Discours du Secrétaire général du PCV To Lam à la conférence consacrée au bilan des activités de 2025 et au déploiement des tâches pour 2026 du gouvernement et des localités
Le 8 janvier, au siège du gouvernement vietnamien à Hanoï, le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV), To Lam, a assisté à la conférence consacrée au bilan des activités de 2025 et au déploiement des tâches pour 2026 du gouvernement et des localités.
Le Journal Nhân Dân tient à publier le texte intégral de son discours lors de l’évènement.
Chers dirigeants du Parti, de l’État et du Front de la Patrie du Vietnam,
Chers dirigeants des comités, ministères et organismes du Comité central centrales,
Chers dirigeants des provinces et villes participant en visioconférence,
Chers camarades,
Dans l’atmosphère réjouissante de ces premiers jours de l’année 2026, vers le XIVᵉ Congrès national du Parti et à l’approche du Têt traditionnel du Nouvel An du Cheval, j’ai le grand plaisir de participer à la conférence nationale en ligne consacrée au bilan des activités de 2025 et au lancement des tâches pour 2026 du gouvernement et des administrations locales.
Cette conférence dresse le bilan de l'année 2025 et revient sur les cinq années écoulées (2021-2025), une période marquée par des difficultés et des défis, mais durant laquelle notre pays a accompli de nombreux progrès et marqué des étapes importantes.
Forts de ce constat, ravivons ensemble notre détermination et notre confiance pour bâtir un pays fort, prospère, civilisé et heureux.
Au nom des dirigeants du Parti et de l'État, je tiens à adresser mes salutations les plus chaleureuses, mes sincères félicitations et mes meilleurs vœux aux dirigeants, aux délégués et à tous nos compatriotes à travers le pays.
Nous avons regardé des séquences filmées illustrant la situation socio-économique de 2025 ainsi que durant la période 2021-2025 du pays.
Nous avons aussi écouté les interventions franches, sincères et responsables du Premier ministre, des dirigeants du gouvernement et des responsables des ministères et agences centraux et locaux.
Lors de cette conférence, je souhaite souligner quelques problématiques synthétiques et orientatives pour que nous puissions tous les examiner attentivement.
I. BILAN DE L’ANNÉE 2025 ET DE LA PÉRIODE 2021-2025
Le contexte de la période 2021-2025 est tout à fait particulier. Cependant, sous la direction du Parti, directement et régulièrement par le Bureau politique et le Secrétariat, avec le soutien de l'Assemblée nationale, du Front de la Patrie du Vietnam, la participation active du peuple et des entreprises, ainsi que l’appui des amis internationaux, le gouvernement et le Premier ministre ont fait preuve d’une direction ferme, flexible et efficace dans tous les domaines.
De nombreuses décisions stratégiques, permettant de « renverser la situation, changer d’état et s’adapter aux circonstances », ont contribué à « transformer les menaces en opportunités ».
De même, plusieurs résolutions stratégiques dans des domaines clés tels que la science et la technologie, les institutions et le droit, l’intégration internationale, l’économie privée, l’économie publique, la culture et l’attraction des investissements directs étrangers (IDE) ont jeté les bases d’un développement rapide et durable, tant à court qu’à long terme.
Grâce à cela, en 2025, nous avons atteint et dépassé 15 des 15 indicateurs socio-économiques principaux.
Pendant la période 2021-2025, nous avons atteint et dépassé 22 des 26 indicateurs principaux, deux autres ont été presque atteints, et les deux restants nécessitent encore des efforts.
Je souligne huit résultats marquants suivants :
Premièrement, la stabilité macroéconomique a été maintenue malgré les fluctuations mondiales, témoignant de la résilience de l’économie nationale.
Pendant la période 2021-2025, l’inflation est restée en dessous de 3,6 % (en 2025, environ 3,3 %).
Les principaux équilibres économiques ont été préservés, et le déficit budgétaire ainsi que la dette publique ont été gérés de manière responsable, restant dans les limites autorisées, ce qui a contribué à consolider la stabilité à moyen terme.
En 2025, le Vietnam a enregistré une croissance du PIB à environ 8 %, avec une moyenne de 6,3 % sur la période, se situant parmi les plus élevées de la région et du monde.
La taille de l'économie est passée de 346 milliards USD en 2020 à environ 510 milliards USD en 2025, plaçant le Vietnam au 32ᵉ rang mondial.
Le PIB par habitant a dépassé 5 000 USD, inscrivant le pays dans la catégorie des revenus intermédiaires supérieurs, l’une des grandes étapes fixées par le XIIIᵉ Congrès du Parti.
Nous avons maintenu un excédent commercial pour la dixième année consécutive (en 2025, l’excédent commercial a dépassé 21 milliards USD).
Le déficit budgétaire et la dette publique sont restés dans les limites sûres (la dette publique a diminué à environ 36 % du PIB en 2025, alors que la limite autorisée étant de 60 % du PIB).
Pendant la période 2021-2025, l’inflation est restée en dessous de 3,6 % (en 2025, environ 3,3 %).
Les principaux équilibres économiques ont été préservés, et le déficit budgétaire ainsi que la dette publique ont été gérés de manière responsable, restant dans les limites autorisées, ce qui a contribué à consolider la stabilité à moyen terme.
En 2025, le Vietnam a enregistré une croissance du PIB à environ 8 %, avec une moyenne de 6,3 % sur la période, se situant parmi les plus élevées de la région et du monde.
La taille de l'économie est passée de 346 milliards USD en 2020 à environ 510 milliards USD en 2025, plaçant le Vietnam au 32ᵉ rang mondial.
