Le Vietnam garantit les droits à l'égalité pour les groupes ethniques

Le principe de non-discrimination et d’égalité entre tous les membres de la communauté est au cœur du système constitutionnel vietnamien et se concrétise à travers diverses réformes législatives, a déclaré le vice-ministre Y Thông, vice-président du Comité des Affaires ethniques du Gouvernement.
Lors de la 111e session du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale des Nations Unies (CERD). Photo : VNA.
Lors de la 111e session du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale des Nations Unies (CERD). Photo : VNA.

Le principe de non-discrimination et d’égalité entre tous les membres de la communauté est au cœur du système constitutionnel vietnamien et se concrétise à travers diverses réformes législatives, a déclaré le vice-ministre Y Thông, vice-président du Comité des Affaires ethniques du Gouvernement.

Le responsable a défendu les 15e au 17e rapports nationaux (2013 à 2019) du Vietnam sur la mise en œuvre de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CIEDR), lors de la 111e session du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale des Nations Unies (CERD) qui se tient du 20 novembre au 8 décembre.

Il a souligné que le droit à l’égalité des groupes ethniques vietnamiens au cours de cette période était garanti par la Constitution et la loi.

Étant donné que la majorité des groupes ethniques minoritaires du Vietnam résident dans des régions montagneuses et reculées connaissant des difficultés de développement socio-économique, l’État donne la priorité à leur soutien pour libérer leur potentiel et les aide à mieux s’intégrer dans le développement global.

Depuis 2013, le Vietnam s’efforce de compléter son système juridique afin de garantir les droits et intérêts légitimes des minorités ethniques, a-t-il déclaré, précisant que l’Assemblée nationale a promulgué 125 lois comprenant 352 articles qui stipulent les droits et obligations des personnes ethniques au sein du pays au cours de la dernière décennie.

Au cours de cette période, le Vietnam a affirmé sa position ferme contre l’incitation à la division et à la haine entre les groupes ethniques et les races. Ainsi, tout acte de discrimination et tout soutien aux activités provoquant la division et la discrimination entre les groupes ethniques sont interdits et strictement punis par les lois vietnamiennes, a-t-il souligné.

Il a ajouté que le Vietnam avait fait des progrès significatifs dans la promotion des droits de ses minorités ethniques, notamment celui de la liberté de déplacement sur le territoire national, celui d’entrer et de sortir du pays, celui de participer aux activités de gestion publique et de gestion sociale, celui de la liberté d’expression, de presse, et celle de liberté de croyance et de religion.

En plus de définir les critères de mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le développement et des Objectifs de développement durable pour les groupes ethniques minoritaires jusqu’en 2030, le Vietnam a introduit une série de programmes et de politiques en faveur des personnes ethniques, a-t-il indiqué, ajoutant qu’ils bénéficiaient de politiques préférentielles dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la formation professionnelle, de l’emploi, du foncier, d’accès au crédit, entre autres.

En adhérant à la convention CERD en 1982, le Vietnam a défendu avec succès ses rapports nationaux sur la mise en œuvre de la convention en 1983, 1993, 2000 et 2012.

Selon le rapport périodique national, le Vietnam est un pays unifié composé de 54 groupes ethniques, dont 53 sont minoritaires, avec une population combinée de plus de 14 millions d’habitants et représentant 14,7% de la population totale du pays.

VNA/NDEL