Le vice-Premier ministre Lê Thành Long a signé la décision n°336/QD-TTg approuvant le Programme de soutien à l’entrepreneuriat étudiant pour la période 2026-2035.
Cette initiative s’adresse aux étudiants des établissements d’enseignement supérieur, des centres de formation professionnelle, des lycées et des centres de formation continue, ainsi qu’aux administrateurs, enseignants et personnels chargés de conseiller et d’accompagner les activités entrepreneuriales dans le secteur éducatif.
Ce programme vise à encourager une culture entrepreneuriale au sein des établissements d’enseignement, à promouvoir l’esprit et les aspirations entrepreneuriales, et à placer les étudiants au cœur de l’innovation, en renforçant progressivement leur capacité à maîtriser les connaissances et les technologies.Il stimule également l’innovation, la transformation numérique et la transition verte, tout en favorisant le développement d’un écosystème entrepreneurial complet au sein des établissements d’enseignement. L’objectif est d’améliorer la qualité des ressources humaines, de dynamiser l’économie du savoir et de favoriser la création de startups et d’entreprises dérivées.
D’ici 2030, le programme vise à offrir une orientation entrepreneuriale à 50% des lycéens, 25% des collégiens et 15% des écoliers. Parmi eux, 35% des lycéens, 15% des collégiens et 10% des écoliers acquerront des connaissances, des compétences et un état d’esprit entrepreneurial. De plus, en moyenne, au moins 5% des lycéens et 2% des collégiens participent chaque année à au moins un projet ou une activité entrepreneuriale organisée par un établissement d’enseignement ou une unité concernée.
Tous les établissements d’enseignement doivent élaborer et diffuser des règlements favorisant l’entrepreneuriat étudiant, et 85% des étudiants doivent suivre au moins un module ou un cours de compétences entrepreneuriales. Chaque année, le nombre de start-up étudiantes doit atteindre au minimum 50 pour 10.000 étudiants à temps plein, ce chiffre passant à 100 pour 10.000 dans les établissements clés.
Il est également prévu qu’au moins 40% des établissements d’enseignement mettront en œuvre des programmes d’incubation chaque année. Parmi ceux-ci, 20% seront tenus d’incuber au moins 20 projets par an, dont la moitié achèvera le processus et sera prête à être commercialisée. Les établissements clés devront incuber au moins 50 projets par an.
Entre 2026 et 2030, on prévoit qu’au moins 40 projets par an, portés par des enseignants-chercheurs et des étudiants, obtiendront des investissements ou seront mis en relation avec des sources de financement. Ce chiffre devrait passer à un minimum de 70 projets par an entre 2031 et 2035.
Pour atteindre ces objectifs, le programme prévoit des mesures telles que l’amélioration des mécanismes de soutien, le renforcement de la collaboration entre les acteurs de l’écosystème entrepreneurial, le développement de la communication et de la coopération internationale, la mise à jour des contenus de formation afin de promouvoir une culture entrepreneuriale, l’investissement dans les infrastructures et les plateformes numériques, et la diversification des sources de financement pour les jeunes entreprises issues du milieu éducatif.
En particulier, le modèle d’«entreprise au sein des établissements d’enseignement» sera étudié et expérimenté, englobant les jeunes entreprises et les entreprises dérivées opérant dans un cadre réglementaire contrôlé.
Par ailleurs, des critères seront élaborés pour évaluer les établissements qui forment les étudiants à l’entrepreneuriat innovant et la qualité de leurs services d’accompagnement à la création d’entreprise ; des politiques incitatives seront mises en place pour les enseignants et les étudiants ; les acquis d’apprentissage liés aux projets d’entreprise seront reconnus ; et des bourses seront proposées aux personnes talentueuses en innovation et en entrepreneuriat.
Le programme favorisera également le développement de réseaux sectoriels de mentorat, d’investissement et de marketing ; il renforcera la coopération entre les établissements scolaires, les entreprises et les collectivités territoriales ; et il développera des référentiels de compétences entrepreneuriales pour les étudiants, les enseignants et les mentors, contribuant ainsi progressivement à consolider une culture entrepreneuriale durable dans l’ensemble du système éducatif national.