Le PIB par habitant a dépassé 5 000 USD, inscrivant le pays dans la catégorie des revenus intermédiaires supérieurs, l’une des grandes étapes fixées par le XIIIᵉ Congrès du Parti.
Nous avons maintenu un excédent commercial pour la dixième année consécutive (en 2025, l’excédent commercial a dépassé 21 milliards USD).
Le déficit budgétaire et la dette publique sont restés dans les limites sûres (la dette publique a diminué à environ 36 % du PIB en 2025, alors que la limite autorisée étant de 60 % du PIB).
Le secteur touristique a fortement rebondi, accueillant plus de 21,5 millions de visiteurs internationaux en 2025.
Le secteur des entreprises étatiques continue de jouer son rôle clé ; le secteur privé a nettement progressé, devenant « le moteur le plus important de l’économie nationale », conformément à l’esprit de la Résolution no 68-NQ/TW du Bureau Politique.
Les investissements directs étrangers (IDE) demeurent un point fort, avec 185 milliards de dollars enregistrés sur la période 2021-2025 et des décaissements atteignant 27,62 milliards de dollars en 2025, ce qui est le niveau le plus élevé en cinq ans.
Ces résultats traduisent la confiance des investisseurs internationaux, tout en posant l’exigence d’améliorer la qualité de la croissance et l’efficacité de ses retombées.
(Cependant, les principaux défis à venir résident dans la transition vers une croissance davantage fondée sur la productivité, la qualité et l’efficacité de l’allocation des ressources).
Deuxièmement, des percées stratégiques sont mises en œuvre simultanément autour de trois piliers : les institutions et l’organisation administrative, les infrastructures et les ressources humaines, entraînant une transformation du modèle de développement.
Le passage progressif d’une logique de « gestion » à celle de « création des conditions du développement », notamment depuis la Résolution no 66-NQ/TW du Bureau Politique, contribue à lever des blocages persistants, à mobiliser les ressources et à améliorer l’environnement d’investissement et d’affaires. Les réformes de l’appareil administratif et de la gouvernance locale, associées à une décentralisation accrue, renforcent l’autonomie locale, rationalisent l’organisation et réduisent progressivement les coûts de conformité.
Dans le domaine des infrastructures, l’accent est mis sur la cohérence et l’interconnexion des ouvrages stratégiques (autoroutes, aéroports, ports, chemins de fer, centres financiers, zones de libre-échange…), afin d’élargir l’espace de développement et de soutenir une croissance de long terme, avec une participation croissante du secteur privé. Les infrastructures sociales et numériques sont également développées de manière plus coordonnée, favorisant la transformation numérique et l’amélioration des services publics. Les ressources humaines sont placées au cœur des priorités, notamment dans les technologies clés et les nouveaux métiers, avec des progrès initiaux en matière de productivité, (bien que le défi demeure d’adapter davantage la formation aux besoins réels de l’économie).
Le secrétaire général du PCV To Lam, le président Luong Cuong, le Premier ministre Pham Minh Chinh et le président de l’Assemblée nationale Tran Thanh Man participent à la conférence.
Le secrétaire général du PCV To Lam, le président Luong Cuong, le Premier ministre Pham Minh Chinh et le président de l’Assemblée nationale Tran Thanh Man participent à la conférence.
Troisièmement, les domaines de la culture, du social et de l’environnement connaissent des évolutions nettes tant sur le plan des perceptions que des actions, contribuant directement à l’amélioration de la qualité de vie de la population et au renforcement des bases du développement durable.
La préservation et la valorisation du patrimoine culturel sont abordées de manière plus proactive et créative, en lien avec le développement des industries culturelles et de l’économie créative.
De nombreux patrimoines et documents ont été inscrits par l’UNESCO ; des activités culturelles, artistiques et sportives d’envergure, organisées de façon professionnelle, contribuent à créer des produits et services à forte valeur ajoutée et à large rayonnement social, tout en renforçant le soft power national.
Les grands événements politiques et historiques sont organisés avec solennité et efficacité, non seulement à des fins commémoratives, mais aussi pour raviver le patriotisme, consolider le grand bloc de l’unité nationale et, surtout, renforcer la confiance de l’ensemble de la société.
Selon les évaluations internationales, l’indice de développement humain continue de progresser et l’indice de bonheur connaît une hausse marquée (37 places gagnées, passant du 83e rang en 2000 au 46e en 2025), reflétant des avancées substantielles de la qualité de vie au-delà des seuls revenus.
Les politiques de protection sociale sont mises en œuvre de manière globale et cohérente, avec un niveau de dépenses élevé (17 % des dépenses budgétaires totales) afin de « ne laisser personne de côté ». Les objectifs d’éradication de l’habitat précaire ont été atteints par anticipation ; le logement social s’est fortement développé (334 000 logements, dont plus de 100 000 appartements en 2025) ; le taux de pauvreté multidimensionnelle a reculé rapidement (à seulement 1,3 %), affirmant la priorité constante de l’État en faveur de l’être humain, notamment des personnes vulnérables et de l’équité sociale.
Dans l’éducation et la santé, de nombreuses orientations à portée durable ont été déployées : exemption et aides aux frais de scolarité dans l’enseignement général, construction de nouvelles écoles, renforcement des investissements éducatifs dans les zones défavorisées et frontalières, ainsi que consolidation du système de santé, visant à la fois à résorber des retards persistants et à préparer les bases d’une amélioration globale et durable des soins de santé pour la population.
