Le SG du PCV et président To Lam au débat de haut niveau de l'UNGA 81

Faire entendre l’histoire et les aspirations du Vietnam dans le débat mondial

La 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU) se tient dans un contexte marqué par de nombreux défis qui se conjuguent, des conflits aux divisions géopolitiques, en passant par la pauvreté, les inégalités, le changement climatique, les migrations et les répercussions profondes des nouvelles technologies.

Le Secrétaire général et Président To Lam a prononcé un discours lors du Sommet sur l'avenir, de la 79e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, en septembre 2024. Photo : VNA.
Le Secrétaire général et Président To Lam a prononcé un discours lors du Sommet sur l'avenir, de la 79e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, en septembre 2024. Photo : VNA.

Dans ce contexte, la participation d’une délégation vietnamienne de haut niveau conduite par le secrétaire général du Parti et président Tô Lâm, revêt une importance particulière. Elle témoigne de l’engagement du Vietnam en faveur du multilatéralisme et offre au pays l’occasion de faire entendre sa voix, de partager son expérience et de porter ses aspirations en matière de développement au cœur de l’agenda mondial.

S’exprimant auprès de la presse, la coordonnatrice résidente des Nations unies au Vietnam, Pauline Tamesis, estime que le thème de la 81e session, « Rétablir la confiance, gouverner les transformations : une ONU qui apporte des résultats concrets à tous », reflète à la fois les défis urgents auxquels le monde est confronté aujourd’hui et les perspectives de la coopération internationale.

Restaurer la confiance par des résultats concrets

Selon Pauline Tamesis, le monde traverse une période de grande incertitude. Les conflits et les divisions géopolitiques, la pauvreté et les inégalités persistantes, les effets de plus en plus graves du changement climatique et un nombre record de personnes contraintes de quitter leur lieu de résidence se conjuguent à une diminution des ressources consacrées au développement et à l’aide humanitaire. À cela s’ajoutent les mutations technologiques rapides, qui soulèvent des défis dépassant les frontières de chaque pays.

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la coordonnatrice résidente des Nations unies au Vietnam, Pauline Tamesis. Photo : VNA

Ces problèmes appellent des solutions multilatérales et une coopération internationale plus étroite. Le secrétaire général de l’ONU souligne également que restaurer la confiance dans le système multilatéral constitue l’un des défis décisifs de notre époque.

L’intelligence artificielle (IA) en est un exemple emblématique. Cette technologie ouvre de vastes perspectives, mais comporte également des risques importants, alors que la mise en œuvre des objectifs de développement durable demeure bien plus lente que nécessaire.

Dans ce contexte, estime la coordonnatrice résidente de l’ONU au Vietnam, restaurer la confiance ne peut se limiter à réaffirmer l’engagement en faveur du multilatéralisme. Cette confiance doit se construire à partir de résultats concrets, démontrant que la coopération internationale peut contribuer à prévenir les conflits, à promouvoir le développement et à améliorer les conditions de vie des populations.

Cela suppose que les États membres respectent le droit international et les droits humains, accélèrent le développement durable et agissent face au changement climatique, tout en veillant à ce que les grandes transitions, notamment la transition verte et la transformation numérique, bénéficient à tous.

Pauline Tamesis souligne également l’importance de la seconde partie du thème de la session : « Gouverner les transformations : une ONU qui apporte des résultats concrets à tous ». Le monde évolue rapidement et les institutions multilatérales doivent elles aussi évoluer afin de gagner en efficacité, en cohérence et en capacité à répondre aux exigences de la réalité.

Il existe toutefois des raisons d’espérer. L’ONU demeure le cadre dans lequel les pays peuvent se réunir pour relever ensemble les défis communs. Par le dialogue, la diplomatie et la coopération, la communauté internationale peut progressivement restaurer la confiance et œuvrer à un avenir plus pacifique, plus durable et plus équitable.

Le Vietnam de plus en plus actif dans la coopération multilatérale

Dans ce contexte, la participation de la délégation vietnamienne de haut niveau conduite par le secrétaire général du Parti et président Tô Lâm, au débat général de haut niveau de la 81e session de l’assemblée générale de l’ONU adresse un message clair quant à l’importance que le Vietnam accorde à l’ONU et au multilatéralisme.

Selon Pauline Tamesis, lors de la cérémonie marquant le 81e anniversaire de la Fête nationale du Vietnam, le dirigeant Tô Lâm, a réaffirmé le soutien du Vietnam à un système multilatéral fondé sur l’égalité et l’équité, avec l’ONU en son centre. Il a également exprimé la volonté du Vietnam de devenir un trait d’union pour la coopération et le dialogue et de contribuer de manière toujours plus concrète au règlement des défis communs auxquels le monde est confronté.

