L’enquête, menée entre le 16 et le 25 janvier auprès d’un échantillon de plus de 1 000 personnes, révèle que 73 % des sondés accepteraient désormais d’avoir des voisins d’origine vietnamienne. Ce chiffre marque une progression significative par rapport aux données d’il y a trente ans et place les Vietnamiens à un niveau d’acceptation comparable à celui des ressortissants d’Europe de l’Ouest.
Dans le détail des perceptions par nationalité, les Slovaques demeurent les mieux perçus avec un taux d'acceptation de 92%, suivis par les Britanniques (84%), les Américains (81%), les Français (78%), les Allemands (76%) et les Croates (74%).
À l’inverse, les groupes jugés les plus « difficiles à accepter » sont les Afghans et les Arabes (21 %), les Soudanais et les Syriens (23 %), ainsi que les Roumains (24 %). Concernant les ressortissants russes, le taux d’acceptation stagne à 32 %, soit un niveau identique à celui d’il y a trois décennies, tandis que l’opinion envers les Ukrainiens s’est nettement améliorée, passant de 10 % dans les années 2000 à 46 % aujourd’hui.
Toutefois, 56 % des répondants considèrent toujours la présence d’étrangers en République tchèque comme une menace majeure pour la sécurité nationale. Par ailleurs, le soutien à l’octroi de la citoyenneté tchèque, indépendamment de l’origine du demandeur, ne concerne que 38 % de la population. Si ce chiffre est en hausse par rapport à la période de la crise migratoire de 2015, il reste inférieur au seuil des 40 % enregistré précédemment.