2e Plénum du Comité central : la confiance dans un mode de fonctionnement substantiel pour accélérer le développement

Le 2e Plénum du Comité central du Parti communiste du Vietnam (XIVe mandat) s’est achevé après trois jours de travaux intensifs à Hanoï, marqués par un haut degré de consensus sur les grandes orientations et par la volonté d’instaurer des mécanismes de fonctionnement substantiels au service d’un développement rapide et durable.

Le 2e Plénum du Comité central. Photo : VNA.
Le 2e Plénum du Comité central. Photo : VNA.

Le 2e Plénum du Comité central du XIVe mandat s’est achevé après trois jours de travail intensif, rigoureux et responsable. Un constat s’impose : une forte unité du Comité central sur les grandes orientations du Parti et du pays. Cette cohésion se traduit par une volonté claire de mettre en place, pour l’ensemble du mandat, des mécanismes de fonctionnement substantiels, capables de porter des percées et de garantir un développement durable.

Tenue à Hanoï du 23 au 25 mars, la réunion s’inscrivait dans un contexte particulier, marqué par le succès des élections des députés de la 16e législature de l’Assemblée nationale et des membres des Conseils populaires à tous les niveaux pour le mandat 2021-2026.

Dans ce cadre, le Plénum a affirmé la nécessité d’établir des mécanismes de fonctionnement véritablement substantiels. Dès l’ouverture, le cap a été clairement fixé : traduire l’esprit, l'aspiration, la détermination et les grandes orientations du 14e Congrès en mécanismes opérationnels, en cadres organisationnels et en capacités concrètes de gouvernance du Parti.

Un point notable est l’ampleur, la complexité et l’urgence des travaux abordés. Pourtant, les contenus se concentrent sur les "cadres juridiques", les "règles de fonctionnement", les "principes disciplinaires" et les "normes d’action". L’objectif est clair : faire en sorte que chaque ligne politique et chaque décision ne restent pas des textes, mais deviennent des actions concrètes, produisant des résultats tangibles et des changements mesurables.

Dans cette optique, le Comité central a formulé quatre grandes exigences, toutes centrées sur un enjeu fondamental : rendre l’appareil plus juste, plus précis, plus rapide, plus substantiel et plus efficace. La première consiste à poser les bases de fonctionnement pour tout le mandat. Ces bases résident dans le programme de travail global, le règlement intérieur, les dispositions d’application des Statuts du Parti, ainsi que les règles en matière de contrôle, de supervision et de discipline. Il s’agit là de la "structure" organisationnelle, du "circuit" du pouvoir et des "instruments" garantissant la démocratie dans le respect de la discipline. Si ces éléments sont bien conçus, le système fonctionnera de manière fluide ; dans le cas contraire, les objectifs seront difficilement atteints.

Cette exigence est d’autant plus pressante que le contexte international devient de plus en plus instable et imprévisible. Sur le plan national, les opportunités de percée sont réelles, mais elles s’accompagnent de fortes pressions : nécessité de renouveler le modèle de croissance, d’améliorer la qualité des cadres, de réorganiser l’espace de développement et d’assurer le fonctionnement efficace du modèle d’administration locale à deux niveaux, au service des citoyens et des entreprises.

La deuxième exigence porte sur le renouvellement du mode de direction. Il ne s’agit pas de modifier les objectifs, mais de rendre la direction du Parti "plus juste, plus ciblée, plus scientifique et plus efficace". Cela implique un leadership fondé sur une meilleure vision stratégique, des institutions plus cohérentes, des mécanismes de contrôle renforcés et un rôle exemplaire plus affirmé. Cela passe également par une sélection plus précise des cadres.

Dans un monde en mutation rapide, le Parti souligne aussi la nécessité d’une réactivité accrue des politiques. Une politique tardive peut faire perdre des opportunités ; une réaction lente peut accroître les risques. Par conséquent, pour réagir rapidement, il est nécessaire de disposer de mécanismes adaptés. Il convient de renforcer la décentralisation et la délégation de pouvoirs de manière plus claire, d’assurer un suivi plus étroit de la mise en œuvre et de procéder à des évaluations plus rapides des pratiques.

Le 2e Plénum du Comité central a également examiné de manière approfondie les questions de contrôle, de supervision et de lutte contre la corruption, le gaspillage et les pratiques malsaines. Un système mal contrôlé engendre des déviations ; même des orientations justes peuvent alors être mal appliquées. À l’inverse, lorsque le contrôle et la supervision deviennent un mode de direction régulier, le pouvoir est étroitement maîtrisé, tandis que les cadres sont formés et sélectionnés en continu.

La quatrième exigence consiste à lier étroitement l'édification du Parti au développement du pays et à l’amélioration des conditions de vie de la population. Toutes les règles et toutes les décisions doivent s'orienter vers un objectif unique : assurer un développement plus rapide et plus durable du pays, tout en améliorant le niveau de vie de la population.

C’est également dans cette logique que le Comité central fixe un objectif clair : une croissance du PIB supérieure à 10 % sur la période 2026-2031. Mais cette croissance doit être de qualité et durable. Elle suppose des mécanismes de fonctionnement fluides, une mobilisation optimale des ressources et un appareil performant.

Les délégués ont voté pour adopter la résolution du 2e Plénum du Comité central du Parti communiste du Vietnam. Photo: VNA
Les délégués ont voté pour adopter la résolution du 2e Plénum du Comité central du Parti communiste du Vietnam. Photo: VNA

À la clôture, la notion de "substantiel" a été davantage précisée, notamment dans le domaine économique et de la gouvernance nationale. Le Comité central insiste sur l’objectif d’une croissance à deux chiffres, considérée comme une exigence objective du nouveau stade de développement et de l’aspiration nationale. Il a également défini quatre principes fondamentaux : une croissance réelle ; le maintien de la stabilité macroéconomique et du contrôle de l’inflation ; l’utilisation efficace des ressources et le renforcement des partenariats public-privé ; enfin, une croissance économique élevée au service des intérêts de la population et de l’équité sociale.

Le premier principe - la "croissance substantielle" - est particulièrement significatif. Autrement dit, chaque point de croissance du PIB doit intégrer une plus forte intensité en connaissances et en valeur ajoutée, sans compromettre les bases du développement futur. Comme l’a souligné le secrétaire général To Lam, privilégier la vitesse au détriment de la qualité aurait un coût très élevé.

Un autre point majeur concerne le modèle d’administration locale à deux niveaux, défini comme une nouvelle méthode de gouvernance territoriale. L’efficacité de cette réforme sera mesurée à l’aune de la satisfaction des citoyens.

Enfin, en matière de lutte contre la corruption, l’accent est mis sur la mise en place de mécanismes empêchant, dissuadant et décourageant les comportements déviants, tout en protégeant les cadres innovants et responsables.

Après trois jours de travail intensif, rigoureux, responsable, démocratique, franc et approfondi, le 2e Plénum du Comité central a atteint un haut niveau de consensus. Au-delà de la volonté politique, c’est une convergence sur les méthodes d’action qui se dégage. Comme l’a affirmé le secrétaire général To Lam, avec des bases solides, une forte détermination et l’unité du Parti, du peuple et de l’armée, les objectifs fixés par le 14e Congrès deviendront réalité, ouvrant une nouvelle phase de développement plus rapide, plus durable et plus global pour le pays.

VNA/NDEL
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