L’engouement suscité par la Coupe du monde a ainsi attiré des foules de plusieurs dizaines, voire de plusieurs centaines de personnes, massées devant les établissements pour assister à la retransmission. Photo : Vnexpress.
L’engouement suscité par la Coupe du monde a ainsi attiré des foules de plusieurs dizaines, voire de plusieurs centaines de personnes, massées devant les établissements pour assister à la retransmission. Photo : Vnexpress.

Le Mondial fait vibrer les rues du Vieux quartier de Hanoï

Des centaines de supporters ont convergé vers le carrefour des rues Ta Hien et Hang Buom, dans le Vieux quartier de Hanoï (capitale vietnamienne), envahissant les trottoirs et débordant sur la chaussée pour regarder la rencontre Argentine-Égypte, comptant pour la Coupe du monde 2026.

À 23 heures, le 7 juillet, au coup d’envoi du huitième de finale entre l’Argentine et l’Égypte, plus de quarante clients occupaient déjà l’intégralité des places disponibles dans un bar de la rue Hang Buom.

Tout au long des rues Ta Hien et Hang Buom, des dizaines de bars, pubs et des établissements de restauration et de boissons avaient installé des téléviseurs, des écrans LED ou des vidéoprojecteurs orientés vers l’extérieur afin que chacun puisse suivre la rencontre.

Implantés au cœur du Vieux quartier, où les locaux sont généralement exigus, ces établissements avaient en outre réduit le nombre de tables et de chaises afin de respecter les règles relatives à l’occupation de l’espace public.

Les visiteurs étrangers viennent souvent en groupes nombreux et apportent avec eux une culture du supportérisme qui leur est propre. Vidéo : Vnexpress.

L’engouement suscité par la Coupe du monde a ainsi attiré des foules de plusieurs dizaines, voire de plusieurs centaines de personnes, massées devant les établissements pour assister à la retransmission.

Devant le bar SportivO, dans la rue Hang Buom, plusieurs centaines de spectateurs y étaient également rassemblés pour suivre le match.

L’établissement avait déjà accueilli des supporters britanniques entonnant des chants sportifs, ou encore des fans norvégiens mimant un mouvement d'aviron pour célébrer.

« Les visiteurs étrangers viennent souvent en groupes nombreux et apportent avec eux une culture du supportérisme qui leur est propre », explique un représentant du bar.

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Le Mondial fait vibrer les rues du Vieux quartier de Hanoï. Photo : Vnexpress.

Ethan Regan, un jeune britannique de 21 ans, était arrivé très tôt dans un bar de la rue Ta Hien afin de s’assurer une bonne place.

Il avait même reporté son vol pour la Thaïlande pour prolonger son séjour au Vietnam et vivre la Coupe du monde sur place.

Il confie avoir été surpris de voir des gens regarder le tournoi à la télévision avec leurs voisins.

« Au Royaume-Uni, les gens regardent généralement les rencontres dans des pubs ou des lieux fermés. Il faut souvent réserver plusieurs semaines à l’avance, et l’ambiance ne devient véritablement électrique que lorsqu'elle atteint les derniers tours de la compétition », explique-t-il.

« Ici, les célébrations débordent dans les rues ; tout le monde veille tard, voire se lève très tôt pour vivre au rythme du ballon rond, dans une ambiance de communion collective », ajoute-t-il.

L'ambiance dans un bar de la rue Hang Buom lors de la retransmission d'un match de la Coupe du monde, dans la soirée du 7 juillet. Vidéo :Vnexpress.

D’un point de vue culturel, le professeur associé et docteur Pham Ngoc Trung, ancien doyen de la Faculté de culture et développement de l’Académie de journalisme et de communication, estime que l’enthousiasme avec lequel les habitants locaux soutiennent des sélections étrangères procure aux communautés expatriées un sentiment de sécurité, de respect et d’inclusion.

L'image d’un citoyen britannique suivant un match assis sur le trottoir, ou d'un Français buvant un café en encourageant son équipe illustre à la fois l’attrait de Hanoï et la remarquable capacité d'intégration de la culture locale.

« À travers un simple match de football, ils choisissent de s’approprier le mode de vie local et de s’y intégrer pleinement », conclut-il.

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