Alors que de nombreux pays privilégient la diplomatie interétatique, le maintien de mécanismes d’échange et de contact entre le Parti communiste chinois (PCC) et le Parti communiste du Vietnam (PCV) consolide les fondements politiques des relations bilatérales, a déclaré Cui Shoujun, de l’École d’études internationales de l’Université Renmin de Chine.
Dans un entretien avec l’Agence vietnamienne d’information (VNA) en Chine, à l’occasion du XIVe Congrès national du PCV et des perspectives des relations bilatérales, le professeur Cui Shoujun a souligné que la relation entre les deux pays repose sur des valeurs fondamentales pérennes, s’appuie sur des bases politiques et stratégiques solides et offre un vaste potentiel de développement.
Selon l’expert chinois, lorsque les plus hauts dirigeants chinois et les principaux médias évoquent les relations avec le Vietnam, ils emploient souvent quatre expressions symboliques : «bons voisins, bons amis, bons camarades et bons partenaires». Ces concepts reflètent l’essence même et l’orientation à long terme des relations bilatérales.
Il a souligné que, sur de nombreuses questions internationales et régionales, les deux pays partagent des perceptions similaires ou des positions relativement proches, ce qui constitue un fondement important pour le renforcement et l’approfondissement continus des relations bilatérales dans un contexte international marqué par des fluctuations complexes.
Ces dernières années, la coopération entre les deux partis est devenue un élément important venant compléter la diplomatie d’État traditionnelle. D’un point de vue académique, il considère la diplomatie menée par les canaux du Parti comme une voie de dialogue efficace permettant aux deux parties d’échanger des expériences de gouvernance, de partager des orientations de développement et de discuter de questions stratégiques à long terme, a-t-il noté.
Concernant la coopération économique, il a affirmé que la Chine et le Vietnam présentent une forte complémentarité. La Chine est une économie de grande envergure dotée d’une chaîne industrielle complète, tandis que le Vietnam est une économie en développement dynamique occupant une place importante dans la chaîne d’approvisionnement régionale.
L’augmentation des investissements des entreprises chinoises au Vietnam crée non seulement des emplois, stimule la croissance économique et améliore le niveau de vie des populations locales, mais permet également aux entreprises elles-mêmes d’accroître leur envergure, d’augmenter leurs actifs et de renforcer leur présence à l’étranger.
Évoquant les perspectives des relations sino-vietnamiennes, il a souligné que les liens bilatéraux continueront de s’approfondir et de se développer fortement. Dans un contexte de réajustement et de relocalisation de certaines chaînes de production et industries mondiales, ces fluctuations ouvrent simultanément de nouveaux espaces et de nouvelles opportunités de coopération entre les deux pays.
Le professeur Cui Shoujun s’est dit convaincu que la relation sino-vietnamienne maintiendra une dynamique de développement stable, saine et durable. Face à l’évolution rapide de la situation régionale et mondiale, le renforcement de la coordination étroite entre les deux pays revêt une importance capitale pour la paix, la stabilité et le développement commun, apportant des avantages concrets à chaque peuple et contribuant positivement à la coopération régionale.