Le Comité directeur central de lutte contre la corruption, le gaspillage et les pratiques malsaines a tenu le 18 mars à Hanoï une réunion pour examiner la mise en œuvre du programme de travail depuis le début de l’année et définir les priorités pour le premier semestre 2026, sous l’égide de son chef, secrétaire général du Parti To Lam.
Le Comité directeur a constaté qu’à la suite de la 29ᵉ réunion (25 décembre 2025), les Comités du Parti, les organisations du Parti et les autorités ont déployé des efforts soutenus et rigoureux pour mettre en œuvre les conclusions du secrétaire général et le Programme de travail 2026, obtenant des résultats positifs.
Depuis le début de l’année, les organes judiciaires ont engagé 1 151 nouvelles affaires impliquant 2 367 personnes mises en cause, poursuivi 757 affaires (avec 1 847 accusés) et jugé en première instance 604 affaires (avec 1 733 accusés) liées à la corruption, aux crimes économiques et aux abus de fonction.
La Commission centrale de contrôle du Parti a activement conseillé et supervisé la mise en œuvre des nouveaux mécanismes, politiques et grands projets nationaux. Elle a notamment contribué à l’organisation de 22 missions d’inspection sur la direction et le fonctionnement des administrations locales après la mise en place du modèle d’administration à deux niveaux.
Parallèlement, l’Inspection du gouvernement et l’Audit d’État ont concentré leurs activités sur les secteurs à haut risque de corruption et les questions sensibles suscitant l’attention publique.
Le Comité du Parti du gouvernement et le Premier ministre ont également ordonné aux ministères et aux organes placés sous l’autorité centrale de lever les obstacles entravant les projets en retard. À ce jour, 1 023 projets ont été débloqués et ne présentent plus de difficultés majeures.
La communication et la sensibilisation ont été intensifiées, contribuant à un large consensus social, notamment à l’occasion de l’organisation du 14ᵉ Congrès national du Parti.
Pour les mois à venir, le Comité directeur exige de renforcer la direction du Parti dans la lutte contre la corruption, le gaspillage et les pratiques négatives. Il insiste sur la nécessité de traiter les projets en retard, de clarifier les responsabilités et de proposer des solutions spécifiques pour chaque cas, ainsi que d’optimiser l’utilisation des biens publics excédentaires après la réorganisation administrative.
Le Comité directeur a également demandé d’intensifier les inspections, enquêtes et poursuites concernant les affaires graves et complexes suscitant l’intérêt public, notamment l'affaire de « détournement de biens » survenue au ministère de la Santé et dans les organismes connexes ; l'affaire des infractions liées à Truong Son Construction Corporation et à la société de construction 470 concernant l'appel d'offres pour le projet de contournement est de la ville de Buon Ma Thuot…
Dans sa conclusion, le secrétaire général To Lam a salué les efforts accomplis et souligné que 2026, première année de mise en œuvre de la résolution du 14eᵉ Congrès national du Parti, exige une action plus résolue, efficace et durable. Il a insisté sur le principe « dire moins, agir davantage » avec des résultats concrets après chaque réunion.
Il a également appelé à accélérer la réforme institutionnelle, à combler les lacunes juridiques et à renforcer le contrôle du pouvoir dès les premières étapes de mise en œuvre des politiques et projets.
Le Comité du Parti du gouvernement et le Comité du Parti de l'Assemblée nationale coordonneront étroitement leurs efforts et veilleront à la finalisation du dossier soumis à l'Assemblée nationale en vue de l'adoption d'une résolution spéciale visant à institutionnaliser rapidement les directives du Parti relatives au traitement des violations de la loi.
Enfin, il a demandé de promouvoir la réforme administrative et la transformation numérique, notamment par le développement de bases de données nationales interconnectées, afin de limiter les contacts directs et réduire les risques de corruption dans les services publics.
Face aux nouvelles exigences, le Comité directeur central et les comités directeurs locaux devront innover dans leurs méthodes pour concilier efficacement la lutte contre la corruption et le développement socio-économique, a-t-il conclu.