécessitant une consultation des échelons supérieurs, ainsi que le nombre de situations détectées et résolues de manière précoce.
Il importe de mettre en place un mécanisme protégeant les fonctionnaires et les cadres qui osent innover, agir et assumer la responsabilité du bien commun, dans le cadre de leurs fonctions, en respectant les procédures en vigueur, les principes de transparence et de publicité, tout en s'appuyant sur leur expertise professionnelle et sans rechercher d’intérêt personnel.
Parallèlement, les comportements consistant à instrumentaliser les réformes pour enfreindre la loi, en tirer un profit personnel ou se soustraire à ses responsabilités devront être sanctionnés avec la plus grande fermeté.
Vue générale de la conférence-bilan d’un an du modèle organisationnel global du système politique et du modèle d'administration à trois niveaux.
Vue générale de la conférence-bilan d’un an du modèle organisationnel global du système politique et du modèle d'administration à trois niveaux.
Dixièmement, pour les domaines interdisciplinaires qui se chevauchent, il est urgent de revoir et d'ajuster les fonctions et les tâches selon les principes suivants : une mission doit relever d’une seule autorité ; un seul organisme doit en assumer la responsabilité principale ; une source de données commune doit être utilisée ; une procédure de coordination intégrée doit être mise en place ; enfin, un mécanisme clair de contrôle, de supervision et de reddition des responsabilités doit être instauré.
Dans l’immédiat, il convient de finaliser la répartition des responsabilités et de résoudre définitivement les dispositions qui se chevauchent, se contredisent ou manquent de cohérence, tout en garantissant la continuité, la stabilité et la cohérence de l’action publique, afin d’éviter tout vide dans la gestion de l’État, en particulier dans les domaines touchant directement à la sécurité nationale, à l’ordre public et à la vie quotidienne de la population.
Nous devons poursuivre la réforme et le perfectionnement du système d’évaluation des cadres, mieux détecter, former, perfectionner et promouvoir les personnes aux compétences exceptionnelles.
Sur la base des résultats de ces évaluations, il convient d’appliquer le principe selon lequel les cadres peuvent être recrutés ou relevés de leurs fonctions, promus ou rétrogradés en fonction de leurs mérites.
Il s’agit ainsi de constituer un corps de cadres répondant aux exigences d’une gouvernance moderne, de renforcer la responsabilité des dirigeants, d’affecter davantage de cadres aux zones difficiles et aux secteurs stratégiques, et de mettre tout en œuvre pour atteindre les objectifs fixés.
Chers camarades,
La réforme de la structure organisationnelle du système politique est une tâche immense et complexe qui exige persévérance, méthode et rigueur scientifique.
Nous ne pouvons nous permettre ni précipitation ni subjectivité, mais nous ne devons pas non plus nous arrêter ni hésiter face aux lacunes mises en évidence par la pratique.
Je propose que les instances compétentes intègrent sans délai toutes les observations formulées lors de la conférence, finalisent le rapport, élaborent les conclusions et établissent le programme d'action.
Chaque tâche doit clairement définir son contenu, l'instance responsable, les instances de coordination, le délai, les ressources et les responsabilités.
Parallèlement, les indicateurs de performance, les mécanismes de suivi des progrès et le système de rapports périodiques doivent être clairement définis afin de remédier rapidement à toute difficulté rencontrée.
Les questions relevant de la compétence du Comité central doivent être étudiées et tranchées sans délai.
Les tâches relevant de la responsabilité du gouvernement, des ministères et des collectivités locales doivent être mises en œuvre immédiatement, sans retard ni procrastination, et sans engendrer de retard au niveau local.
Les tâches décentralisées au niveau communal doivent être encadrées avec diligence et précision, sans retard ni confusion dans leur mise en œuvre.
Le secrétaire général et président To Lam prend la parole lors de la conference.
Le secrétaire général et président To Lam prend la parole lors de la conference.
La nouvelle organisation doit développer de nouvelles compétences ; le nouveau mécanisme de décentralisation et de délégation doit s’accompagner de nouvelles responsabilités ; les nouvelles données doivent engendrer de nouvelles méthodes de gouvernance ; et le nouvel appareil doit garantir une meilleure qualité de service aux citoyens et aux entreprises.
En résumé : la nouvelle organisation doit développer de nouvelles compétences, le nouveau mécanisme de décentralisation et de délégation doit s’accompagner de nouvelles responsabilités, les nouvelles données doivent engendrer de nouvelles méthodes de gouvernance, et le nouvel appareil doit garantir une meilleure qualité de service aux citoyens et aux entreprises.
Je suis convaincu que le modèle organisationnel global du système politique, le modèle de gouvernement à trois niveaux, continuera d'être perfectionné et de fonctionner efficacement, contribuant ainsi à l'édification d'une gouvernance nationale moderne, intègre, constructive et au service du peuple.
Je vous souhaite à tous une bonne santé et un engagement constant envers la responsabilité, l'unité, l'innovation et la détermination à approfondir, améliorer substantiellement et renforcer l'efficacité des réformes de la structure organisationnelle du système politique.
Je vous remercie beaucoup !
Publication : le 1er juillet 2026
Dessin : Xuan Bach & Ngo Huong
Photos : Thuy Nguyen
