Nguyên Hông Son, recteur de l’École supérieure de l’économie, a ouvert la séance devant bon nombre de scientifiques et spécialistes. Évoquent les 30 ans de renouveau et d’intégration à l’économie mondiale de l’économie vietnamienne, il a déclaré que le Vietnam a enregistré des réalisations considérables: taux de familles pauvres réduit de 58% (en 1993) à 7,6-7,8% (en 2013), chiffre d'affaires à l'exportation et à l'importation à 132 milliards de dollars (en 2013) contre 3,9 milliards (en 1993), exportations de 22 groupes de produits dépassant le seuil d’un milliard de dollars…
Pourtant, le Vietnam fait face à de nombreux défis dans le développement durable, le développement vert, l’intégration et le développement intégré. Ainsi, le colloque donne aux scientifiques et spécialistes l’occasion de se partager les points de vue concernant les politiques publiques destinées à relever ces défis, a-t-il souligné.
Vu Xuân Nguyêt Hông, responsable de l'Institut central d’Études et de Gestion économique, a quant à elle affirmé que la stratégie de la croissance verte jouait un rôle important dans l’accélération du processus de restructuration et de perfectionnement des institutions économiques dans le sens d’une bonne et efficace exploitation des ressources naturelles et d’un rehaussement de la compétitivité de l’économie nationale, contribuant à mieux lutter contre le changement climatique, mieux réduire la pauvreté et mieux garantir le développement durable de l’économie.
Afin de bien mener à bien les politiques de développement des régions, selon le scientifique Cao Ngoc Lân, il faut multiplier les études pour perfectionner les politiques dont les stratégies et l’aménagement de développement des régions. Il a estimé indispensable de poursuivre le perfectionnement des appareils de gestion locaux dans le sens de l’harmonisation des intérêts des provinces d’avec ceux des secteurs et du pays, de la mise en œuvre des politiques susceptibles d’améliorer les ressources humaines dans l’élaboration des politiques de développement des régions et leur mise en œuvre. Le développement des régions nécessite non seulement l’argent provenant prioritairement des caisses d’État, mais aussi les investissements de la part d’autres partenaires du pays et de l’étranger, a-t-il ajouté.