L’inclusion du concept de « bonheur » dans le thème du Congrès affirme la détermination et l’orientation continue : toutes les orientations et politiques visent le but suprême du bonheur du peuple. Photo : VNA.
L’inclusion du concept de « bonheur » dans le thème du Congrès affirme la détermination et l’orientation continue : toutes les orientations et politiques visent le but suprême du bonheur du peuple. Photo : VNA.

Vers le XIVe Congrès national du PCV

Le Vietnam vise 75 % de citoyens heureux d’ici à 2030

Dans le cadre de la définition du système d’indicateurs pour le prochain mandat, des députés à l’Assemblée nationale du Vietnam ont proposé d’ajouter un indice de bonheur de la population, avec pour objectif que, d'ici 2030, 75 % des Vietnamiens se déclarent satisfaits et heureux de leur vie.

Le XIVe Congrès national du Parti communiste vietnamien (PCV), qui se tiendra du 19 au 25 janvier, constitue un événement politique majeur pour le pays et revêt une importance particulière dans son processus de développement.

Étude des politiques visant à réduire les écarts entre riches et pauvres et les disparités régionales

Le délégué Pham Hung Thai, secrétaire adjoint permanent du Comité provincial du Parti et chef de la délégation de la province de Tay Ninh à l'Assemblée nationale, a déclaré que les projets des documents présentés au XIVe Congrès national du PCV étaient concis, pertinents, réalistes, réalisables et en phase avec la réalité.

Commentant la situation socio-économique, il a souligné qu’au cours des cinq prochaines années, le pays devra répondre à l’exigence d’un développement rapide mais durable.

Le thème du XIVe Congrès évoque l’orientation « d’une autonomie stratégique, d’un auto-renforcement, d’une confiance renforcée, et d’un élan puissant dans la nouvelle ère d’essor national ». Toutefois, selon M. Thai, la force endogène du pays reste insuffisante.

Il estime donc nécessaire d’agir de manière plus résolue, avec des orientations et des solutions concrètes, ainsi qu’un sens accru des responsabilités, afin de réduire la dépendance vis-à-vis des flux d’investissements directs étrangers (IDE). C’est à cette condition que l’économie pourra réellement garantir son autonomie interne.

eco-ktdt.jpg
Il faut améliorer la productivité nationale du travail qui a constitué l’un des principaux goulets d’étranglement de la croissance durant le mandat écoulé. Photo : KTĐT.

Parmi les grandes orientations récemment adoptées, M. Thai a estimé que la Résolution no 68 du Bureau politique sur le développement de l’économie privée constitue une percée majeure, car elle redéfinit le rôle et la position de ce secteur en tant que moteur et ressource essentielle du développement.

Dans cette optique, selon lui, il est nécessaire de mettre en place des mécanismes et politiques préférentiels visant à stimuler l’industrie manufacturière et de transformation, en lien étroit avec la formation de ressources humaines hautement qualifiées, le développement scientifique et technologique et l’accélération de l’innovation.

Afin d’atteindre un développement socio-économique à la fois rapide, durable et inclusif, tout en réduisant les disparités régionales, le député de Tay Ninh a estimé que pour les grandes villes ou les localités disposant d’atouts en matière de développement industriel, de commerce et de services, ainsi que de science et de technologie, une croissance à deux chiffres est à portée de main et tout à fait réalisable.

« En revanche, pour les régions démunies, les zones montagneuses et reculées, où les conditions de développement industriel, commercial et des services, ainsi que les infrastructures, ne sont pas encore suffisamment réunies, atteindre une croissance à deux chiffres sera extrêmement difficile », a-t-il souligné.

ressources-humaine-ktdt.jpg
Il appelle donc à privilégier les projets de centres de recherche et développement, de la transformation numérique, de la formation professionnelle aux standards internationaux. Photo : KTĐT.

Selon lui, il convient d’étudier des mécanismes de partage des ressources, de création de conditions favorables et de mise en place de dispositifs de soutien entre les collectivités locales, plutôt que d'exiger de chacune d'elles une croissance à deux chiffres.

M. Thai a insisté sur la nécessité de politiques concrètes pour réduire les écarts de richesse et les disparités régionales, conformément aux orientations énoncées dans le projet des documents soumis au XIVe Congrès du Parti.

Accroître la productivité du travail et concrétiser l’objectif de « l’indice de bonheur »

De son côté, le député Huynh Thanh Phuong (province de Tay Ninh) a estimé que les documents du XIVe Congrès devraient proposer davantage de solutions pour améliorer la productivité nationale du travail, qui a constitué l’un des principaux goulets d’étranglement de la croissance durant le mandat écoulé.

Les documents fixent un objectif de croissance à deux chiffres. Or, selon M. Phuong, pour atteindre un tel niveau, la productivité du travail devrait augmenter d’au moins 8,5 %, alors que sur la période 2021-2025, elle n'a atteint que 5,1 %.

vn-dantri.jpg
Le XIVe Congrès national du PCV, qui se tiendra du 19 au 25 janvier, constitue un événement politique majeur pour le pays et revêt une importance particulière dans son processus de développement. Photo : baodantri.

Il appelle donc à privilégier les projets de centres de recherche et développement, de la transformation numérique, de la formation professionnelle aux standards internationaux, tout en encourageant l’innovation dans le secteur privé.

Selon lui, le pays ne dispose pas encore de mécanismes et de politiques suffisants pour soutenir l’émergence de grands groupes privés qualifiés et capables de structurer et de piloter les chaînes de valeur.

Actuellement, le nombre des entreprises de ce genre reste trop limité, d’où la nécessité de faire émerger davantage de grands groupes porteurs de marques nationales.

« L’économie privée ne relève pas uniquement des intérêts privés ; elle incarne aussi une valeur de marque nationale », a-t-il souligné.

Par ailleurs, dans la définition du système d’indicateurs pour le prochain mandat quinquennal, M. Phuong propose d’ajouter un indicateur de bonheur de la population, avec l’objectif qu’à l’horizon 2030, environ 75 % des Vietnamiens se déclarent satisfaits et heureux de leur vie.

joie-laodong.jpg
La joie d'une récolte abondante. Photo : laodong.

Premièrement, a-t-il dit, les documents du Parti, y compris le projet actuel, évoquent déjà cette problématique, mais sans la traduire en objectifs chiffrés.

L'objectif ultime étant le service de l’être humain, l'intégration de cet objectif permettra de concrétiser l'idéologie humaniste du service du peuple et de son bonheur en un but mesurable.

Deuxièmement, l’introduction d’un indice de bonheur s’inscrit pleinement dans les tendances contemporaines de la gouvernance mondiale.

« De nombreux pays considèrent aujourd’hui l’indice de bonheur comme un indicateur clé du développement. En 2012, les Nations unies ont utilisé l’indice de bonheur pour évaluer les objectifs de développement mondiaux, et de plus en plus d’États suivent cette orientation », a-t-il rappelé.

Troisièmement, cet indicateur permettrait de mesurer l’efficacité réelle des politiques de développement, non seulement à travers la croissance du PIB, mais surtout à travers la qualité de vie concrète de la population.

« L’établissement de tels indicateurs de bonheur constitue la manière la plus vivante de concrétiser le principe selon lequel l’être humain est au centre du développement », a conclu le député Huynh Thanh Phuong.

Back to top