Adoptée à un moment où le pays entre dans une nouvelle phase de développement, marquée par des exigences accrues en matière de croissance rapide et durable, la Résolution n° 80-NQ/TW du Bureau politique définit une orientation stratégique visant à articuler étroitement les dimensions économique, politique et sociale avec la culture et le développement humain.

La Résolution affirme en particulier que le développement culturel et humain constitue le socle, une ressource endogène essentielle, un puissant moteur, un pilier ainsi qu'un facteur régulateur du développement durable du Vietnam.

Elle souligne également la nécessité de promouvoir la tradition patriotique, la résilience, l'intelligence, l'esprit d'autonomie de la nation, tout en valorisant l'éthique, le talent, la créativité et l'aspiration à contribuer à la prospérité, à la civilisation et au bonheur du peuple, ainsi qu'au rayonnement de la nation vietnamienne dans la nouvelle ère.

LA FORCE DES PASSERELLES RELIANT LE VIETNAM AU MONDE

En définissant avec clarté les orientations destinées à promouvoir le développement humain au Vietnam selon de nouvelles références et de nouvelles normes, la Résolution n° 80-NQ/TW du Bureau politique revêt une portée qui dépasse les impératifs immédiats pour s'inscrire dans une vision stratégique de long terme.

Elle constitue ainsi un cadre de référence pour la formation et le développement des Vietnamiens dans le contexte actuel, en particulier dela communauté vietnamienne à l’étranger.

Dans une approche particulièrement novatrice, la Résolution n° 80-NQ/TW souligne que la diffusion des valeurs de la langue et de la culture vietnamiennes, non seulement au sein de la diaspora mais également auprès des peuples du monde, contribue à renforcer le soft power du Vietnam.

Les efforts déployés pour préserver et promouvoir la langue vietnamienne à l'étranger doivent beaucoup au dévouement de milliers d'enseignants et de bénévoles issus de la communauté vietnamienne à l’étranger, présents en Europe, dans les Amériques, en Asie et dans de nombreuses autres régions du monde.

Par leur engagement constant, ils contribuent, aujourd'hui comme demain, à transmettre et à faire rayonner la langue vietnamienne auprès des générations de Vietnamiens nées et élevées à l'étranger.

Dans certains pays, le vietnamien est désormais officiellement enseigné comme langue étrangère dans le système d'enseignement général.

Cette reconnaissance contribue de manière significative à préserver la langue vietnamienne et l'identité culturelle nationale auprès des jeunes Vietnamiens résidant à l’étranger.

Préserver la culture vietnamienne à travers les cours de vietnamien à l'étranger

En repensant à plus de dix années consacrées à l'enseignement du vietnamien en Malaisie, Nguyen Thi Lien, l'une des cinq Vietnamiens de l'étranger distingués lors du concours « Ambassadeurs de la langue vietnamienne à l'étranger », organisé par le Comité d'État chargé des Vietnamiens résidant à l'étranger et le ministère des Affaires étrangères, ne peut oublier l'année 2023, marquée par la première édition de ce concours.

Le 8 septembre 2023, à l'occasion de la Journée d'honneur de la langue vietnamienne, lors du gala « Notre chère langue maternelle », organisé  au Centre des arts Au Co à Hanoï, Nguyen Thi Lien est montée sur scène, vêtue de l'ao dai traditionnel vietnamien.

Elle a eu l'honneur de recevoir des fleurs, un certificat de mérite ainsi que les félicitations de la vice-ministre vietnamienne des Affaires étrangères Le Thi Thu Hang, alors présidente du Comité d'État chargé des Vietnamiens résidant à l'étranger.

Nguyen Thi Lien, l'une des cinq Vietnamiens de l'étranger, distinguée lors du concours « Ambassadeurs de la langue vietnamienne à l'étranger » en 2023.

Nguyen Thi Lien, l'une des cinq Vietnamiens de l'étranger, distinguée lors du concours « Ambassadeurs de la langue vietnamienne à l'étranger » en 2023.

« Ce moment m'a profondément émue ! », se souvient-elle. « Toutes ces années de persévérance passées à enseigner, tous les efforts consacrés à l'organisation d'activités périscolaires... ont enfin été reconnus.

Cette distinction m'a conduite jusqu'à cet honneur et constituait une source de motivation pour poursuivre ma mission : faire rayonner la langue vietnamienne et la culture vietnamienne avec toujours autant d'amour, de passion et de fierté. »

L'histoire de Nguyen Thi Lien a commencé grâce à une amie vietnamienne au caractère bien trempé et au très joli prénom de Huong Lan.

