C’est ce qu’a déclaré l’ambassadeur du Canada au Vietnam, Jim Nickel, lors de sa participation au 18e colloque scientifique international sur la Mer Orientale, placé sous le thème « Concurrence, connectivité et coopération : la Mer Orientale et l’ordre maritime régional », organisé le 7 octobre à l’Académie diplomatique du Vietnam.
Soulignant l’importance considérable de l’organisation de ce 18e colloque international sur la Mer Orientale par l’Académie diplomatique du Vietnam, l’ambassadeur Jim Nickel a estimé que le colloque contribuait à gérer les différends, à favoriser la connectivité et à renforcer la coopération entre les pays riverains de la Mer Orientale, tout en permettant aux partenaires extérieurs à la région, dont le Canada, de participer à ces efforts.
Selon lui, pour le Canada comme pour de nombreux autres pays, l’un des enjeux majeurs est de veiller à ce que les questions en mer de Chine méridionale soient gérées sur la base du droit international, avec pour fondement essentiel la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 (CNUDM). L’ambassadeur Jim Nickel a souligné qu’il s’agissait d’un facteur déterminant.
Au-delà du droit international, le diplomate a estimé que l’environnement maritime régional était lié à de nombreuses autres questions telles que le changement climatique, l’environnement, la biodiversité et la conservation de la nature. La Mer Orientale constitue également un espace de connexion pour de nombreux systèmes de télécommunications, ainsi que pour les réseaux énergétiques, électriques et d’autres secteurs.
En particulier, une part très importante du commerce mondial transite par la Mer Orientale. C’est pourquoi, selon l’ambassadeur Jim Nickel, toutes ces questions doivent être gérées dans un esprit de coopération et de paix.
Promouvoir les mesures pacifiques et la coopération diplomatique
Évoquant les formes de coopération concrète susceptibles d’aider les pays à mieux gérer les risques en mer et à renforcer leur capacité à faire face aux défis communs, l’ambassadeur Jim Nickel a estimé que, face aux risques toujours présents, notamment dans une région comme la Mer Orientale, il était essentiel de privilégier des approches pacifiques pour régler les différends et gérer les risques.
Le colloque scientifique international sur la Mer Orientale, placé sous le thème « Concurrence, connectivité et coopération : la Mer Orientale et l’ordre maritime régional », organisé le 7 octobre à l’Académie diplomatique du Vietnam. Photo : baoquocte.vn
À cet égard, les mesures pacifiques doivent être mises en œuvre sur la base du droit international, en particulier de la CNUDM de 1982. Celle-ci doit constituer le fondement des mesures de réponse, de la gestion des risques ainsi que de la réduction des tensions lorsque des problèmes surviennent.
L’ambassadeur Jim Nickel a également souligné l’importance de maintenir les consultations et le dialogue diplomatique entre les partenaires. À ses yeux, les négociations en cours sur le Code de conduite en Mer Orientale (COC) constituent une évolution très importante dans cet esprit.
Les perspectives de coopération entre le Vietnam et le Canada
L’ambassadeur Jim Nickel a indiqué que le Canada se réjouissait de pouvoir coopérer avec le Vietnam afin de préserver la paix et la stabilité, de renforcer la résilience et de promouvoir le développement économique dans la région.
Il a estimé que le Vietnam était un partenaire et un acteur maritime majeur. Les moyens de subsistance de sa population, sa vie économique et même son identité sont étroitement liés à la Mer Orientale.
Dans le domaine du transport maritime, le Canada coopère étroitement avec le Vietnam pour promouvoir un transport maritime plus sûr et plus sécurisé, mais aussi plus vert et plus propre.
Le Canada coopérera également étroitement avec le Vietnam dans le processus de transition énergétique. Selon l’ambassadeur, il s’agit d’une mesure importante pour réduire les risques liés au changement climatique et diminuer les émissions de CO₂, une question étroitement liée aux océans.
Par ailleurs, le Vietnam étant fortement exposé aux effets du changement climatique, notamment aux violentes tempêtes provoquant des inondations, des glissements de terrain et des dommages considérables aux infrastructures et à l’agriculture, le Canada coopère avec le Vietnam afin de rechercher des moyens de renforcer sa résilience face au changement climatique.
Ces efforts portent notamment sur l’agriculture, les infrastructures et d’autres secteurs, afin de faire face aux effets du changement climatique au Vietnam.