Un an après la Résolution 68, le secteur privé en forte dynamique

Près d’un an après le lancement de la Résolution n° 68-NQ/TW sur le développement de l’économie privée, le ministère vietnamien des Finances a dressé un bilan positif lors de sa conférence de presse périodique du premier trimestre 2026.

Un an après la Résolution 68, le secteur privé en forte dynamique

L'année écoulée a vu le lancement de 564 ouvrages et projets pour un investissement total dépassant 5,15 millions de milliards de dôngs. Fait notable : les capitaux privés représentent environ 75 % de ce montant, confirmant leur rôle de moteur de la croissance économique.

Malgré des ressources limitées, les orientations majeures du Bureau politique ont été concrétisées en politiques spécifiques au bénéfice du secteur privé.

La directrice adjointe du Département du développement des entreprises privées et de l’économie collective, Trinh Thi Huong, a souligné que le volume de travail accompli en un temps record représentait un défi important. Cependant, grâce à la détermination des ministères et à l’engagement du milieu des affaires, les mécanismes essentiels sont désormais opérationnels.

Selon elle, l'un des piliers de la Résolution n° 68-NQ/TW est de faciliter la participation profonde des entreprises privées dans les projets d'importance nationale. L'année écoulée a vu le lancement de 564 ouvrages et projets pour un investissement total dépassant 5,15 millions de milliards de dôngs. Fait notable : les capitaux privés représentent environ 75 % de ce montant, confirmant leur rôle de moteur de la croissance économique.

Pour accompagner cette dynamique, le gouvernement a entrepris une révision législative de grande ampleur. Des lois cruciales concernant la fiscalité, les prix, l'investissement et les faillites ont été modifiées pour lever les obstacles aux affaires et simplifier les procédures administratives.

L’adoption de la Résolution 198/2025/QH et du Décret n° 20/2026/NĐ-CP a permis d’officialiser ces nouveaux mécanismes de soutien. Parmi les mesures concrètes déjà en vigueur, la suppression des frais de licence facilite l’entrée sur le marché des nouveaux acteurs.

Les PME bénéficient également d’une exonération de l’impôt sur les sociétés pendant leurs trois premières années d’activité. Toutefois, la mesure la plus emblématique concerne la recherche et développement (R&D).

Pour encourager la modernisation technologique, les entreprises sont désormais autorisées à déduire 200 % de leurs dépenses réelles de R&D de leur revenu imposable. Ce dispositif vise directement à renforcer la compétitivité du secteur privé par l’innovation.L'accès au foncier pour les entreprises de haute technologie et les start-ups innovantes est devenu une priorité.

Des réserves foncières spécifiques ont été aménagées dans les parcs industriels et les incubateurs d'entreprises. Ces entités peuvent également bénéficier d'une réduction minimale de 30 % du prix de location du terrain, selon les capacités budgétaires de chaque province.

En complément des politiques sectorielles, plusieurs programmes de soutien de grande envergure ont été approuvés par le Premier ministre, notamment la formation de 10 000 directeurs d’entreprise, le développement de 1 000 entreprises pionnières et l’appui à l’expansion des entreprises vers les marchés internationaux.

Le ministère des Finances a été chargé de la mise en œuvre de deux de ces programmes et élabore actuellement les textes d’orientation nécessaires.Le ministère continuera à coordonner ses actions avec les organes concernés afin de finaliser les politiques et de procéder à une évaluation après un an d’application de la Résolution n° 68-NQ/TW, en vue d’ajuster et de compléter les mesures en fonction des réalités observées, a conclu Trinh Thi Huong

VNA/NDEL
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