Elle raconte : « Un week-end, Huong Lan est venue chez moi avec son fils de six ans et m'a dit : Je voudrais que tu donnes des cours de vietnamien à Supak. Je tiens absolument à ce que mon fils parle vietnamien. » 

Bien qu'elle connaisse Huong Lan depuis peu, Nguyen Thi Lien n'a pas eu le cœur de refuser : Supak était un petit garçon adorable, du même âge que sa plus jeune fille.

C'est ainsi qu'une petite classe de vietnamien a vu le jour, chaque week-end.

Les élèves étaient Supak, la benjamine de Nguyen Thi Lien et un autre garçon du même âge.

« Les enfants ne venaient pas seulement apprendre le vietnamien. Ils étaient surtout heureux de retrouver leurs amis, d'aller nager, de jouer ou de partager un repas ensemble après les cours. Ce n'était pas vraiment une salle de classe : ils m'appelaient tantôt "tata", tantôt "maîtresse", parfois même "maman". En plus d'enseigner, je faisais aussi office de nounou », raconte-t-elle avec émotion.

En souriant, elle ajoute : « Il m'est arrivé d'expliquer une leçon de la main droite tout en retenant, de la main gauche, l'arrière de mon vêtement pour empêcher les garçons de bondir de leur chaise… »

« J'étais auparavant enseignante de littérature au Vietnam. Pendant douze années consécutives, j'ai enseigné dans le secondaire, transmettant à mes élèves le goût de la littérature et la beauté de la langue vietnamienne. Puis j'ai quitté le Vietnam pour m'installer en Malaisie. Je pensais avoir définitivement tourné la page de l'enseignement… Pourtant, j'ai fini par reprendre ce métier sous une autre forme. À partir de cette petite classe improvisée, j'ai trouvé un nouvel élan lorsque la présidente du Club des femmes vietnamiennes m'a invitée, avec d'autres compatriotes, à créer le Club de langue vietnamienne en Malaisie, en octobre 2016. Depuis, nous poursuivons l'organisation de cours de vietnamien au sein de la communauté, malgré de nombreuses difficultés et épreuves », explique-t-elle.

Nguyen Thi Lien pendant un cours de vietnamien en Malaisie.

Nguyen Thi Lien pendant un cours de vietnamien en Malaisie.

Nguyen Thi Lien pendant un cours de vietnamien en Malaisie.

Nguyen Thi Lien pendant un cours de vietnamien en Malaisie.

Nguyen Thi Lien pendant un cours de vietnamien en Malaisie.

Nguyen Thi Lien pendant un cours de vietnamien en Malaisie.

Plus de dix ans se sont écoulés depuis.

« D'une simple idée naissante, nous sommes parvenus à éveiller chez les enfants l'amour de la langue vietnamienne et de leur pays d'origine grâce à des activités de découverte des traditions, de la gastronomie et de renforcement des liens communautaires. En même temps, nous cultivons chez eux l'identité vietnamienne et entretenons leur attachement à leurs racines », confie Nguyen Thi Lien

Cette évolution est le fruit d’un long cheminement, rendu possible grâce aux efforts et à l’engagement de nombreux Vietnamiens qui œuvrent pour leur communauté et portent un profond attachement à leur pays d’origine.

« Je suis fière d’avoir été présente et d’avoir contribué à cette transformation ! », confie Mme Liên.

À l’image de la classe animée par Mme Lien, Mme Luu Sally, vice-présidente de l’Union des associations des Vietnamiens en Suède, organise également des cours de vietnamien destinés aux enfants et aux adolescents d’origine vietnamienne à l’école Elsa Brandström, dans la ville de Linköping, région d’Östergötland, en Suède.

Installée en Suède depuis plus de dix ans et elle-même mère de famille vietnamienne vivant loin de son pays natal, Mme Luu Sally mesure pleinement l’importance de transmettre la langue maternelle et les valeurs culturelles vietnamiennes aux jeunes générations de la communauté vietnamienne en Suède.

En parallèle de son activité professionnelle, elle consacre une partie de son temps à enseigner le vietnamien aux élèves d’origine vietnamienne des classes de 5e à 3e, afin de préserver leur langue maternelle.

Une fois leurs cours terminés, les élèves d’origine vietnamienne de l’école Elsa Brandström retrouvent avec enthousiasme Mme Luu Sally pour leurs cours de vietnamien.

