Les médias internationaux continuent de relater largement le succès du XIVe Congrès national du Parti communiste du Vietnam (PCV), un événement politique majeur pour l’avenir du pays.
Le quotidien français Le Monde a récemment publié une analyse approfondie soulignant l’empreinte décisive du secrétaire général du PCV, To Lam.
Selon le journal, le dirigeant vietnamien a marqué de son empreinte les réformes en initiant des programmes de modernisation administrative profonde et d’accélération économique, affirmant son engagement à ouvrir une nouvelle ère : celle de « l’ascension de la nation ».
D’après le correspondant de l’Agence vietnamienne d’information (VNA) à Paris, l’article précise qu’au cours de ce XIVe Congrès, le Comité central du Parti a exprimé sa confiance absolue en réélisant M. To Lam au poste de secrétaire général.
Ce dernier se voit confier la mission historique de conduire le Parti et le peuple vers l’objectif de transformer le Vietnam en une nation développée, riche et puissante à l’horizon 2045.
Au cœur de cette vision stratégique figure un objectif de croissance économique ambitieux : plus de 10 % par an d’ici 2030, année du centenaire de la fondation du PCV.
Cette ambition repose sur le déploiement de projets d’infrastructures colossaux, une impulsion technologique massive et l’émergence de grands groupes vietnamiens compétitifs sur la scène internationale.
Citant le discours du secrétaire général To Lam devant les délégués du Congrès, Le Monde souligne son l’engagegement de moderniser l'environnement des affaires afin de le rendre plus attractif et favorable aux investisseurs étrangers.
Interrogé par le quotidien français, Benoît de Tréglodé, expert du Vietnam et directeur de la zone Afrique-Asie-Moyen-Orient à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM), apporte un éclairage complémentaire.
Il rappelle qu’en 2025, le PCV a adopté un document stratégique clé : la Résolution 68-NQ/TW du Bureau politique (4 mai 2025) sur le développement de l’économie privée.
Ce texte réaffirme avec force que le secteur privé constitue désormais l’un des moteurs essentiels de la croissance nationale.
Enfin, Le Monde observe une modernisation et un rajeunissement notables de l’appareil dirigeant du Parti.
Le XIVe Congrès a entériné l’intégration au Bureau politique d’une nouvelle génération de cadres n’ayant pas connu la guerre dans leur jeunesse.
Nés dans les années 1970, ces dirigeants ont été formés durant la période du Doi Moi (lancé en 1986), apportant une perspective contemporaine et adaptée aux défis de la mondialisation et de la gouvernance actuelle.