La protection de l’environnement, la gestion des ressources et l’adaptation au changement climatique sont davantage prises en compte dans la gestion et la conduite de l’action publique.
Face à des catastrophes naturelles de plus en plus extrêmes, la direction unifiée du ressort central jusqu’aux échelons de base, ainsi que la mobilisation à la fois du budget de l’État et des ressources de la société, ont permis de limiter les dégâts, de stabiliser rapidement la vie de la population et de rétablir la production, illustrant clairement le rôle moteur, la responsabilité et le caractère humaniste de l’État et du gouvernement.
Quatrièmement, la science et la technologie, l’innovation et la transformation numérique sont mises en œuvre avec détermination, devenant progressivement de nouveaux piliers du modèle de développement du pays.
Les politiques de soutien à la science, à la technologie, à l’innovation et à la transformation numérique sont déployées de manière plus cohérente et plus structurée.
Le système national d’innovation et l’écosystème des start-up se précisent davantage, avec une articulation étroite entre l’État, les entreprises et les établissements de recherche.
La mise en service du Centre national d’innovation et du Centre national de données illustre une nouvelle approche de l’organisation, de la mobilisation et de la coordination des ressources d’innovation à l’échelle nationale ; elle contribue également à la création de certaines organisations scientifiques et technologiques aux normes internationales et à la promotion de projets et de coopérations dans les domaines des technologies nouvelles et des technologies de base.
L’Indice mondial de l’innovation 2025 classe le pays au 44ᵉ rang sur 139.
La transformation numérique, associée à la réforme administrative, est intensifiée selon une approche centrée sur les citoyens et les entreprises ; la construction d’un Gouvernement numérique, de citoyens numériques et d’une société numérique entre progressivement dans une phase plus concrète.
Le Projet 06 apporte des changements fondamentaux dans la fourniture des services publics, permettant d’économiser environ 3 000 milliards de dongs de coûts sociaux chaque année ; l’indice de gouvernement électronique a progressé de 15 places par rapport à 2020, atteignant le 71ᵉ rang sur 193, ce qui témoigne d’avancées notables en matière de gouvernance numérique. (Cependant, ces résultats n’en sont qu’à un stade initial ; la transformation numérique et l’innovation ne se diffusent pas encore de manière uniforme.
Le défi à venir est de passer d’un déploiement extensif à une amélioration de l’efficacité et de la profondeur, afin que la science, la technologie et la transformation numérique deviennent réellement les principaux moteurs de l’augmentation de la productivité, de la compétitivité et de la qualité de la croissance).
Les dirigeants du Parti et de l’État vietnamiens participent à la Conférence.
Les dirigeants du Parti et de l’État vietnamiens participent à la Conférence.
Les dirigeants du Parti et de l’État vietnamiens participent à la Conférence.
Les dirigeants du Parti et de l’État vietnamiens participent à la Conférence.
Des représentants des directions des commissions, ministères et organismes du Vietnam participent à la Conférence.
Des représentants des directions des commissions, ministères et organismes du Vietnam participent à la Conférence.
Cinquièmement, le potentiel de défense et de sécurité continue d’être renforcé de manière globale, créant une base solide pour la stabilité politique et le développement du pays dans un contexte de fortes fluctuations de l’environnement sécuritaire régional et international.
La sécurité politique est maintenue ; le dispositif de défense nationale de tout le peuple, la sécurité populaire et le « front du cœur du peuple » sont consolidés, illustrant le lien étroit entre la mission de défense de la Patrie et le renforcement de la confiance sociale.
La construction des forces armées révolutionnaires, régulières, d’élite et modernes est menée de façon ciblée ; les ressources consacrées à la défense et à la sécurité sont accrues, avec une priorité accordée aux domaines stratégiques et de long terme, montrant une préparation proactive et anticipée.
L’ordre et la sécurité publics sont assurés ; en 2025, la criminalité portant atteinte à l’ordre social a diminué de plus de 24 %.
Les actions en matière de sécurité routière et de prévention des incendies et explosions sont déployées de manière coordonnée, contribuant à un environnement de vie et d’affaires sûr.
La diplomatie de défense et de sécurité est intensifiée de manière proactive et concrète, au service de la protection anticipée de la Patrie et du maintien d’un environnement pacifique pour le développement.
Les forces armées continuent de jouer un rôle de premier plan dans la prévention et la lutte contre les catastrophes naturelles, les opérations de secours et de sauvetage, ainsi que dans les missions de maintien de la paix internationale, renforçant ainsi le prestige et la position de Viet Nam.
Sixièmement, la diplomatie et l’intégration internationale demeurent un point fort, contribuant au maintien d’un environnement pacifique et stable et à l’élargissement de l’espace de développement du pays.
Les relations avec les partenaires stratégiques et les partenaires globaux sont étendues et approfondies, avec une articulation étroite entre politique, économie, défense-sécurité et échanges culturels.
La diplomatie économique est déployée de manière proactive et concrète, directement au service du développement ; pour la seule année 2025, près de 350 accords et engagements de coopération ont été signés, permettant d’attirer des ressources, d’élargir les marchés et de renforcer la résilience de l’économie.
Le rôle, la position et la responsabilité internationale du Vietnam continuent d’être affirmés au sein des mécanismes multilatéraux régionaux et mondiaux, contribuant à renforcer sa crédibilité ainsi que sa capacité à participer à la définition des règles du jeu.
Le réseau diplomatique ne cesse de s’élargir et de s’équilibrer, avec des relations établies avec 195 pays, dont 42 partenaires globaux et stratégiques, illustrant clairement une politique étrangère indépendante, autonome, fondée sur la multilatéralisation et la diversification, en adéquation avec les exigences du développement national dans le nouveau contexte.