« Enseigner le vietnamien aux enfants n’est pas une tâche facile », confie Mme Luu Sally.

« Ici, il ne s’agit pas seulement d’apprendre la langue. L’objectif est aussi d’aider les élèves à évoluer naturellement entre leurs deux univers culturels et, surtout, à mieux connaître la culture vietnamienne. »

Mme Luu Sally pendant un cours de vietnamien à Linköping, dans la région d’Östergötland, en Suède.

Mme Luu Sally pendant un cours de vietnamien à Linköping, dans la région d’Östergötland, en Suède.

Au-delà du soutien de la communauté vietnamienne et des membres de l'Union des associations des Vietnamiens en Suède, cette classe de vietnamien bénéficie également d'une reconnaissance particulière de la part de Sabina Carlsson, proviseure adjointe de l'école Elsa Brändström.

Selon Luu Sally, l'établissement, et tout particulièrement Mme Sabina Carlsson, veille à offrir aux élèves les meilleures conditions pour suivre les cours de vietnamien, une langue qui est considérée au même titre que les quinze autres langues enseignées dans l'école.

 Cette reconnaissance leur permet non seulement de mieux s'intégrer dans leur parcours scolaire, mais aussi d'affirmer avec confiance leur identité culturelle vietnamienne.

Lors d'une mission en Suède, profondément émue par les efforts déployés par Luu Sally et ses élèves pour préserver la langue vietnamienne, Vu Thi Huynh Mai, présidente du Comité des Vietnamiens de l'étranger de Hô Chi Minh-Ville, s'est rendue jusqu'à Linköping, dans la région d'Östergötland, afin de visiter cette classe.

En voyant les élèves se presser joyeusement autour de leur enseignante, Mme Vu Thi Huynh Mai a repris à plusieurs reprises cette phrase : « Tant que la langue vietnamienne vivra, la nation vietnamienne vivra elle aussi. »

Très émue, elle a souligné que, où qu'ils vivent dans le monde, les enfants d'origine vietnamienne doivent apprendre et préserver leur langue maternelle, car ils restent avant tout des Vietnamiens.

 Elle a toutefois rappelé que la préservation du vietnamien ne relève pas seulement de la responsabilité de chacun, mais qu'elle nécessite également l'engagement de toute la communauté ainsi que le soutien actif et durable des organisations vietnamiennes, tant au Vietnam qu'à l'étranger.

Le Comité d'État chargé des Vietnamiens résidant à l'étranger, relevant du ministère des Affaires étrangères, a coordonné ses actions avec les ministères, les secteurs concernés et les organismes compétents afin de mettre en œuvre de manière coordonnée plusieurs initiatives.

Celles-ci comprennent notamment l'organisation de stages de perfectionnement pédagogique à l'intention des enseignants de vietnamien vivant à l'étranger, l'élaboration d'une collection d'ouvrages consacrés à la langue vietnamienne ainsi que la fourniture de livres destinés aux communautés vietnamiennes dans plusieurs pays et territoires (Japon, République de Corée, Taïwan (Chine), Autriche, France, République tchèque, Hongrie, Slovaquie, Qatar, etc.).

Des partenariats ont également été établis pour développer un site internet d'enseignement du vietnamien destiné aux Vietnamiens de l'étranger, en coopération avec l'Université des sciences sociales et humaines de l'Université nationale du Vietnam à Hanoï, ainsi que pour produire les émissions « Chào tiếng Việt » et « Dấu ấn Việt Nam » diffusées par la Télévision du Vietnam (VTV).

Diffuser la culture, faire naître l’amour de la patrie

Évoquant son parcours vers la langue vietnamienne, Lanny Phetnion, enseignante de vietnamien au Laos, honorée du titre d’« Ambassadrice de la langue vietnamienne » lors de la cérémonie de clôture de la Journée de promotion de la langue vietnamienne 2024 et du gala Tiếng Việt thân thương (« La langue vietnamienne bien-aimée »), organisés en septembre 2024 par le Comité d’État chargé des Vietnamiens résidant à l’étranger (ministère des Affaires étrangères) en collaboration avec plusieurs partenaires, raconte :

« Ma rencontre avec le vietnamien remonte à ma dernière année de lycée. Après avoir remporté un prix dans un concours d’excellence scolaire, j’ai obtenu une bourse pour intégrer le programme de langue vietnamienne de l’Université nationale du Laos. »

La classe préparatoire de vietnamien destinée aux cadres laotiens enseignée par Lanny Phetnion au Département de langue vietnamienne de l’Université nationale du Laos.

