Elles incarnent à la fois la tradition vietnamienne de reconnaissance envers les générations qui nous ont précédés et le caractère profondément humanitaire du Parti communiste du Vietnam (PCV) et de l’État vietnamien.
La coopération internationale dans ce domaine est mise en œuvre de manière ouverte et transparente, et donne des résultats concrets.
Cependant, tandis que les forces compétentes intensifient jour et nuit leur coopération internationale pour permettre aux soldats morts pour la Patrie de retrouver leur terre natale, certains individus s’emploient délibérément à dénaturer la portée humanitaire de cette mission.
Profitant de l’émotion et de l’inquiétude du public concernant la recherche, la récupération et l’identification des restes des soldats tombés pour la Patrie, des forces hostiles déforment régulièrement les faits, tronquent les informations, se livrent à des interprétations tendancieuses et diffusent des affirmations dépourvues de fondement.
Elles prétendent ainsi que ces opérations, tout comme la coopération internationale, seraient « inefficaces », « purement formelles », destinées à « dissimuler la vérité historique » ou à « falsifier les informations relatives aux combattants tombés pour la patrie ».
Récemment, le Premier ministre vietnamien a appelé à renforcer la coopération internationale dans plusieurs domaines : la fourniture et l’échange d’informations, de dossiers déclassifiés, d’objets et de souvenirs de guerre ; le partage d’expériences ; la formation et le renforcement des capacités techniques ; ainsi que le transfert de technologies et le développement des techniques d’analyse ADN au service de la recherche, de la récupération et de l’identification des restes des soldats morts pour la Patrie.
À la suite de cette orientation, certains opposants à ces efforts ont immédiatement avancé des interprétations tendancieuses et lancé des accusations. Ils ont prétendu que la coopération internationale du Vietnam, qu’il s’agisse du transfert de technologies d’analyse ADN, du recours à l’ADN environnemental ou du partage de documents historiques, poursuivrait des objectifs politiques étrangers à sa finalité humanitaire.
Certains comptes sur les réseaux sociaux vont même jusqu’à déformer délibérément les orientations et les politiques publiques, affirmant que le prélèvement d’échantillons biologiques auprès des proches des soldats tombés pour la Patrie, en vue de constituer une base de données nationale, porterait « atteinte à la vie privée » ou servirait à des fins de contrôle. Alors qu’il s’agit en réalité d’une méthode scientifique rigoureuse permettant d’établir l’identité des personnes grâce à la comparaison des profils génétiques.
L’objectif de ces discours est de nier et de dénaturer la nature et la portée du travail de reconnaissance envers ceux qui ont sacrifié leur vie pour la nation, de remettre en cause l’attention et la responsabilité du PCV et de l’État vietnamien envers ces soldats et leurs familles, et d’attiser le doute et le mécontentement au sein de la société.
La coopération humanitaire entre le Vietnam et les États-Unis constitue un exemple concret de l’efficacité de la coopération internationale dans ce domaine.
Le 23 septembre 2026, en marge de sa participation au débat général de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le secrétaire général du PCV et président de la République, To Lam, a rencontré le Conseil des affaires États-Unis-ASEAN (USABC) et des entreprises américaines.
À cette occasion, après avoir pris connaissance d’un rapport sur l’Initiative de recherche des Vietnamiens disparus pendant la guerre (VWAI), il a souligné que la coopération en matière de règlement des séquelles de la guerre ne constituait pas seulement un domaine de coopération concret, mais aussi un symbole vivant de compassion, de magnanimité et de détermination commune à panser les blessures de l’histoire, à bâtir la confiance et à préparer l’avenir.
Dans l’esprit humanitaire de l’article 8 b de l’Accord de Paris, le Vietnam coopère pleinement avec les États-Unis depuis 1973 pour rechercher les militaires américains portés disparus pendant la guerre (MIA).
À ce jour, les restes d’environ 740 militaires ont été remis et leur identité a pu être établie.
La procédure est particulièrement rigoureuse : les équipes des deux pays effectuent conjointement les opérations de prospection et d’exhumation ; les experts médico-légaux des deux parties procèdent aux analyses ; enfin, les cérémonies de remise sont organisées publiquement, en présence de représentants des milieux diplomatiques et de la défense, ainsi que d’anciens combattants.
Ces résultats sont également reconnus par les autorités américaines. L’Agence américaine de recherche des prisonniers de guerre et des personnes portées disparues (Defense POW/MIA Accounting Agency-DPAA) exprime régulièrement sa gratitude au gouvernement vietnamien pour sa coopération dans le cadre de cette mission.
Lors de sa visite au Vietnam en novembre 2025, le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, a remercié le Vietnam pour son aide active dans les opérations de recherche des militaires portés disparus (MIA).