Septièmement, les travaux de construction du Parti et du système politique continuent d’être intensifiés dans un esprit de fermeté, de continuité et d’innovation, contribuant directement au renforcement de la capacité de direction du Parti et de l’efficacité du fonctionnement de l’État. La réorganisation et la rationalisation de l’appareil organisationnel en 2025 ne visent pas seulement à réduire les échelons et à remédier aux chevauchements, mais surtout à améliorer la performance, l’efficience et l’efficacité de la gouvernance, afin de répondre aux exigences du développement dans une nouvelle phase.
La lutte contre la corruption, le gaspillage et les pratiques négatives demeure un point saillant, mise en œuvre de manière résolue et coordonnée, dans l’esprit de « sans zone interdite ni exception », contribuant ainsi au renforcement de la discipline, de l’ordre et de la confiance sociale.
En particulier, cette lutte est de plus en plus associée au traitement des goulets d’étranglement structurels de l’économie, ainsi qu’à la correction des insuffisances en matière de gestion, notamment dans les secteurs des finances et de la banque, des ressources naturelles et des grands projets d’investissement.
Le traitement de cinq banques en difficulté, la levée des blocages affectant des projets déficitaires de longue durée ainsi que de nombreux projets énergétiques majeurs témoignent d’un changement d’approche, passant du traitement isolé des violations à la mobilisation et à la libération des ressources au service du développement.
Concrètement, près de 1 200 projets, d’une valeur totale d’environ 675 000 milliards de dongs, ont été débloqués et remis en activité ; près de 3 000 projets en suspens font actuellement l’objet d’un examen et d’une classification en vue d’un traitement de fond, afin d’éviter les pertes, le gaspillage et la prolongation de l’immobilisation des ressources.
Huitièmement, les autorités ont présidé et coordonné l’élaboration des grandes orientations et décisions du Comité central, du Bureau Politique et de l’Assemblée nationale, notamment les rapports et propositions soumis chaque année et tous les cinq ans sur le développement socio-économique ; les résolutions stratégiques et structurantes du Bureau Politique ; ainsi que les résolutions de l’Assemblée nationale relatives aux mécanismes et politiques spécifiques destinés à mettre en œuvre ces orientations.
Elles ont également adopté des décisions majeures concernant la construction de la ligne ferroviaire à grande vitesse Nord–Sud, des lignes ferroviaires de connexion avec la Chine, ainsi que des réseaux de transport ferroviaire urbain à Hanoï et à Hô Chi Minh-Ville.
Sur la base d’évaluations objectives et de données concrètes, vérifiables, il est possible d’affirmer que, dans un contexte mondial marqué par de fortes incertitudes, où les difficultés et les défis l’emportent sur les opportunités et les avantages, le Vietnam a non seulement préservé la stabilité, y compris la stabilité macroéconomique, mais a également enregistré des résultats globalement positifs dans l’ensemble des domaines.
Ces acquis contribuent à consolider et à renforcer la confiance, ainsi que la vie spirituelle et matérielle de la population, tout en rehaussant la position et la crédibilité du pays sur la scène internationale, créant ainsi l’élan, les ressources, la dynamique et les fondations nécessaires pour les années à venir, notamment en vue de l’objectif d’une croissance économique à deux chiffres dans la prochaine période.
Au nom de la direction du Parti et de l’État, je tiens à féliciter le gouvernement, le Premier ministre, les Comités du Parti et les autorités à tous les niveaux, les organisations de masse, la communauté des entreprises, les cadres, les membres du Parti, l’ensemble de la population, les forces armées du pays ainsi que nos compatriotes à l’étranger, pour leurs efforts soutenus et les résultats et réalisations obtenus en 2025, et tout particulièrement au cours de la période 2021–2025.
Le Secrétaire général du PCV To Lam, le Président de la République Luong Cuong, le Premier ministre Pham Minh Chinh, le Président de l’Assemblée nationale Tran Thanh Man, le Permanent du Secrétariat du Comité central du PCV Tran Cam Tu et le Vice-Premier ministre permanent Nguyen Hoa Binh assistent à la conférence.
Le Secrétaire général du PCV To Lam, le Président de la République Luong Cuong, le Premier ministre Pham Minh Chinh, le Président de l’Assemblée nationale Tran Thanh Man, le Permanent du Secrétariat du Comité central du PCV Tran Cam Tu et le Vice-Premier ministre permanent Nguyen Hoa Binh assistent à la conférence.
Chers camarades,
Parallèlement aux résultats obtenus, dans un esprit de lucidité et d’évaluation objective de la réalité, il convient de reconnaître avec sérieux que les insuffisances, les limites et les défis demeurent nombreux, certains persistants, d’autres nouvellement apparus, reflétant les blocages structurels du modèle de développement et du système de gouvernance nationale. Je voudrais en évoquer huit principales.
Premièrement, si la stabilité macroéconomique est globalement maintenue, des risques subsistent dans un contexte de marges de manœuvre budgétaires et monétaires de plus en plus restreintes.
Certains marchés clés, tels que l’immobilier, les obligations d’entreprises et les marchés d’actions, continuent de fonctionner de manière imparfaite, marqués par une attitude prudente et des comportements spéculatifs.
Deuxièmement, la croissance repose encore largement sur l’expansion des facteurs entrants, en particulier l’investissement et l’exploitation foncière, tandis que la productivité du travail, la productivité globale des facteurs (PGF/TFP) et la teneur technologique progressent lentement.
