L’exercice de maintien de la paix Vietnam – Inde (VINBAX 2025) a eu lieu le 27 novembre à Mieu Mon, réunissant près de 300 militaires des deux pays appartenant aux unités du génie, du service médical, des équipes cynophiles des gardes-frontières ainsi qu’aux forces aériennes mobilisées pour les hélicoptères.
Les trois scénarios incluaient le secours aux victimes d’un séisme et à l’effondrement de bâtiments, les soins d’urgence et l’évacuation sanitaire aérienne ; le déminage et le transport médical ; ainsi que la dispersion d’une foule accusant des membres des Nations unies d’abus sexuels et la protection de l’unité. Ces situations fictives se déroulaient dans la localité de Faron, une zone sujette aux séismes et aux troubles, située à 120 km au nord-ouest du quartier général du Secteur 2 de la Mission UNAC.
Dans le scénario de secours aux victimes d’un séisme de magnitude 6, les unités du génie ont coordonné leurs efforts avec d’autres forces pour dégager les personnes coincées sous les décombres d’un hôpital effondré. Après reconnaissance et sécurisation du périmètre, les équipes cynophiles se sont avancées en tête pour rechercher et marquer les zones susceptibles d’abriter des victimes.
Les équipes du génie, grâce à un détecteur acoustique, ont repéré un homme et un enfant de 14 mois coincés sous les débris. L’équipe spécialisée a percé le béton et utilisé un vérin hydraulique pour créer un espace, réussissant à sortir le père au bout d’une dizaine de minutes.
L’homme étant grièvement blessé, le commandement de la Mission UNAC a décidé l’évacuation sanitaire par hélicoptère.
L’enfant de 14 mois a ensuite été extrait des décombres, pris en charge médicalement puis remis à ses proches, les soldats n’ayant cessé de le rassurer durant toute l’intervention.
Dans un autre scénario, l’unité du génie procédait à une reconnaissance et à une localisation de mines et d’explosifs à proximité d’un campement où l’UNICEF prévoyait de construire une école pour soutenir la communauté locale.
Les soldats ont détecté un signal correspondant à une mine antipersonnel K58 – un type d’engin impossible à déplacer et nécessitant une destruction sur place. Un périmètre de sécurité a été établi avant l’opération de neutralisation.
Soudain, une détonation a retenti, blessant un officier des Nations unies à la jambe. Celui-ci a été immédiatement secouru puis transporté vers l’arrière, tandis que les autres soldats poursuivaient leur mission.
Ces scénarios, proches des situations réelles, visent à renforcer les capacités de coordination dans les opérations de secours et de sauvetage, tout en consolidant la coopération de défense entre le Vietnam et l’Inde.
Dans le scénario suivant, l’unité du génie devait disperser une foule dont une femme accusait un membre des Nations unies d’agression sexuelle. L’incident a débuté lorsqu’un groupe de personnes s’est rassemblé devant le camp, criant et exigeant de rencontrer le commandement. Les officiers chargés des affaires civiles ont tenté de dialoguer, affirmant que les Casques bleus n’étaient pas liés aux accusations.
Le groupe, composé d’hommes et de femmes, a ensuite appelé d’autres personnes munies de bâtons, exigeant le départ des forces onusiennes, « justice » pour la femme, ainsi que la distribution de vivres.
Ils ont brisé des barrières, insulté les soldats et lancé des projectiles sur le camp, blessant un officier des Nations unies. Les militaires de la Mission se sont regroupés en formation, protégés par des boucliers pare-balles, prêts à recevoir les ordres du commandement.
Les officiers de l’ONU ont proposé une rencontre avec les autorités locales pour négocier. Le groupe de jeunes n’a pas pu fournir de preuves convaincantes, tandis que les Casques bleus ont démontré que les accusations étaient infondées. Les représentants locaux ont ensuite sollicité une aide pour réparer une portion de route menant à une école. L’unité du génie a pris note, rappelant qu’il s’agissait d’une action humanitaire sans lien avec l’accusation.
VINBAX a débuté le 11 novembre et s’est étendu sur près de trois semaines, offrant une formation approfondie aux unités du génie et du service médical, avec des contenus portant sur le traitement des engins explosifs improvisés, la reconnaissance, la construction, l’entretien des routes, des zones d’atterrissage pour hélicoptères, des dépôts de munitions, des postes de garde et des clôtures de protection de bases.
Il s’agit d’une activité annuelle des armées vietnamienne et indienne, organisée six fois jusqu’à présent, dont quatre en conditions réelles. À ce jour, l’Inde est le seul partenaire international du Vietnam à coorganiser cet exercice.