La classe préparatoire de vietnamien destinée aux cadres laotiens enseignée par Lanny Phetnion au Département de langue vietnamienne de l’Université nationale du Laos.

Au début de ses études, la jeune étudiante a longtemps hésité.

« Beaucoup me demandaient : “Pourquoi apprendre le vietnamien ? Est-ce que cette langue te sera vraiment utile ? Trouveras-tu un emploi après tes études ?” », se souvient-elle.

Elle a pourtant choisi de s’inscrire, convaincue que cette langue lui permettrait de mieux découvrir le Vietnam.

« Plus j’apprenais le vietnamien, plus je découvrais la culture, le pays et les habitants du Vietnam. Mon attachement à cette langue n’a cessé de grandir, et j’ai poursuivi mes études avec cette conviction », explique-t-elle.

Après cinq années d’études, Lanny Phetnion est devenue enseignante au Département de langue vietnamienne de l’Université nationale du Laos.

Au fil du temps, le vietnamien est devenu pour elle une langue aussi familière que sa langue maternelle.

En parallèle de son activité d’enseignante, elle multiplie les initiatives pour faire connaître davantage la langue vietnamienne.

Elle présente notamment le journal télévisé en vietnamien sur la Télévision nationale du Laos, assure l’interprétation lors des visites et missions de délégations vietnamiennes au Laos, et anime de nombreux événements bilingues lao-vietnamien.

Plus particulièrement, Lanny Phetnion a fondé un centre d’enseignement du vietnamien au Laos afin non seulement d’enseigner la langue, mais aussi de transmettre au plus grand nombre son amour pour la langue vietnamienne et pour la culture du Vietnam.

Grâce à ses efforts inlassables, début septembre 2024, Mme Lanny Phetnion est devenue l’une des très rares étrangères à être distinguées par le Comité d’État chargé des Vietnamiens résidant à l’étranger, relevant du ministère des Affaires étrangères, en tant qu’« Ambassadrice de la langue vietnamienne », en reconnaissance de sa contribution remarquable à la promotion du vietnamien dans un environnement international.

J’ai commencé à apprendre le vietnamien pour être davantage en contact avec cette langue, mieux connaître la culture, le pays et le peuple vietnamiens. Au fil du temps, mon attachement au vietnamien n’a cessé de grandir, et j’ai finalement choisi de poursuivre l’apprentissage de cette langue étrangère.
Mme Lanny Phetnion, enseignante de vietnamien originaire du Laos

Également enseignante au Département de vietnamien de l’Université des langues de l’Université nationale du Laos, Nguyen Thi Hien, titulaire d’un master en théorie du langage, a suivi un parcours différent.

 Son histoire avec le Laos a commencé lorsqu’elle a rencontré puis épousé un doctorant laotien au Vietnam.

Après avoir surmonté les différences culturelles, elle s’est installée avec son mari à Vientiane en 2002.

Mme Nguyen Thi Hien lors de la cérémonie de célébration de la langue vietnamienne au Laos, en septembre 2024.

Mme Nguyen Thi Hien lors de la cérémonie de célébration de la langue vietnamienne au Laos, en septembre 2024.

Lorsque l’Université nationale du Laos a créé son Département de vietnamien en 2003, Mme Hien a été invitée à y enseigner.

À ses débuts, le département ne disposait d’aucun manuel pédagogique.

À l’occasion de son retour au Vietnam pour le Têt en 2004, elle a pris l’initiative d’acheter des ouvrages destinés à l’enseignement du vietnamien.

Par la suite, elle a obtenu le programme officiel d’enseignement du vietnamien élaboré au Vietnam, qui a servi de base aux enseignants pour concevoir le programme de formation du Département de vietnamien de l’Université nationale du Laos.

Aujourd’hui, Mme Hien consacre principalement son activité à l’enseignement et à la formation des étudiants inscrits en licence de langue vietnamienne. Parallèlement, elle participe activement à l’enseignement du vietnamien aux élèves des classes préparatoires de langue, aux élèves du secondaire et intervient, à l’invitation de nombreuses institutions, administrations et organisations, dans des formations de perfectionnement en vietnamien.

