Le SG du PCV et président To Lam rencontre la diaspora vietnamienne en Belgique et au Luxembourg

Dans le cadre de sa visite officielle en Belgique, le secrétaire général (SG) du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président vietnamien, To Lam, a rencontré le 24 octobre, à Bruxelles, des représentants de la communauté des experts et intellectuels vietnamiens en Belgique et au Luxembourg.

Rencontre entre le SG du PCV et président To Lam et des experts et intellectuels vietnamiens en Belgique et au Luxembourg. Photo : VNA.
Rencontre entre le SG du PCV et président To Lam et des experts et intellectuels vietnamiens en Belgique et au Luxembourg. Photo : VNA.

À cette occasion, l’ambassadrice du Vietnam en Belgique et cheffe de la Mission vietnamienne auprès de l’Union européenne (UE), Nguyen Huong Tra, a présenté les activités des experts, intellectuels et scientifiques vietnamiens vivant, étudiant, travaillant ou menant des recherches en Belgique, au Luxembourg et dans plusieurs pays voisins, notamment la France, les Pays-Bas et l’Autriche.

Les participants ont proposé plusieurs pistes de coopération et de développement, notamment pour faire du Vietnam un centre majeur de services en intelligence artificielle (IA) en Asie, renforcer la coopération avec la Belgique et l’UE dans le nucléaire, les semi-conducteurs et les matériaux verts, sécuriser les infrastructures essentielles, développer une biotechnologie agricole moderne et autonome, promouvoir l’industrie circulaire et l’acier vert,ainsi que les technologies quantiques, les communications laser par satellite et les infrastructures spatiales.

S'exprimant à cette occasion, le SG du PCV et président To Lam a salué la pertinence de ces recommandations. Il a rappelé que le XIVe Congrès national du Parti avait fixé l’objectif de faire du Vietnam un pays développé à revenu élevé d’ici à 2045.

Une ambition qui ne pourra être réalisée en s’appuyant uniquement sur une main-d’œuvre et des capitaux bon marché ou sur l’exploitation de ressources brutes. La science, la technologie, l’innovation et la transformation numérique constituent désormais des leviers incontournables. Or, les résultats obtenus restent en deçà des ambitions, le principal obstacle résidant dans la mise en œuvre.

Mobiliser les compétences disponibles

Le SG du PCV et président To Lam a reconnu que de nombreuses propositions des intellectuels vietnamiens de l’étranger avaient été présentées lors de forums sans donner lieu à un suivi concret.

Certains experts rentrés au Vietnam avec des projets prometteurs se sont heurtés à des procédures administratives et à des mécanismes financiers inadaptés, les contraignant à abandonner leurs initiatives. Cette responsabilité incombe avant tout aux institutions, et non aux experts.

Il a appelé à partir des besoins concrets du pays et à passer d’une logique de recherche de ressources à une démarche consistant à mobiliser les compétences disponibles en fonction des besoins réels.

Les ministères, organismes, localités et entreprises doivent ainsi définir précisément les problèmes à résoudre, les technologies nécessaires, les entités responsables et les résultats attendus.

De leur côté, les experts et intellectuels sont invités à s’investir dans des missions répondant aux grands enjeux nationaux et portant sur des technologies stratégiques.

Le SG du PCV et président de la République, To Lam, s'exprime à la rencontre à Bruxelles, le 24 octobre. Photo : VNA
Le SG du PCV et président de la République, To Lam, s'exprime à la rencontre à Bruxelles, le 24 octobre. Photo : VNA

Le SG du PCV et président To Lam a insisté sur la nécessité de sélectionner un nombre limité de projets prioritaires et de les mener à bien avec détermination. Chaque projet doit disposer d’objectifs, d’un calendrier et de responsables clairement définis.

Il ne pourra être considéré comme achevé que s’il aboutit à un produit opérationnel, vérifiable par des données, utilisé dans la pratique et produisant des résultats mesurables. Les initiatives réussies devront ensuite être élargies et reproduites.

Il a également appelé à réformer en profondeur les mécanismes de coopération afin de permettre aux intellectuels et scientifiques de contribuer au développement national sans nécessairement rentrer définitivement au Vietnam. Les dispositifs doivent favoriser les contrats d’expertise par mission, le travail à distance, la recherche conjointe et le financement lié aux résultats finaux.

Il convient aussi de clarifier les droits de propriété intellectuelle et d’accepter les risques ainsi que les délais inhérents à la recherche. Les experts doivent être évalués sur leurs résultats et leurs compétences, et non entravés par des procédures administratives.

Le SG du PCV et président de la République, To Lam (gauche), rencontre des représentants de la communauté des experts et intellectuels vietnamiens en Belgique et au Luxembourg. Photo :VNA
Le SG du PCV et président de la République, To Lam (gauche), rencontre des représentants de la communauté des experts et intellectuels vietnamiens en Belgique et au Luxembourg. Photo :VNA

Renforcer les capacités

Selon le dirigeant vietnamien, chaque projet de coopération doit contribuer à renforcer les capacités du Vietnam. Le succès ne se mesure pas au nombre d’accords signés, mais au nombre d’ingénieurs et de scientifiques formés, de laboratoires et d’équipes de recherche performantes créés, ainsi que d’entreprises technologiques développées.

Au-delà du transfert de technologies, il faut développer conjointement les technologies afin de parvenir progressivement à l’autonomie.

Enfin, il a souhaité que l’Association des intellectuels vietnamiens en Belgique et au Luxembourg développe ses liens avec les universités, les instituts de recherche et les entreprises technologiques en Europe.

Il l’a également invitée à contribuer à une meilleure compréhension du Vietnam sur le continent et à accompagner la jeune génération d’intellectuels vietnamiens en Europe, afin de préserver et de renforcer les liens scientifiques avec leur pays d’origine.

Le SG du PCV et président To Lam a appelé les experts et intellectuels à soumettre des propositions, s’engager dans des missions concrètes.

En retour, le Parti et l’État doivent, selon lui, assumer pleinement leur responsabilité : écouter ces contributions, lever les obstacles à leur mise en œuvre et apporter des réponses tangibles, évaluables à l’aune des résultats obtenus.

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