Le XIVe Congrès du Parti : continuer à mobiliser les ressources au sein de la population pour le développement national

La pensée « le Peuple est la racine », inscrite dans le projet de Documents du XIVe Congrès, ne se limite pas à un simple slogan, mais est définie comme une ressource endogène décisive.

Docteure Huynh Thi Gam, enseignante de rang magistral et ancienne doyenne de la Faculté de l'Édification du Parti et de l'Idéologie Hô Chi Minh à l'Académie politique de la Région II. Photo: VOV
Docteure Huynh Thi Gam, enseignante de rang magistral et ancienne doyenne de la Faculté de l'Édification du Parti et de l'Idéologie Hô Chi Minh à l'Académie politique de la Région II. Photo: VOV

À l'aube d'une ère d'ascension, la mission cruciale consiste à lever les verrous institutionnels et à passer d'une mentalité de gestion à une mentalité constructive afin d'éveiller la « mine d'or » intellectuelle et matérielle qui réside au sein du peuple.

Redéfinir la « mine d'or » de la population

Selon la professeure agrégée, docteure Huynh Thi Gam, enseignante de rang magistral et ancienne doyenne de la Faculté de l'Édification du Parti et de l'Idéologie Hô Chi Minh à l'Académie politique de la Région II, la pensée plaçant « le peuple à la racine » traverse l'histoire nationale et continue d'être portée à un niveau supérieur dans la gouvernance de l'État.

Le rapport du Comité central du XIIIe mandat concernant les documents soumis au XIVe Congrès du Parti stipule : valoriser le facteur humain, placer le peuple au centre, en tant que sujet, ressource, moteur et objectif du développement. Ainsi, le peuple n'est pas seulement un fondement politique, mais constitue la ressource endogène qui déterminera le succès ou l'échec de cette phase d'ascension nationale.

« Les ressources au sein de la population sont multiples : matérielles, intellectuelles, force de travail manuelle ou cérébrale. C'est une ressource globale. Mobiliser le peuple, c'est synthétiser de nombreuses valeurs. Le peuple possède l'intelligence ; plus le niveau d'instruction générale s'élève, plus cette intelligence s'accroît. Il nous faut donc élever le niveau d'instruction et faire en sorte que les citoyens s'investissent davantage dans leur propre développement et celui de leur famille, contribuant ainsi au progrès social. » - Huynh Thi Gam, enseignante de rang magistral et ancienne doyenne de la Faculté de l'Édification du Parti et de l'Idéologie Hô Chi Minh à l'Académie politique de la Région II

S'appuyant sur son expérience syndicale, Le Nho Luong, ancien président du Syndicat des fonctionnaires de la province de Binh Duong, estime que les ressources populaires ne sont pas encore pleinement reconnues.

Outre la force de travail, nous négligeons une ressource colossale : le consensus, l'expérience et le sens des responsabilités des retraités. La réalité démontre que là où l'on fait confiance aux citoyens, les mouvements locaux rayonnent avec force. En particulier, si la santé des retraités peut décliner, leur « énergie vitale » intellectuelle demeure abondante.

Il est regrettable que ce potentiel ne soit pas exploité à sa juste valeur, faute de mécanismes de connexion. De nombreuses personnes souhaitent contribuer mais ne trouvent pas de structures adéquates. Le Nho Luong insiste sur le fait que l'administration locale doit agir en « chef d'orchestre » pour identifier le potentiel de chaque foyer et organiser des clubs ou des groupements professionnels :

« Je pense que si l'État mettait en place des politiques créant des emplois adaptés à l'âge et à l'intelligence des cadres retraités, cette ressource serait immense. Actuellement, beaucoup veulent agir mais ne savent pas par où commencer. Il faut donc des guides pour susciter cet engagement, et ces guides doivent être les cadres de l'État. » - Le Nho Luong, ancien président du Syndicat des fonctionnaires de la province de Binh Duong

Passer de la gestion à la « construction du bonheur »

Tran Tuong Huy, directeur adjoint de l'Institut de recherche sur le tourisme social, salue la cohérence du rôle et de la place du peuple dans le projet de Document du XIVe Congrès. Lorsque le citoyen est au centre, la mesure du développement ne se limite plus aux chiffres de la croissance économique, mais s'étend au niveau de jouissance des droits et à l'indice de bonheur de la population.

Il affirme qu'il ne s'agit pas seulement d'une pensée d'orientation, mais d'une stratégie concrétisée par des actions claires dans les décisions socioéconomiques pour les cinq années à venir.

Il analyse : « Lorsque le peuple est défini comme le sujet de toutes les politiques et actions du gouvernement, il devient véritablement le centre du développement. L'État joue alors un rôle constructif, tandis que la société constitue le socle solide permettant un essor socioéconomique stable. »

« À ce stade, les citoyens seront de plus en plus proactifs et heureux. Les orientations et les lignes directrices du Parti et de l'État recevront un consensus et un soutien social plus élevés, créant un rayonnement puissant qui impulsera le développement durable du pays dans la période à venir. »

Back to top