Dans la matinée du 22 février, correspondant au sixième jour de l’Année lunaire du Cheval 2026, le Premier ministre Pham Minh Chinh a effectué une inspection sur le chantier du chemin de fer urbain de Hanoï. À cette occasion, le chef du gouvernement a encouragé les forces mobilisées à accélérer l’avancement des travaux tout en garantissant leur qualité.
Ce projet pilote, reliant Nhon à la gare de Hanoï, s'étend sur 12,5 kilomètres, dont 8,5 en aérien et quatre en souterrain. Respectant scrupuleusement les normes européennes avec un écartement de 1 435 millimètres, la ligne comprend huit stations aériennes et quatre gares souterraines, utilisant des rames de quatre à cinq voitures. Représentant un investissement massif de 34 826 milliards de dôngs, financé par l'aide publique au développement et le budget municipal, pour une mise en œuvre s’étalant de 2009 à 2027.
Le tronçon aérien est en exploitation depuis le 8 août 2024, répondant aux exigences de sécurité et de qualité, tandis que la section souterraine affiche un taux d’avancement de 76,3 %, conformément au calendrier fixé.
Sur le terrain, le Premier ministre a félicité les ingénieurs, experts et ouvriers qui ont renoncé à leurs congés du Têt pour rester mobilisés sur le chantier. Constatant la durée prolongée de réalisation du projet, il a exigé un changement d’approche, mettant l’accent sur la qualité globale, la sécurité technique, l’esthétique urbaine et la protection de l’environnement. Lors de ses échanges avec les riverains, il les a remerciés pour leur soutien constant, soulignant qu’une mise en service anticipée contribuerait fortement à dynamiser le commerce, l’investissement, le tourisme et la croissance économique de la capitale.
Lors de la séance de travail réunissant les ministères concernés, les maîtres d’ouvrage et les entreprises, plusieurs difficultés persistantes ont été mises en évidence, notamment les retards dans les opérations de libération foncière pour les ouvrages souterrains, les problèmes d’harmonisation des normes techniques, le manque de diversification des sources de financement, des cadres politiques encore peu incitatifs, ainsi que la complexité des négociations avec les fournisseurs étrangers d’équipements.
Tirant les leçons de ce chantier, le dirigeant a rappelé qu'il a fallu dix-sept ans pour construire 21 kilomètres, alors que l'objectif est d'atteindre plus de 600 kilomètres d'ici 2045. Il a ordonné l'achèvement urgent du plan de développement ferroviaire avec une vision centenaire. Le Premier ministre a exigé l'adoption de technologies unifiées, un transfert de compétences efficace et la création d'un écosystème industriel auxiliaire. Il souhaite former des ressources humaines qualifiées, composées à 90 % de Vietnamiens.
Enfin, le chef du gouvernement a préconisé une diversification des mécanismes de financement, incluant l’investissement public, le partenariat public-privé (PPP) et l’émission d’obligations, tout en confiant l’exploitation numérisée et verte des réseaux aux entreprises technologiques nationales.
À l’approche du 145e anniversaire du secteur ferroviaire vietnamien, il a affirmé que les forces internes demeurent stratégiques et décisives, tandis que les apports extérieurs constituent des leviers essentiels pour réduire les coûts logistiques, améliorer la compétitivité et permettre à l’ensemble de la population de bénéficier des retombées de ce vaste programme de développement.