Il a également présenté le règlement des séquelles de la guerre comme une priorité absolue de la coopération bilatérale en matière de défense.
En reconnaissance des efforts et de la bonne volonté manifestés par le Vietnam dans le dossier des MIA, les États-Unis ont progressivement pris des mesures concrètes pour l’aider à rechercher, récupérer et identifier les restes de ses soldats tombés pour la Patrie.
Dans ce cadre, l’Initiative de recherche des Vietnamiens disparus pendant la guerre a permis de mobiliser des ressources, des équipements, des technologies et une expertise technique auprès des entreprises américaines.
Le Centre Sam Johnson pour le Vietnam et les Archives du Vietnam (Texas Tech University) mènent des travaux de recherche et d’analyse documentaire pour contribuer à la localisation des restes des combattants vietnamiens portés disparus.
Le recours au séquençage de nouvelle génération (NGS) a également été proposé afin d’améliorer l’efficacité de l’identification, alors que le temps disponible pour retrouver et identifier les restes des disparus se réduit progressivement.
Ainsi, aider les familles des militaires américains à retrouver leurs proches ne constitue nullement une « faveur faite à d’anciens ennemis », contrairement à ce que certains cherchent délibérément à faire croire.
Il s'agit de la démarche d'une nation qui a beaucoup souffert et qui comprend la douleur des familles dont les proches ne sont jamais revenus.
Cette sincérité a instauré la confiance et ouvert des canaux de soutien, notamment en matière de documentation et de technologies, pour la recherche des soldats vietnamiens tombés au combat.
Outre les États-Unis, le Vietnam travaille également en étroite collaboration avec ses deux voisins, le Laos et le Cambodge, à la recherche et à la récupération des restes des soldats vietnamiens tombés pour la Patrie.
À l’heure actuelle, huit équipes de recherche sont à l’œuvre au Laos et onze au Cambodge.
Lors de la 25e session du Comité spécial des gouvernements vietnamien et cambodgien, tenue en août 2026, les deux parties sont convenues de poursuivre leur coordination pour rechercher, récupérer et rapatrier les restes des combattants vietnamiens tombés au Cambodge, « jusqu’à épuisement des informations disponibles sur les lieux d’inhumation ».
Sur les 2 850 restes de soldats récupérés au 24 septembre 2026, 174 ont été retrouvés au Laos et 861 au Cambodge. Autrement dit, plus d’un tiers du total des restes récupérés dans le cadre de la campagne des « 500 jours et nuits » provient de ces deux pays voisins.
Ces résultats illustrent clairement l’efficacité de la coopération internationale dans ce domaine humanitaire, tout en témoignant des liens de fidélité et de solidarité qui unissent les peuples des trois pays.
À l'heure actuelle, environ 175 000 restes de soldats tombés au combat qui n’ont pas encore été retrouvés à travers le pays, et près de 300 000 tombes de soldats morts au combat dont l'identité reste inconnue.
Dans son article intitulé « Le Vietnam est un, la nation vietnamienne est une », publié à l’occasion du 50e anniversaire de la Libération du Sud et de la Réunification nationale, le secrétaire général du PCV et président de la République, To Lam, a formulé le message suivant : « Nous ne pouvons pas réécrire l’histoire, mais nous pouvons façonner l’avenir. Le passé doit être préservé dans la mémoire, faire l’objet de notre reconnaissance et nous enseigner des leçons. L’avenir, nous devons le construire ensemble, par la création et le développement. C’est l’engagement solennel de la génération actuelle envers ceux qui sont tombés, et l’aspiration commune d’une nation qui a traversé de grandes souffrances sans jamais se soumettre. »
Notre Parti et notre État poursuivent et continueront de mettre en œuvre avec constance la politique de reconnaissance et de gratitude envers ceux qui ont servi la nation, et considèrent la recherche, la récupération et l’identification des restes des soldats morts pour la Patrie comme une responsabilité sacrée envers les générations qui ont sacrifié leur vie pour l’indépendance et la liberté du pays.
La coopération internationale est une composante indissociable de cette mission.
Elle repose sur les principes humanitaires, le respect de la souveraineté, l’égalité et les avantages mutuels. Elle est aussi un parcours de conscience, de responsabilité et d’humanité, qui vise à permettre à toujours plus de soldats tombés pour la Patrie de retrouver leur terre natale et leurs familles.
Défendre la vérité sur les actions menées en hommage aux soldats tombés pour la Patrie, c’est aussi contribuer à préserver les valeurs historiques et morales de la nation, ainsi qu’à renforcer le grand bloc de l’unité nationale.