Coupe d'Asie U23 2026 : le Vietnam retrouve le dernier carré asiatique huit ans après Changzhou

Huit ans après l’épopée historique de Changzhou, le football vietnamien s’apprête à revivre les frissons d’une demi-finale asiatique.

La joie des joueurs de l’équipe vietnamienne des moins de 23 ans après la victoire. Photo : AFC.
La joie des joueurs de l’équipe vietnamienne des moins de 23 ans après la victoire. Photo : AFC.

Au terme d’un quart de finale épique face aux Émirats arabes unis (3-2), les protégés du sélectionneur Kim Sang-sik ont non seulement validé leur billet pour le dernier carré de la Coupe d’Asie U23 2026 en Arabie saoudite, mais ont également suscité une vague d’admiration internationale, de la FIFA à la presse mondiale.

Le stade Prince Abdullah Al-Faisal de Djeddah a été le théâtre d’une bataille tactique et physique de 120 minutes. Par deux fois, les « Guerriers à l’étoile d’or » ont pris l’avantage grâce à l’attaquant Nguyên Lê Phat et à l’incontournable Nguyên Dinh Bac, avant de voir les Émiratis revenir au score. C’est finalement en prolongation, à la 101e minute, que le milieu de terrain Pham Minh Phuc a scellé le destin de la rencontre d’une frappe chirurgicale, plongeant tout un peuple dans l’allégresse.

L’impact de cette victoire dépasse largement les frontières nationales. Sur ses plateformes officielles, la FIFA a publié un message lourd de sens : « Un rêve qui attend d’être accompli… », accompagné d’un montage rappelant la finale de 2018. Cette reconnaissance institutionnelle met en lumière la résilience d’une génération déterminée à ne plus se contenter du statut de vice-champion.

De son côté, la Confédération asiatique de football (AFC) a couvert d’éloges l’attaquant Nguyên Dinh Bac. Le jeune prodige né en 2004, impliqué dans 50 % des buts vietnamiens depuis le début du tournoi, est désormais co-meilleur buteur de la compétition. L’AFC l’a surnommé le « livreur » du Vietnam, en référence à sa capacité à débloquer les situations les plus complexes.

Le retentissement est particulièrement fort en République de Corée, pays d’origine du sélectionneur. La presse de Séoul, notamment le Chosun Ilbo, évoque le « miracle Kim Sang-sik » ou encore le « sorcier de la nuit », soulignant que depuis sa prise de fonction en mai 2024, le technicien sud-coréen a métamorphosé le visage du football vietnamien grâce à une discipline rigoureuse et une condition physique irréprochable.

En Asie du Sud-Est, le respect est unanime. Alors que la Thaïlande a quitté la compétition prématurément, ses médias de référence, tels que Siam Sport et Thairath, ont salué la ténacité vietnamienne. « Courir 120 minutes sans faiblir », titrait un quotidien sportif thaïlandais, illustrant la supériorité athlétique affichée par les joueurs vietnamiens face à l’élite du Golfe.

À l’approche du dernier carré, les signaux sont au vert pour la sélection vietnamienne. L’AFC a confirmé l’annulation de tous les cartons jaunes accumulés avant les demi-finales, permettant à sept cadres, dont l’attaquant Nguyên Dinh Bac et le milieu de terrain Nguyên Thai Son, de tenir leur place.

« Cette victoire prouve que le Vietnam peut rivaliser au plus haut niveau asiatique. Je suis fier de la combativité de mes joueurs », a déclaré Kim Sang-sik, déjà tourné vers le prochain défi.

Le Vietnam affrontera le vainqueur du duel entre l’Ouzbékistan et la Chine le 20 janvier. Le rêve né à Changzhou en 2018 demeure intact. Alors que la finale se profile le 24 janvier, tout un pays retient son souffle, espérant que cette fois, le rêve continental cessera d’être inachevé pour devenir une réalité historique.

Back to top