Les liens entre le secteur à capitaux étrangers (IDE) et les entreprises nationales demeurent faibles ; l’industrie de soutien se développe lentement ; l’innovation ne se diffuse pas de manière homogène.
Par conséquent, certaines localités affichent une croissance élevée mais peu durable, restant dépendantes de projets isolés et de ressources à court terme ; certaines éprouvent même encore des hésitations dans la définition de leurs objectifs de croissance.
Troisièmement, le décaissement des investissements publics est lent et leur efficacité demeure limitée (ce qui se traduit par un coefficient ICOR élevé, atteignant près de 6, alors que les pays ayant réussi leur industrialisation se situent autour de 3) ; le gaspillage dans la gestion du foncier, des ressources naturelles et des actifs publics reste important.
De nombreux projets s’éternisent, voient leurs coûts augmenter et affichent une faible rentabilité, révélant des insuffisances dans la préparation des projets, la hiérarchisation des priorités et les mécanismes de responsabilité.
Plusieurs projets disposent des financements mais ne peuvent être mis en œuvre en raison de difficultés liées au foncier, d’ajustements de planification ou de modifications de conception.
La mobilisation des ressources privées se heurte encore à des obstacles, en raison d’un environnement juridique risqué et de coûts de conformité élevés.
Quatrièmement, le système juridique demeure fragmenté et manque de cohérence, malgré les efforts considérables consentis.
Les procédures administratives, notamment dans les domaines du foncier, de l’investissement, de la construction et de l’environnement, restent lourdes et prolongées, augmentant les coûts et les risques pour les entreprises.
Certains projets nécessitent plusieurs années pour achever les formalités, chaque étape relevant d’une autorité différente, sans mécanisme de responsabilité globale.
Plus préoccupant encore, certaines réglementations ne suivent pas l’évolution de la réalité, faussant les signaux de prix et accroissant les risques pour les entreprises (par exemple, la publication tardive et déconnectée du marché des prix des matériaux de construction expose les entrepreneurs à des pertes ou à des difficultés lors des règlements et contrôles).
Cela reflète une conception institutionnelle et une gestion publique encore passives, ainsi qu’un fonctionnement du marché non conforme aux principes de l’économie de marché.
Les capacités d’organisation et de mise en œuvre des politiques demeurent inégales, il subsiste encore, chez une partie des cadres, des comportements d’évitement, de renvoi de responsabilités et de crainte d’assumer leurs responsabilités.
Le retard dans la levée des goulets d’étranglement institutionnels et dans l’amélioration du fonctionnement du marché risque d’affaiblir les moteurs de l’investissement à long terme et de freiner une reprise économique durable.
Cinquièmement, la réorganisation et la rationalisation de l’appareil administratif, ainsi que la mise en œuvre du modèle de gouvernance locale à deux niveaux, restent hésitantes et inégales dans certaines régions, entraînant des retards dans la gestion et des difficultés pour les citoyens et les entreprises.
La décentralisation et la délégation des pouvoirs ne vont pas de pair avec l’allocation des ressources et le renforcement des capacités des agents, créant un décalage entre les compétences attribuées et la capacité réelle de mise en œuvre.
Tổng Bí thư Tô Lâm. (Ảnh: TRẦN HẢI)
Tổng Bí thư Tô Lâm. (Ảnh: TRẦN HẢI)
Le défi fondamental de la période à venir ne réside pas dans le manque de ressources ni dans l’instabilité extérieure, mais principalement dans la qualité des institutions, les capacités de mise en œuvre et la vitalité du modèle de développement. Il s’agit à la fois d’une pression et d’un moteur de réforme, à condition d’être correctement identifiés et de faire l’objet d’actions résolues. La nouvelle phase exige un passage résolu de la simple mise en place de fondations à une accélération en termes de qualité et d’échelle, de la gestion au coup par coup à des réformes structurelles, et d’une gouvernance de court terme à la création de moteurs de long terme ; c’est à ce prix que l’on pourra restaurer la confiance du marché, libérer les ressources sociales et conduire le pays vers une ère de développement plus rapide, plus durable et hautement compétitive, dans un contexte de concurrence plus intense.
Sixièmement, le pays fait encore face à une pénurie de ressources humaines hautement qualifiées, en particulier dans des secteurs clés tels que les hautes technologies, les semi-conducteurs, l’intelligence artificielle et les infrastructures stratégiques.
La qualité de la formation et son adéquation avec les besoins du marché du travail présentent encore un écart significatif, aggravant la situation paradoxale de pénurie et de surplus de main-d’œuvre.
Septièmement, la pollution environnementale, les embouteillages et la surcharge des infrastructures dans les grandes villes n’ont pas été traités de manière structurelle.
L’adaptation au changement climatique demeure passive dans certaines zones ; la gestion des ressources et la protection de l’environnement ne suivent pas le rythme de l’urbanisation et de l’industrialisation, accroissant les risques d’un développement non durable.
Huitièmement, l’ordre et la sécurité publics dans certaines zones comportent encore des facteurs de complexité latente ; la criminalité de haute technologie, les escroqueries transfrontalières et les menaces à la cybersécurité sont en hausse, posant de nouveaux défis à la gestion publique et à la protection de la société dans l’environnement numérique.
Les insuffisances et limites susmentionnées montrent que le défi fondamental de la période à venir ne réside pas dans le manque de ressources ni dans l’instabilité extérieure, mais principalement dans la qualité des institutions, les capacités de mise en œuvre et la vitalité du modèle de développement.
Il s’agit à la fois d’une pression et d’un moteur de réforme, à condition d’être correctement identifiés et de faire l’objet d’actions résolues.
