Dang Dong Ha, directeur adjoint du Département de la culture, des sports et du tourisme de Quang Tri, a confirmé samedi 25 avril que les artefacts avaient été découverts lors d’une récente exploration de grottes menée par une équipe britannique dirigée par le célèbre spéléologue, le Dr Howard Limbert.
La découverte a ensuite été documentée par l’équipe de spéléologues et communiquée aux autorités locales.
Les artefacts ont par la suite été remis au Musée de la province de Quang Tri et au Musée de Hanoï pour étude, conservation et exposition.
Les premières analyses suggèrent que les haches de pierre datent d’il y a environ 6 000 à 8 000 ans, soit du Néolithique, et sont associées à la culture de Bau Tro, une culture archéologique du Néolithique final du Centre du Vietnam datant d’il y a environ 5 000 à 8 000 ans, connue grâce aux outils en pierre et aux poteries mis au jour dans la province de Quang Binh.
Façonnés en pierre siliceuse, les outils comprennent des haches à épaulement incliné et à épaulement large, portant des traces d’une utilisation prolongée par les premiers habitants.
Selon les experts, ces découvertes apportent de nouvelles preuves d’une présence humaine ancienne dans les réseaux de grottes de Phong Nha-Ke Bang, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, réputé pour ses vastes formations karstiques et son importance archéologique.
Souvent surnommé "royaume des grottes", le parc national de Phong Nha-Ke Bang abrite plus de 425 grottes connues, dont une cinquantaine sont ouvertes au tourisme.
Parmi les plus célèbres figure la grotte de Son Doong, située au cœur du parc et réputée comme la plus grande grotte du monde, avec son réseau de rivières souterraines et son microclimat.
Cette découverte vient enrichir un ensemble croissant d’artefacts mis au jour dans la région, notamment des objets de l’âge du bronze liés à la culture de Dong Son et des vestiges de la civilisation Cham, témoignant d’une présence humaine et d’un développement culturel durables au Centre du Vietnam.