Ho Chi Minh-Ville : net recul des transferts de fonds de la diaspora au premier trimestre 2026

Les flux de transferts de fonds des expatriés ont nettement diminué entre le quatrième trimestre 2025 et le début de l’année 2026. Plus précisément, au dernier trimestre 2025, ces flux ont atteint près de 2,38 milliards de dollars, en baisse de 13,3 % par rapport au trimestre précédent.

Photo d'illustration/VGP.
Photo d'illustration/VGP.

Le volume des transferts de fonds envoyés par la diaspora via les établissements de crédit et les organisations économiques à Hô Chi Minh-Ville (au Sud du Vietnam) a dépassé deux milliards de dollars au premier trimestre 2026, soit une baisse significative de 15,6 % par rapport au trimestre précédent et de 16,9 % en glissement annuel, selon les données de la succursale de la Banque d’État du Vietnam (BEV).

Ces statistiques montrent que les flux de transferts de fonds des expatriés ont nettement diminué entre le quatrième trimestre 2025 et le début de l’année 2026. Plus précisément, au dernier trimestre 2025, ces flux ont atteint près de 2,38 milliards de dollars, en baisse de 13,3 % par rapport au trimestre précédent.

Tran Thi Ngoc Lien, directrice adjointe de l'antenne de la BEV à Hô Chi Minh-Ville, attribue cette baisse à une combinaison de facteurs économiques et géopolitiques internationaux. La reprise lente et fragile de l'économie mondiale a directement affecté les revenus des travailleurs vietnamiens à l'étranger, tandis qu'une inflation persistante dans de nombreux pays d'accueil a renchéri le coût de la vie, réduisant ainsi leur capacité d'épargne.

Parallèlement, le maintien de politiques monétaires restrictives par les grandes puissances économiques continue de peser sur l'activité entrepreneuriale et, par extension, sur les flux financiers vers le Vietnam.

Les facteurs géopolitiques, en particulier les tensions au Moyen-Orient, contribuent également à accentuer la volatilité des prix de l’énergie et les pressions inflationnistes à l’échelle mondiale. Bien que le Moyen-Orient ne représente qu’une part modeste des transferts, les perturbations locales et les risques pesant sur l’emploi dans cette région exercent un impact indirect mais notable sur les revenus des donateurs.

Sur le plan intérieur, malgré la stabilité macroéconomique du Vietnam, le manque d'attractivité de certains canaux d'investissement et le faible écart de taux d'intérêt entre le dong et le dollar américain ont freiné les décisions d'envoi de fonds.

Le facteur saisonnier constitue également une cause notable. Après le pic des transferts en fin d’année, lié aux dépenses des fêtes et du Têt, les envois de fonds au premier trimestre tendent généralement à diminuer, accentuant ainsi la baisse en glissement annuel.

VNA/NDEL
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