La nouvelle phase exige un passage résolu de la simple mise en place de fondations à une accélération en termes de qualité et d’échelle, de la gestion au coup par coup à des réformes structurelles, et d’une gouvernance de court terme à la création de moteurs de long terme ; c’est à ce prix que l’on pourra restaurer la confiance du marché, libérer les ressources sociales et conduire le pays vers une ère de développement plus rapide, plus durable et hautement compétitive, dans un contexte de concurrence plus intense.
II. ORIENTATIONS ET MISSIONS POUR 2026
L'année 2026 marque le début d'une nouvelle phase de développement, liée à la mise en œuvre de la Résolution du XIVe Congrès national du Parti et du Plan de développement socioéconomique pour la période 2026-2030.
Il s'agit d'une année charnière qui façonnera le modèle de développement et la trajectoire de croissance à long terme du pays.
L'objectif d'une croissance du PIB de 10 % ou plus représente un défi majeur.
Dans un contexte où les moteurs de croissance traditionnels s'essoufflent et où les limites en termes de productivité, de qualité de croissance et de compétitivité deviennent manifestes, les méthodes du passé ne répondent plus aux exigences nouvelles.
Par conséquent, la période à venir exige un renouvellement fondamental de la pensée en matière de développement, des modes de gouvernance et d'allocation des ressources, ainsi qu'une décentralisation et une délégation de pouvoirs fortes, portées par des réformes suffisamment profondes, puissantes et résolues.
Dans cet esprit, nous devons à la fois résoudre efficacement les problématiques immédiates pour créer une dynamique de croissance, et entreprendre des réformes stratégiques à long terme pour transformer notre modèle de développement. Je mets l'accent sur sept orientations, missions et solutions clés pour la période à venir :
Premièrement, se concentrer sur la suppression des goulots d'étranglement et des insuffisances institutionnelles afin de libérer les ressources actuellement entravées.
Il est impératif d'opérer une transition forte et substantielle d'une pensée de « gestion » vers une pensée de « facilitation du développement », en veillant à ce que chaque mission soit confiée à une autorité responsable unique, mettant ainsi fin à l'inertie et aux dérobades ; tout retard dans ces déblocages freinerait la croissance dès le début du mandat. Parallèlement à cela, nous devons être déterminés à maintenir la stabilité macroéconomique, à contrôler l'inflation et à garantir les grands équilibres ; piloter les politiques budgétaire et monétaire de manière étroite, flexible et technocratique, sur la base des principes de marché, tout en évitant l'abus de mesures administratives.
Il convient de gérer les taux d'intérêt et les taux de change de manière appropriée, de restructurer le crédit en faveur de la production, des affaires et des secteurs prioritaires, et de limiter la spéculation ainsi que les activités non productives.
Continuer d'améliorer vigoureusement l'environnement de l'investissement et des affaires ; élargir la décentralisation et la délégation de pouvoirs ; procéder à une révision pour supprimer les procédures superflues, créant ainsi un espace décisionnel et de responsabilité accru pour les cadres et fonctionnaires, tout en réduisant les délais et les coûts de mise en conformité pour les citoyens et les entreprises.
Il faut abandonner définitivement la pensée consistant à « interdire ce que l'on ne peut gérer », protéger rigoureusement les droits de propriété et la liberté d'entreprendre, et interdire formellement tout recours abusif aux inspections, contrôles ou enquêtes à des fins de harcèlement envers les citoyens et les entreprises.
Une attention particulière doit être portée à la stabilité, à la cohérence et à la prévisibilité des politiques, en limitant au maximum les changements brusques, la rétroactivité ou le manque d'uniformité dans l'exécution.
Encourager l'expérimentation de nouveaux mécanismes et modèles (tels que le marché des données ou les actifs cryptés) ; simplifier les procédures administratives sur la base des données numériques sans exiger que les citoyens et les entreprises fournissent de nouveau des documents déjà numérisés. Parallèlement, il faut innover activement dans le travail d'information, de communication et de mobilisation de masse, promouvoir les mouvements d'émulation patriotique et renforcer le consensus social.
Stabiliser et assainir les marchés clés de l'économie, en respectant pleinement les lois de l'économie de marché concurrentielle, les lois de l'offre et de la demande, ainsi que la loi des prix...
Accorder une importance particulière à la stabilisation des marchés ayant un impact systémique tels que l'immobilier (en mettant l'accent sur la planification et le cadre juridique), les obligations d'entreprises, le crédit, les capitaux et les actifs (or, devises étrangères...), afin de garantir un fonctionnement fluide, transparent et sécurisé, prévenant ainsi les risques de contagion et renforçant la confiance des investisseurs, des entreprises et des citoyens.
Dans le même temps, développer un marché des capitaux à moyen et long terme profond, parallèlement à une restructuration durable du marché du crédit, en traitant à la racine les faiblesses des institutions de crédit, les situations d'actionnariat croisé, d'actionnariat occulte et les prêts de complaisance. Étudier un mécanisme de dissolution contrôlée pour les banques fragiles, autoriser la création de nouvelles banques et d'institutions de microfinance, afin de renforcer la compétitivité, la sécurité et la diversité du système financier.
Deuxièmement, transformer fondamentalement le modèle de croissance en s'appuyant sur la productivité et l'innovation. La période à venir doit placer l'amélioration de la productivité, la qualité des ressources humaines, la science, la technologie et l'innovation au cœur de la stratégie de développement, considérant ces éléments comme des conditions sine qua non pour échapper au piège du revenu intermédiaire et maintenir une croissance élevée et durable.
