Démasquer les allégations non fondées et délibérées sur la liberté de croyance et de religion

Depuis de nombreuses années, les croyances et les religions figurent parmi les questions stratégiques que les forces hostiles et réactionnaires cherchent à instrumentaliser pour attaquer le Vietnam, perturber sa stabilité politique, l’ordre et la sécurité publics, et mener des actions contre le pouvoir et le régime.

Des cadres et policiers du quartier de To Chau, dans la province d’An Giang, remettent des cadeaux aux représentants d’une pagode locale à l’occasion du Nouvel An traditionnel Chol Chnam Thmay. (Photo : VAN HAU)
Des cadres et policiers du quartier de To Chau, dans la province d’An Giang, remettent des cadeaux aux représentants d’une pagode locale à l’occasion du Nouvel An traditionnel Chol Chnam Thmay. (Photo : VAN HAU)

Depuis de nombreuses années, les croyances et les religions figurent parmi les questions stratégiques que les forces hostiles et réactionnaires cherchent à instrumentaliser pour attaquer le Vietnam, perturber sa stabilité politique, l’ordre et la sécurité publics, et mener des actions contre le pouvoir et le régime.

Sous couvert de « défense de la liberté religieuse, de la démocratie et des droits humains », ces forces considèrent cette question comme un levier important pour exercer des pressions extérieures, tout en encourageant des activités de déstabilisation à l’intérieur du pays dans le but de contester, puis de supprimer, le rôle du Parti et de l’État.

Profitant de la récente adoption de la loi no 07/2026/QH16 sur les croyances et les religions, qui entrera en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2027, des individus réactionnaires, extrémistes et opportunistes sur le plan politique ont aussitôt multiplié les accusations et diffusé des informations mensongères visant à déformer et à attaquer les orientations et politiques du Parti et de l’État dans ce domaine. Ces discours doivent être rapidement identifiés, fermement combattus et efficacement endigués.

La page Facebook « BPSOS – Projet pour les droits civiques au Vietnam », présentée comme la plateforme d’information de l’organisation « Boat People SOS » (BPSOS), liée au terrorisme, a récemment intensifié ses attaques contre la nouvelle loi.

Elle affirme notamment que le texte aurait été adopté pour restreindre la liberté de croyance et de religion, permettre à l’État de s’ingérer dans les affaires internes des organisations religieuses, renforcer les contrôles, entraver les pratiques religieuses et « étouffer » la liberté religieuse dans l’espace numérique.

Ces affirmations sont totalement non fondées. En réalité, loin de restreindre cette liberté, la loi de 2026 précise et concrétise davantage l’article 24 de la Constitution de 2013, modifiée et complétée en 2025, relatif au droit à la liberté de croyance et de religion.

L’article 4, consacré aux « responsabilités de l’État dans la garantie du droit à la liberté de croyance et de religion », énonce clairement plusieurs obligations :

- respecter et protéger la liberté de croyance et de religion de chacun garantir l’égalité des religions devant la loi ;

- respecter et préserver les valeurs culturelles et morales positives des croyances et des religions ;

- protéger les traditions de culte des ancêtres et d’hommage aux personnes ayant rendu des services au pays et à la communauté ;

- répondre aux besoins spirituels de la population ;

- encourager et faciliter la mobilisation des ressources religieuses au service du développement national, de la protection sociale et du renforcement de la grande union nationale.

Le Parti et l’État vietnamiens respectent et protègent la liberté de croyance et de religion de tous les citoyens.

L’article 7 de la loi interdit « tout acte de discrimination ou de stigmatisation fondé sur les croyances ou la religion ; toute contrainte, incitation matérielle ou entrave visant à amener une personne à adhérer ou à ne pas adhérer à une croyance ou à une religion ; ainsi que toute atteinte aux croyances et aux religions ».

Il n’est donc aucunement question de limiter ou d’entraver cette liberté, contrairement à ce que les forces hostiles cherchent délibérément à faire croire.

Aucune ingérence arbitraire dans les affaires religieuses

Certains détracteurs affirment également que l’État vietnamien s’ingérerait dans les affaires internes des organisations religieuses. Ils invoquent notamment le paragraphe 3 de l’article 33, consacré à la « révocation, la destitution et la suspension des dignitaires et responsables religieux », pour présenter cette disposition comme une intrusion particulièrement dangereuse des autorités dans le fonctionnement des organisations religieuses.

