Fusillade à Ottawa: L’assaillant a planifié se rendre en Syrie

Nhân Dân en ligne - L’assaillant Zehaf-Bibeau, un Canadien de 32 ans, était en ville pour booster la procédure de demander son passeport et il a planifié se rendre en Syrie, selon l’autorité canadienne lors d’une conférence de presse, le jeudi 23 octobre.

Les polices canadiennes surveillent le Monument commémoratif de guerre, site de la fusillade, à Ottawa. Photo: Reuters.
Les polices canadiennes surveillent le Monument commémoratif de guerre, site de la fusillade, à Ottawa. Photo: Reuters.

Né à Montréal, avec un père libanais et une mère canadienne, Michael Zehaf-Bibeau a installé à Vancouver ces dernières années. Il ne figurait pourtant pas sur la liste des quelque 90 personnes à haut risque sur lesquelles la police canadienne enquêtait et susceptibles de vouloir aller se battre aux côtés des islamistes en Irak ou en Syrie a précisé l’autorité canadienne en notant qu'il avait "agi seul".

La fusillade à Ottawa, ajoute la police, n'est apparemment pas liée à l'attaque commise le lundi 20 octobre par un homme également converti à l'islam, Martin Ahmad Rouleau, qui a fauché avec sa voiture deux soldats près de Montréal. L'un des deux militaires a succombé à ses blessures.

Selon ses proches, Zehaf-Bibeau, qui avait eu dans le passé des ennuis avec la police pour un vol et des menaces, ne se comportait pas de façon normale.

Il y a plusieurs années, Michael Zehaf-Bibeau avait fréquenté la mosquée Masjid Al Salaam à Vancouver, a dit le père d'une de ses anciennes connaissances. Selon cet homme, John Bathurst, Zehaf-Bibeau était probablement atteint de troubles mentaux.

L'homme, figure musulmane radicale de la Grande-Bretagne, a nié jeudi toute implication dans ces événements mais a mis en garde contre des attaques similaires menées par des musulmans radicaux en Grande-Bretagne. "Je n'ai aucune idée de qui était (le tireur) et il semblerait que l'homme qui a écrasé deux soldats me suivait également sur Twitter", a déclaré Anjem Choudary à Reuters.

Le Premier ministre canadien Stephen Harper s'est engagé, le jeudi 23 octobre, à renforcer les moyens des forces de sécurité en matière de surveillance et de détention, au lendemain de la fusillade qui a semé la panique au parlement fédéral.

"Le but de ces attaques est d'insuffler la peur et la panique dans notre pays", a déclaré le PM canadien Stephen Harper. "Les Canadiens ne se laisseront pas intimider. Nous serons vigilants mais nous ne fuirons pas. Nous serons prudents mais nous ne céderons pas à la panique", a souligné M. Stephen Harper.

Le gouvernement canadien a annoncé ce mois-ci l'envoi de six chasseurs pour effectuer des frappes aériennes contre le groupe État islamique (EI) en Irak et en Syrie.

NDEL/REUTERS

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