Redéfinir la structure de l’économie en faveur d’une croissance verte, numérique et circulaire, en faisant de la science, de la technologie, de l’innovation et de la transformation numérique les nouveaux moteurs de croissance, tout en renouvelant les moteurs traditionnels, est une priorité stratégique.
Les mécanismes d’encouragement à l’adoption de technologies doivent être fondés sur les résultats et non appliqués de manière uniforme.
L’accent sera mis sur le développement des industries de base et des filières d’excellence, l’intégration de la stratégie « Make in Vietnam », ainsi que l’exploitation efficace de nouveaux espaces de croissance tels que l’économie maritime, l’économie océanique verte, l’économie de l’espace (aérien et souterrain) et l’économie de partage.
L’attraction d’investissements directs étrangers (IDE) doit se faire de manière sélective, en lien avec le transfert, l’apprentissage et l’absorption de technologies, afin de renforcer les capacités endogènes en matière technologique. Le développement d’une base de données nationale « exacte, complète, propre et vivante » doit aller de pair avec la promotion du gouvernement numérique, de l’économie numérique et de la société numérique.
Parallèlement, il s’agit de créer un environnement encore plus favorable pour permettre à l’économie privée de se développer fortement, en faveur de l’émergence de grands groupes privés capables de participer aux infrastructures clés, aux technologies de pointe et aux secteurs stratégiques.
La conférence s’est tenue en présentiel au siège du gouvernement, avec une diffusion en ligne vers 34 provinces et villes relevant du gouvernement central.
La conférence s’est tenue en présentiel au siège du gouvernement, avec une diffusion en ligne vers 34 provinces et villes relevant du gouvernement central.
Troisièmement, la priorité donne aussi à la construction d’infrastructures stratégiques modernes et cohérentes, posant les bases de la compétitivité nationale.
Pour la prochaine période, il est nécessaire de concentrer les ressources sur des projets d’infrastructures stratégiques à fort impact, notamment les axes routiers nationaux, les chemins de fer, les aéroports, les ports maritimes, les infrastructures énergétiques et numériques.
En 2026, une avancée significative doit être obtenue, avec notamment le lancement des principales phases de la ligne à grande vitesse Nord–Sud, l’accélération des lignes Lao Cai – Hanoï – Hai Phong, des métros urbains de Hanoï et de Hô Chi Minh-Ville, ainsi que des autoroutes interrégionales et des maillages locaux.
Il convient également d’assurer la progression des chantiers des aéroports internationaux de Long Thanh et de Gia Binh.
La sécurité énergétique, en particulier dans les énergies propres, doit être garantie sans compromis, il ne doit jamais y avoir de risque de pénurie d’électricité.
Parmi les projets prioritaires figure également la mise en œuvre accélérée des installations énergétiques clés, y compris la centrale nucléaire.
Dans le même temps, le déploiement des infrastructures numériques de nouvelle génération doit être intensifié, avec une couverture étendue de la 5G, la préparation des recherches sur la 6G, le développement de centres de données et une participation progressive aux chaînes de valeur des technologies avancées, notamment par le lancement de projets de fabrication de semi‑conducteurs.
Il est nécessaire de définir une feuille de route pour que le Vietnam rejoigne le groupe des pays leaders en matière de qualité d’infrastructures de télécommunications et de couverture 5G/6G.
Une approche innovante de l’investissement public devra être adoptée, orientée vers le développement, la diffusion et l’effet d’entraînement sur les ressources privées, avec comme objectif de réduire l’ICOR (Indice du capital requis par unité de production) à 4 au cours de la prochaine période.
Quatrièmement, renforcer la capacité de mise en œuvre de l’appareil administratif dans un contexte de décentralisation et de délégation de compétences accrues.
Développer des ressources humaines de haute qualité et élever le niveau global des compétences de l’ensemble de la société.
Il est nécessaire d’articuler étroitement les pouvoirs délégués avec les ressources correspondantes et la responsabilité de rendre compte, afin d’assurer une gouvernance fluide et cohérente du niveau central jusqu’à la base.
Il convient de poursuivre la rationalisation de l’organisation administrative vers un appareil plus léger, plus resserré et plus performant, doté d’une efficacité et d’une efficience accrues ; de renforcer la responsabilité des dirigeants, de resserrer la discipline et l’ordre administratifs, de mettre fin aux attitudes d’évitement et à la crainte de la responsabilité ; d’achever les mécanismes d’évaluation des cadres, de remplacement des personnels défaillants et de valorisation des cadres compétents.
Il importe de mettre en œuvre rigoureusement la Conclusion no 226 du Secrétariat du Comité central du Parti relative au redressement des méthodes de travail et à l’amélioration de l’efficacité du système politique, tout en levant les obstacles au fonctionnement du modèle de gouvernance locale à deux niveaux.
L’accent doit être mis sur le renforcement des capacités des cadres et des membres du Parti à l’échelon local, en particulier dans les communes, quartiers et zones spéciales ; l’année 2026 pourrait ainsi être désignée comme « l’année de l’amélioration de la qualité des cadres de base ».
Des solutions doivent également être mises en place pour exploiter les actifs publics actuellement gaspillés et traiter les bâtiments administratifs devenus excédentaires après les réorganisations, afin de renforcer l’autonomie, la proactivité et l’efficacité de la gouvernance publique.
La stratégie d’éducation-formation doit être alignée avec les besoins du marché du travail et des secteurs technologiques et industriels clés, tout en renforçant les compétences fondamentales de la main-d’œuvre, notamment les compétences numériques.