Plus de 20 ans de transmission de la langue et de la culture vietnamiennes au Laos

Bien qu'elle se soit habituée au rythme de vie et à la culture laotienne après y avoir vécu et enseigné le vietnamien pendant plus de vingt ans, Hien garde toujours au fond du cœur une nostalgie vibrante pour son pays natal.

Pour elle, enseigner le vietnamien est une opportunité précieuse de faire rayonner l'histoire et la culture de sa Patrie auprès des enfants de la diaspora, mais aussi des amis étrangers.

« Mes élèves viennent de coins très divers : il y a des enfants d’expatriés vietnamiens, mais aussi de jeunes Laotiens. À travers mes cours, je leur transmets les récits culturels du Vietnam. C’est ma façon d’agir en ambassadrice pour rapprocher notre langue des communautés internationales. » a-t-elle partagé.

La capitale, Vientiane, abrite une communauté de plus de 100 000 Vietnamiens.

Par conséquent, la demande d'apprentissage du vietnamien pour les jeunes générations y est particulièrement forte.

Permettre aux enfants de maîtriser le vietnamien et de préserver leur langue maternelle a toujours été une priorité absolue pour la diaspora locale.

Un ancrage culturel et solidaire

C'est ainsi qu'en 2022, sous le haut patronage du Comité d'État chargé des Vietnamiens de l'étranger, l'Association des Vietnamiens de Vientiane, en partenariat avec la pagode Phat Tich Vientiane, a créé des cours de vietnamien gratuits.

Ces sessions connaissent un vif succès et attirent un grand nombre d'enfants de la communauté.

Au-delà de l'apprentissage des lettres, Hien s'attache à leur transmettre les traditions, les coutumes et l'art de vivre uniques du Vietnam.

Une démarche essentielle pour éveiller en eux l'amour de la patrie, stimuler leur désir de réussite et les inviter à ne jamais oublier leurs racines.

En reconnaissance de ses contributions exceptionnelles à l'enseignement du vietnamien et au rayonnement de la culture vietnamienne au Laos, le président du Laos a remis l'Ordre du Travail de troisième classe à Nguyen Thi Hien, titulaire d'un master.

Par ailleurs, celle-ci s’est illustrée en tant que membre du comité de traduction de la chronique historique « Sur les traces des vestiges historiques de la piste Hô Chi Minh au Laos », un ouvrage de référence salué par les experts et les lecteurs des deux pays.

La docteure Hoang Thi Hong Ha, ethnologue, présidente de l’Association Parfums du Vietnam, membre du Comité exécutif de l’Union Générale des Vietnamiens de France (UGVF) et vice-présidente du Réseau mondial pour l’enseignement du vietnamien, indique :

Comme au Laos, la communauté vietnamienne en France est non seulement une communauté parfaitement intégrée, mais constitue également l’une des communautés les plus dynamiques d’Europe sur le plan de la vie associative.

Ayant vécu et travaillé en France pendant de nombreuses années, la docteure Hoang Thi Hong Ha constate que le besoin de préserver la langue vietnamienne et l’identité culturelle est de plus en plus fort chez les jeunes générations.

« Les cours de vietnamien organisés le week-end, les colonies de vacances consacrées à la langue vietnamienne, la Journée de la langue vietnamienne ainsi que le réseau des enseignants de vietnamien en France contribuent de manière importante à permettre aux jeunes de mieux connaître leurs racines », explique-t-elle.

Saluant l’esprit fondamental de la Résolution n° 80-NQ/TW, qui affirme que, où qu’ils vivent dans le monde, les Vietnamiens de l’étranger demeurent une partie indissociable de la nation vietnamienne, la docteure Hoang Thi Hong Ha estime que ce message constitue une source d’encouragement précieuse pour les communautés vietnamiennes de l'étranger dans leurs efforts pour préserver la langue vietnamienne, la culture nationale et contribuer au développement du Vietnam.

L’enseignement du vietnamien aux enfants vietnamiens de l’étranger contribue non seulement à préserver la langue au sein des communautés expatriées, mais aussi à la faire connaître auprès des populations locales.

Il favorise ainsi le renforcement des liens de solidarité et contribue à l’édification des communautés des Vietnamiens de l’étranger stables, unies et puissantes.

Publication : le 9 juillet 2026
Organisation : Hoang Nhat & Hong Van
Contenu : Khanh Lan,Minh Phuong & Nguyen Hung
Dessin : Khanh Linh
Photos : Journal Nhân Dân, VNA, Internet & photos fournies par les personnages