Il s’agit de la première visite d’État d’un président vietnamien en Nouvelle-Zélande depuis 2007.
Elle intervient à un moment charnière des relations bilatérales, développées depuis plus de 50 ans dans les domaines du commerce, de l’éducation, de la coopération au développement, de la sécurité et des échanges entre les peuples, a déclaré le ministre.
Rappelant l’établissement du partenariat stratégique global en 2025, le ministre néo-zélandais a indiqué que la priorité essentielle consistait désormais à traduire les engagements diplomatiques en actions concrètes.
Il a mis en avant la complémentarité des deux économies. D’un côté, le Vietnam dispose d’un vaste marché, d’une croissance rapide, d’une capacité de production industrielle élevée et d’une influence régionale croissante. De l’autre, la Nouvelle-Zélande possède des compétences reconnues dans l’agriculture, l’éducation, la santé, les sciences et les technologies.
Selon le ministre, la visite du secrétaire général du PCV et président de la République, To Lam, comprendra des entretiens de haut niveau, des rencontres d’affaires et des activités visant à valoriser la coopération éducative et culturelle.
Winston Peters a indiqué souhaiter rencontrer prochainement le membre du Bureau politique et ministre vietnamien des Affaires étrangères, Le Hoai Trung.
Il a précisé que les échanges porteraient sur l’ensemble des relations bilatérales, la situation dans la région de l’Indo-Pacifique ainsi que les questions internationales d’intérêt commun.
S'agissant des priorités économiques, le ministre néo-zélandais a indiqué que le commerce et l'intégration économique demeurent au cœur du partenariat.
Le volume des échanges commerciaux bilatéraux a progressé de 72 % au cours des cinq dernières années pour atteindre 3,41 milliards de dollars néo-zélandais, soit environ 2 milliards de dollars américains.
Winston Peters a suggéré de favoriser l’accès aux marchés, de lever les obstacles non tarifaires et de maximiser l'usage des accords de libre-échange régionaux signés par les deux pays.
Dans le domaine éducatif, la Nouvelle-Zélande a augmenté de 56 % le nombre de bourses accordées aux élèves et étudiants vietnamiens du secondaire au post-universitaire.
Le ministre a précisé qu'un forum sur l'éducation organisé à l’occasion de la visite renforcera les liens entre les établissements d'enseignement des deux pays.
La coopération entre les deux pays en matière de défense et de sécurité connaît également une évolution positive.
Les deux parties pourraient renforcer leur coopération dans les opérations de maintien de la paix, améliorer leurs capacités de connaissance de la situation maritime, intensifier la coopération en matière de déminage et de lutte contre la criminalité transnationale, ainsi que promouvoir l'agenda "Femmes, paix et sécurité" (WPS).
Dans le secteur agricole, le ministre a souligné le soutien apporté par la Nouvelle-Zélande aux agriculteurs du delta du Mékong, où des projets ont contribué à accroître les revenus agricoles tout en réduisant de 50 % les émissions issues de la riziculture.
Il a exprimé la volonté d’élargir ces initiatives afin d’accompagner le Vietnam dans sa transition vers une agriculture à faibles émissions et adaptée au changement climatique.
Les deux pays devraient également renforcer l’exploitation des possibilités de coopération dans l’agriculture de haute technologie, la santé, l’éducation, l’intelligence artificielle (IA) et l’économie numérique. Ces domaines seront déterminants pour la prospérité et la résilience des deux pays à l’avenir.
Enfin, le ministre Winston Peters a salué le rôle du Vietnam en tant que coordinateur des relations entre l’ASEAN et la Nouvelle-Zélande, ayant soutenu le partenariat stratégique global établi entre les deux parties en 2025.
Le Vietnam et la Nouvelle-Zélande disposent encore d’une importante marge de coopération dans des domaines tels que la sécurité maritime, la lutte contre la criminalité organisée transnationale, la réponse aux cybermenaces, l’IA et les technologies numériques, le renforcement de la résilience face aux catastrophes naturelles ainsi que le développement d’une agriculture intelligente adaptée au changement climatique.