Il est essentiel d’améliorer la productivité du travail conformément à l’esprit de la Résolution 71 du Bureau Politique, de favoriser la restructuration de la main-d’œuvre et d’augmenter la part des emplois non agricoles. Parallèlement, l’enseignement de l’anglais doit être promu comme seconde langue dans les écoles, et l’intégration de l’intelligence artificielle et de la robotique dans l’éducation générale doit être envisagée progressivement.
Parallèlement, des mécanismes novateurs seront mis en place pour développer les universités nationales, les établissements d'enseignement supérieur d'excellence et les programmes de recherche technologique stratégique, créant ainsi un vivier de ressources humaines pour un développement durable.
Cinquièmement, l'accent sera mis sur le développement global et harmonieux des domaines culturel et social, afin d'améliorer les conditions de vie de la population et de garantir la sécurité sociale.
Il s'agira de poursuivre la préservation, la restauration et la promotion du patrimoine culturel national, tout en développant l'industrie culturelle, notamment le cinéma, le tourisme culturel et les arts du spectacle, considérés comme un nouveau moteur de croissance économique.
Des solutions novatrices pour protéger, prendre en charge et améliorer la santé de la population seront mises en œuvre efficacement, conformément à la résolution 72 du Politburo.
L'objectif est de construire plus de 110 000 logements sociaux d'ici 2026 et d'atteindre le million d'unités d'ici 2028, soit avant la date prévue ; 248 établissements scolaires multi-niveaux seront également construits dans les communes frontalières.
Sixièmement, une adaptation proactive au changement climatique sera mise en œuvre, ainsi que la prévention et l'atténuation des catastrophes naturelles, et le renforcement de la gestion des ressources et de la protection de l'environnement.
Il convient de renforcer les capacités de prévision, d'alerte et de réponse aux catastrophes naturelles, notamment les crues soudaines, les glissements de terrain et les phénomènes météorologiques extrêmes.
Il est essentiel d'accélérer la mise en place et la finalisation de la base de données nationale foncière et immobilière, contribuant ainsi à une gestion efficace des ressources et au développement d'un marché transparent.
Il est impératif de s'attaquer en profondeur à la pollution environnementale, en particulier dans les grandes zones urbaines ; de mettre en œuvre efficacement des programmes d'adaptation au changement climatique dans le delta du Mékong et des programmes de prévention et de lutte contre les inondations, les glissements de terrain et la sécheresse au Centre, dans les Hauts Plateaux du Centre et au Nord.
Parallèlement, il est crucial d'exploiter efficacement les ressources en terres rares pour soutenir le développement de nouvelles industries, tout en protégeant l'environnement et en promouvant un développement durable.
Septièmement, il est impératif de consolider fermement la défense et la sécurité nationales, de maintenir l'ordre et la sécurité publics, et de mener une politique étrangère indépendante, autonome, multilatérale et diversifiée, créant ainsi un environnement pacifique et stable propice au développement national.
Il est nécessaire de poursuivre la construction d'un système de défense nationale robuste, d'une posture militaire et régionale solide, et de développer une industrie de défense et de sécurité autonome, à double usage et moderne, renforçant ainsi la puissance globale des forces armées.
Il faut garantir la sécurité absolue des grands événements politiques, notamment le XIVe Congrès national du Parti et les élections à la XVIe législature de l’Assemblée nationale et aux Conseils populaires à tous les niveaux pour le mandat 2026-2031 ; et renforcer la protection des secrets d’État, en particulier dans le cyberespace et durant la transformation numérique.
Parallèlement, il est indispensable de promouvoir la diplomatie économique et technologique, en intégrant étroitement la défense et la sécurité au développement économique ; de se préparer pleinement à accueillir avec succès la Conférence de l’APEC 2027 ; et de continuer à œuvrer efficacement pour la protection des citoyens, promouvoir la diplomatie culturelle, la diplomatie entre les peuples et la diplomatie scientifique et technologique, renforçant ainsi le rayonnement et le prestige internationaux du Vietnam.
Vue générale de la Conférence.
Vue générale de la Conférence.
Chers camarades,
Ces dernières années, notre Parti, nos armées et notre peuple se sont unis et ont œuvré sans relâche pour surmonter les difficultés et les défis, réalisant ainsi de nombreux progrès importants.
L’expérience a démontré que plus la situation est difficile, plus la volonté, la résilience et l’esprit d’unité de notre nation se forgent et se développent.
Il est possible d'affirmer qu'à ce jour, le pays a rassemblé suffisamment de force, d'élan, de volonté et de détermination pour entrer dans une ère de développement national prospère et florissant.
De nouvelles perspectives s'ouvrent, mais elles ne se concrétiseront que par l'effort et l'action. Je suis convaincu que le gouvernement, les ministères, les départements et les collectivités locales, de concert avec l'ensemble du Parti, l'ensemble du peuple et l'ensemble des forces armées, continueront de s'unir, d'agir avec détermination et le plus grand sens des responsabilités, et d'atteindre les objectifs fixés pour 2026 et les années suivantes.
À l'occasion du Nouvel An 2026 et de l'Année du Cheval qui approche, au nom des dirigeants du Parti et de l'État, je tiens à souhaiter à tous les dirigeants, délégués, compatriotes, camarades et soldats du pays une Nouvelle Année placée sous le signe de la santé, du bonheur, de la paix, de la prospérité et de nombreuses victoires.
Je vous remercie de votre attention !
Publication : le 8 janvier 2026
Dessin : Xuan Bach & Hoang Linh
Photos : Tran Hai