Ils vont jusqu’à prétendre que le pouvoir vietnamien constituerait une grave menace pour leurs responsables. Cette interprétation repose en réalité sur une sélection délibérée de certains passages afin de déformer le contenu de la loi.

Le texte n’autorise pas l’État à suspendre les activités d’organisations religieuses légales, à intervenir dans leur fonctionnement interne ou à restreindre la liberté religieuse. Les mesures de suspension ne s’appliquent qu’aux organisations ou aux personnes ayant enfreint la loi.

Cette disposition est pleinement conforme aux principes de gestion publique des religions appliqués dans les États de droit modernes. Elle est également compatible avec les traités internationaux relatifs aux droits humains auxquels le Vietnam est partie.

Dans la pratique, la plupart des pays autorisent leurs institutions compétentes à suspendre ou à sanctionner les organisations et personnes qui détournent les activités religieuses pour porter atteinte à la sécurité nationale, à l’ordre public ou aux droits humains, ou pour commettre des actes illégaux.

L’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel le Vietnam et la majorité des pays sont parties, dispose que « toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ».

Il prévoit cependant que la liberté de manifester sa religion ou ses convictions « ne peut faire l’objet que des seules restrictions prévues par la loi et nécessaires à la protection de la sécurité, de l’ordre et de la santé publics, ou de la morale ou des libertés et droits fondamentaux d’autrui ».

Affirmer que la loi vietnamienne de 2026 permettrait à l’État de s’ingérer arbitrairement dans les affaires internes des organisations religieuses relève donc d’une déformation délibérée. Cette argumentation confond sciemment la garantie de la liberté religieuse avec la responsabilité de l’État de gérer la société dans le respect du droit, dans le but d’attaquer le Parti, l’État et le régime.

Des procédures simplifiées plutôt qu’un renforcement des contrôles

L’affirmation selon laquelle la loi renforcerait les contrôles, compliquerait les activités religieuses et « étoufferait » la liberté religieuse en ligne est également contredite par les faits.

Le texte privilégie au contraire la simplification des procédures administratives. Il approfondit la délégation et la décentralisation des compétences en cohérence avec le modèle d’administration locale à deux niveaux, tout en faisant évoluer la gestion d’un contrôle préalable vers un contrôle a posteriori.

Cette réforme repose sur un principe législatif selon lequel la loi doit se limiter aux questions fondamentales.

L’objectif est d’améliorer la transparence, de réduire les formalités et d’accélérer la transformation numérique de l’administration publique. Cette approche doit renforcer la publicité des procédures et la responsabilité des organismes compétents, afin de mieux servir les organisations religieuses et les citoyens et de faciliter les pratiques conformes à la loi.

Il n’est donc pas question d’accroître les contrôles ni d’entraver les activités religieuses légales.

L’une des principales nouveautés de la loi de 2026 réside dans l’inclusion, pour la première fois, des activités religieuses et liées aux croyances dans l’espace numérique parmi les domaines directement réglementés.

Cette évolution ne vise pas à « étouffer la liberté religieuse en ligne », contrairement aux affirmations diffusées pour orienter l’opinion publique.

Ces dispositions doivent permettre de contrôler, de prévenir et de sanctionner rapidement les actes consistant à utiliser les technologies et les réseaux sociaux pour enfreindre la législation relative aux croyances et aux religions.

Elles créent ainsi un cadre juridique sûr pour les organisations et les personnes participant à ces activités dans l’environnement numérique. Cette approche correspond aux tendances de la gouvernance moderne dans le contexte de la transformation numérique et ne modifie en rien la nature du droit à la liberté de croyance et de religion.

Ces analyses mettent en évidence le caractère infondé et délibéré des allégations diffusées par les forces hostiles et réactionnaires. Celles-ci cherchent à nier la politique constante du Parti et de l’État vietnamiens en faveur du respect et de la protection de la liberté de croyance et de religion, à susciter la méfiance, à diviser la grande union nationale et à provoquer l’instabilité politique et sociale.

Il est donc nécessaire d’identifier rapidement ces discours et de les réfuter avec détermination et efficacité.

Parallèlement, il convient de mieux faire connaître la loi de 2026 sur les croyances et les religions, en particulier ses dispositions nouvelles, modifiées ou complétées. Cette sensibilisation permettra aux organisations, aux personnes et aux communautés de mieux comprendre leurs droits et obligations dans l’exercice de la liberté de croyance et de religion, conformément à la Constitution et à la législation.

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