Pour la coordonnatrice résidente de l’ONU au Vietnam, avoir pu écouter directement le discours du secrétaire général du Parti et président de la République lors de la cérémonie du 81e anniversaire de la Fête nationale a constitué un moment marquant, tout en illustrant le parcours de développement du Vietnam et la relation entre le Vietnam et l’ONU.

Au fil des décennies, le Vietnam s’est transformé, passant d’un pays sortant de la guerre et d’une période d’isolement à un pays à revenu intermédiaire supérieur, doté d’une économie profondément intégrée et devenu un partenaire de plus en plus actif sur les questions régionales et mondiales.

La solidarité et la coopération internationales ont joué un rôle important dans ce parcours. Aujourd’hui, le Vietnam passe du statut de bénéficiaire de la coopération internationale à celui d’un pays contribuant activement aux solutions apportées aux enjeux mondiaux.

Cette contribution se manifeste notamment à travers la participation aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, l’engagement au sein des institutions multilatérales, les engagements en faveur du développement durable, l’action climatique et la gouvernance de l’IA, ainsi que la volonté de participer au dialogue et de contribuer à la recherche de consensus.

Ainsi, la participation du secrétaire général du Parti et président Tô Lâm, à la présente session revêt une importance qui dépasse le seul cadre du partenariat entre le Vietnam et l’ONU. Elle offre également au Vietnam l’occasion de faire valoir ses points de vue, son expérience et ses aspirations dans les débats mondiaux, à un moment où le multilatéralisme se trouve à un tournant important.

Du statut de bénéficiaire de la coopération à celui de contributeur à l’agenda mondial

Selon Pauline Tamesis, le partenariat entre le Vietnam et l’ONU revêt de plus en plus un caractère « à double sens ». L’ONU accompagne les objectifs de développement du Vietnam, tandis que le Vietnam apporte son expérience, son rôle moteur et ses solutions à l’agenda commun de la communauté internationale.

Les expériences que le Vietnam apporte à la coopération multilatérale sont directement issues de son propre processus de transformation, de la reconstruction d’après-guerre à la réduction de la pauvreté, en passant par l’intégration économique et le développement durable. Ces enseignements sont de plus en plus partagés par le Vietnam avec la communauté internationale, notamment à travers sa participation aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, au Conseil des droits de l’homme et au Conseil de sécurité, ainsi que son engagement actif dans l’ensemble du système de développement des Nations unies.

Dans un contexte marqué par l’aggravation des divisions géopolitiques, la capacité à favoriser le dialogue, à instaurer la confiance et à contribuer à la recherche de points de convergence revêt une importance croissante. L’expérience du Vietnam montre que la paix, la coopération internationale et le développement entretiennent des relations mutuellement bénéfiques et se renforcent les uns les autres.

Dans les années à venir, le Vietnam aura davantage de possibilités de contribuer au multilatéralisme, non seulement par sa participation aux institutions internationales, mais aussi en contribuant à l’élaboration de solutions, de normes et de standards liés à l’avenir commun.

Ces domaines comprennent notamment une transformation numérique responsable et une gouvernance de l’IA, une transition énergétique juste et inclusive, l’action climatique, le renforcement de la résilience, ainsi que des modèles de développement conciliant croissance économique, inclusion sociale et durabilité environnementale.

Cette vision se retrouve également dans le nouveau Cadre de coopération des Nations unies pour le développement durable entre l’ONU et le Vietnam pour la période 2027-2031, qui vise à instaurer un partenariat plus stratégique et fondé sur des contributions réciproques.

L’ONU continuera de mettre à disposition ses connaissances, son expertise et ses partenariats à l’échelle mondiale afin d’accompagner les objectifs de développement du Vietnam. Dans le même temps, l’expérience, les initiatives et les solutions développées par le Vietnam pourront contribuer davantage aux progrès aux niveaux régional et mondial.

Selon la coordonnatrice résidente de l’ONU au Vietnam, le rôle du Vietnam dans le multilatéralisme ne cesse de se renforcer : de bénéficiaire de la coopération internationale, le pays devient progressivement un acteur qui contribue à façonner cette coopération et à promouvoir un développement inclusif, durable et bénéfique pour tous.

Dans cette nouvelle ère de développement, le partenariat entre le Vietnam et l’ONU est ainsi appelé à continuer de s’élargir, en accompagnant à la fois l’aspiration du Vietnam à devenir, à l’horizon 2045, un pays développé à revenu élevé, et sa volonté de contribuer davantage à la paix, au développement durable et à la coopération internationale.

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