Le vice-Premier ministre Nguyen Van Thang a présidé, le 20 avril, une séance de travail avec le ministère des Finances et la Banque d'État du Vietnam. Cette réunion portait sur la simplification des procédures administratives et des conditions d’affaires.
Lors de la réunion, le ministère des Finances a présenté un bilan exhaustif de ses activités. Avec plus de 700 procédures en vigueur touchant 25 domaines différents, le ministère gère un volume de transactions très élevé qui impacte directement le quotidien des citoyens et la compétitivité des entreprises.
Il prévoit désormais de supprimer ou de simplifier plus de 800 procédures, visant ainsi une réduction de près de 55 % des coûts de mise en conformité, soit une économie estimée à plus de 41 400 milliards de dôngs.
Parallèlement, le temps de traitement des dossiers devrait diminuer de plus de 6 600 jours, représentant également une baisse de plus de 54 % par rapport aux délais actuels.
De son côté, la Banque d'État a affiché des résultats encourageants. Après avoir supprimé la totalité des conditions d'investissement jugées inutiles en 2025, elle prévoit pour l'année en cours la simplification de 93 procédures supplémentaires.
Ces efforts ont déjà permis de réduire les coûts pour les usagers de plus de 52 % par rapport à l'année 2024. Les représentants de différents ministères ont souligné que, au-delà de la révision des textes, l'amélioration de l'éthique professionnelle des fonctionnaires et l'usage des technologies sont essentiels pour éviter les retards et limiter les contacts directs.
Dans ses conclusions, le vice-Premier ministre Nguyen Van Thang a salué les efforts déployés par les ministères et les organes concernés, en particulier le ministère des Finances et la Banque d’État, tout en relevant certaines limites au regard des exigences fixées par les orientations du Parti et du gouvernement.
Il a notamment mentionné un taux encore faible de décentralisation et le caractère parfois insuffisamment concret de certaines mesures de réduction.Afin de répondre aux objectifs fixés, il a demandé aux deux organes de revoir rapidement leurs plans en intégrant les avis des ministères concernés, notamment ceux de la Justice, de la Sécurité publique, de l’Intérieur et des Sciences et Technologies. L’objectif est d’atteindre une réduction de 50 % des coûts de conformité et des délais de traitement, ainsi que la suppression complète des conditions d’affaires non nécessaires.
Les propositions révisées doivent être soumises sans délai au ministère de la Justice. Les ministères doivent également finaliser dès le mois d’avril des plans visant à réduire de moitié les coûts et les délais de traitement des dossiers administratifs.
Le vice-Premier ministre a aussi insisté sur la nécessité de poursuivre la numérisation des dossiers et des résultats des procédures administratives. D’ici fin 2026, le taux de numérisation des dossiers devra atteindre au moins 90 %, les résultats devront être délivrés sous forme électronique dans tous les cas, et l’exploitation des données numérisées devra atteindre 80 %.
Enfin, il a souligné que les procédures et conditions d’affaires restent encore nombreuses et continuent de susciter des préoccupations au sein des entreprises. Il a demandé aux ministères concernés de renforcer leur coordination afin de garantir la transparence, l’efficacité et la faisabilité des mesures engagées.