Grâce à la mobilisation coordonnée de tout le système politique, de nombreuses tentatives d’exploitation de la religion, d’incitation au séparatisme et de division de l’unité nationale ont été mises en échec.
Préserver aujourd’hui la paix dans les villages ne relève pas seulement de la sécurité, mais aussi d’un combat de longue haleine pour maintenir la confiance du peuple envers le Parti et l’État.
Un matin brumeux au village de To Drah, dans la commune de Bo Ngoong, M. Ror, de l’ethnie Ba Na, contemple silencieusement sa plantation de café. Il y a encore près d’un an, il avait été entraîné dans le mouvement dit « Bana Dêga Kon Kông », créé par des éléments réactionnaires sous couvert religieux afin de diviser l’unité nationale.
Par manque de discernement et sous l’influence de fausses propagandes, il avait fini par croire aux promesses mensongères et aux discours déformant les politiques du Parti et de l’État. Aujourd’hui, il regrette profondément : « J’ai compris mon erreur. Je dois désormais changer et devenir quelqu’un de bien », confie-t-il.
Après de nombreuses visites et explications des forces de sécurité, du Front de la Patrie et des organisations locales, M. Ror a progressivement pris conscience de la véritable nature de ces individus se servant de la religion pour nuire au pays. Désormais, il encourage aussi ses proches et les habitants du village à rester vigilants face aux discours trompeurs.
Derrière ce changement se cache un travail discret mais persévérant de tout le système politique local. Il ne s’agit pas seulement d’opérations de sécurité, mais avant tout de regagner la confiance de la population.
Dans de nombreux villages reculés de Gia Lai, les habitants sont habitués à voir les cadres locaux, policiers, membres des associations paysannes ou de jeunesse partager leur quotidien, écouter leurs difficultés et expliquer patiemment les manœuvres des forces hostiles.
Le lieutenant-colonel Dinh Van Quyet, policier communal expérimenté dans les zones ethniques de Bo Ngoong, explique que les groupes Fulro en exil exploitent les questions ethniques et religieuses pour pousser les habitants à réclamer des terres et à créer un prétendu « État Dêga ».
Malgré les routes difficiles, de nombreux cadres se rendent dans chaque foyer, profitant des réunions communautaires pour sensibiliser les habitants. Parfois, plusieurs mois, voire plusieurs années, sont nécessaires pour faire évoluer les consciences.
Mais grâce à leur sincérité et leur proximité, les habitants comprennent peu à peu que ces responsables ne viennent ni imposer ni sanctionner, mais préserver la paix des villages.
Dans cette lutte, les chefs de village et les personnalités respectées jouent un rôle essentiel. À Bien Ho, le patriarche HMrik est considéré comme un véritable rempart contre les influences du « protestantisme Dêga » et des pseudo-religions manipulées par les forces hostiles.
À plusieurs reprises, des individus mal intentionnés ont tenté de le rallier, sans succès. Fort de son expérience et de sa vigilance, HMrik rejette fermement leurs discours et encourage les habitants à ne pas les suivre.
« En tant que chef de village, je dois accompagner les autorités locales pour convaincre les habitants de ne pas écouter les mauvaises influences, mais de travailler et développer leur vie », explique-t-il.
Au-delà de leur rôle de soutien moral pour les habitants, ces figures locales entretiennent aussi l’esprit de solidarité : aide aux familles en difficulté, médiation des conflits, encouragement des jeunes à travailler et à respecter les orientations du Parti ainsi que les lois de l’État. Ils savent qu’un village stable et prospère est le meilleur moyen d’empêcher les habitants de tomber sous l’influence des mauvaises personnes.
C’est dans cet esprit que Gia Lai déploie activement des politiques de réduction de la pauvreté, de développement rural, de suppression des logements précaires et d’investissement dans les infrastructures.
Lorsque les conditions de vie s’améliorent et que la confiance envers le Parti et l’État se renforce, les discours de division perdent progressivement toute influence, y compris auprès de ceux qui s’étaient autrefois égarés.
Selon Ra Lan Chung, président du Conseil populaire provincial de Gia Lai, plusieurs politiques humanistes sont mises en œuvre afin d’aider les personnes égarées à se réinsérer et retrouver une vie stable. Le modèle « Retour à la foi – préserver la paix des villages » est particulièrement salué pour son efficacité et son caractère concret.
Derrière cette stabilité retrouvée se trouvent aussi les sacrifices silencieux des forces de police et de l’armée, qui protègent quotidiennement la vie paisible des habitants tout en participant au développement socio-économique et à la lutte contre les organisations réactionnaires et les sectes illégales. Les opérations contre les groupes exploitant la religion à des fins hostiles bénéficient d’un fort appui populaire.
Le colonel Pham Huu Truong, directeur adjoint de la police provinciale de Gia Lai, souligne que plusieurs personnes autrefois attirées par des mouvements extrémistes sont revenues dans leurs villages et jouent désormais un rôle positif dans la protection de la sécurité locale.
La protection des fondements idéologiques du Parti dans les régions de minorités ethniques n’est pas seulement la mission des forces de sécurité. C’est un combat collectif impliquant l’ensemble du système politique, les chefs de village, les personnalités influentes, les cadres locaux et chaque citoyen.
Un combat sans armes, mais difficile et persistant, qui mise sur la sincérité pour convaincre, sur le développement économique pour renforcer la confiance et sur la solidarité pour repousser les tentatives de division.
La réalité montre que lorsque le peuple reconnaît clairement les véritables intentions des forces hostiles, et lorsque le Parti, les autorités et les forces de sécurité gagnent la confiance de la population, toutes les tentatives de déstabilisation, aussi sophistiquées soient-elles, finissent par échouer. Car la paix des villages se construit avant tout dans le cœur du peuple.