Vêtus de l'ao dai (robe traditionnelle vietnamienne) lors d’une visite au Temple de la Littérature, participant aux cérémonies du tambour rituel, confectionnant des banh chung (gâteau du riz gluant) et prenant part à diverses activités communautaires, plusieurs ambassadeurs et représentants diplomatiques au Vietnam ont pu découvrir concrètement les traditions du Têt vietnamien (Nouvel An lunaire) à travers des expériences culturelles immersives.
Selon l'ambassade de France au Vietnam, le 23 janvier, l'ambassadeur Olivier Brochet, vêtu de l'ao dai traditionnel vietnamien, a visité le Temple de la Littérature, où il s’est initié à la calligraphie, a participé à la cérémonie du tambour rituel et a rendu hommage au maître Chu Văn An. Dans cet espace considéré comme « la première université du Vietnam », l'ambassadeur a également découvert l’histoire du site, les concours impériaux Huong et Hoi, ainsi que la reconstitution des abris d’examen utilisés par les lettrés d’autrefois.
L'ambassadeur a aussi pris part à la tradition de solliciter des caractères calligraphiés pour le Nouvel An, visité une exposition de calligraphie et une exposition thématique intitulée « Le cheval revient en ville », organisée à l’occasion du printemps du Cheval 2026. Il a exprimé son admiration pour la richesse historique et les profondes traditions culturelles préservées au Temple de la Littérature.
En revenant sur l’année 2025, Olivier Brochet a estimé qu’elle avait été marquée par des jalons importants dans les relations Vietnam – France, notamment la visite d’État au Vietnam du président français Emmanuel Macron et de son épouse en mai 2025. Il a exprimé l’espoir que la coopération bilatérale poursuive son essor en 2026, sur la base des projets et initiatives lancés l’année précédente.
Selon lui, la dimension humaine, nourrie par l’affection et la compréhension mutuelle entre les peuples des deux pays, constitue le fondement le plus solide pour bâtir un avenir commun durable. D’un point de vue personnel, il considère que les relations franco-vietnamiennes reposent avant tout sur des liens sincères ; l’histoire, malgré ses périodes complexes, a forgé des relations solides entre les deux nations.
À l’approche du Têt, l'ambassadeur Olivier Brochet a adressé ses vœux au peuple vietnamien, exprimant également sa gratitude d’avoir pu visiter un site emblématique chargé d’histoire et de traditions culturelles.
S’exprimant auprès du journal Công an nhân dân (Police populaire du Vietnam), l’ambassadrice d’Afrique du Sud au Vietnam, Vuyiswa Tulelo, a fait part de son profond attachement au Têt vietnamien. Elle a souligné que la découverte du Nouvel An lunaire revêt une signification particulière, relevant de nombreuses similitudes entre les traditions vietnamiennes et sud-africaines dans la vénération des ancêtres et la préparation d’un nouveau départ.
Selon elle, le fait que les Vietnamiens rentrent dans leur région d’origine, expriment leur reconnaissance envers leurs ancêtres, présentent les nouveaux membres de la famille et transmettent les traditions aux jeunes générations lui paraît familier. Dans son pays, même si ces pratiques ne se déroulent pas à l’échelle nationale, certaines communautés locales perpétuent des traditions similaires.
« Je me souviens encore de mon premier Têt, lorsque l’on m’a patiemment expliqué les rituels : du nettoyage de la maison pour chasser les mauvais présages jusqu’au choix soigneux de la première personne entrant dans la maison au Nouvel An. C’est une manière d’accueillir une énergie positive pour toute l’année.
Pour moi, cela reflète une philosophie très belle : préserver l’héritage tout en se tournant vers l’avenir. Nous ne nous séparons pas du passé, mais nous ne le laissons pas non plus nous retenir. Nous tirons les leçons du passé pour mieux avancer », a-t-elle confié.
Elle a également souligné que le Têt constitue un moyen naturel de promouvoir la culture vietnamienne à l’international, permettant aux amis étrangers de mieux comprendre la famille, la gastronomie, les costumes traditionnels et les liens intergénérationnels, au-delà des perceptions simplifiées.
L’ambassadrice d’Afrique du Sud a aussi participé à diverses activités communautaires, cuisinant, nettoyant et partageant des moments de vie avec les habitants. Selon elle, la présence et le partage direct ont parfois une valeur plus forte que l’aide matérielle, car ils permettent de créer de véritables liens.
À l’occasion du Nouvel An, Vuyiswa Tulelo a adressé ses vœux de paix, de chaleur et de joie au peuple vietnamien, tout en exprimant son souhait de voir l’amitié entre l’Afrique du Sud et le Vietnam continuer de se renforcer par la confiance et les échanges entre les deux peuples.
Mme Melissa A. Brown, consule générale des États-Unis à Hô Chi Minh-Ville, a également contribué à l’ambiance festive du Têt en participant directement à la confection du banh chung lors d’un concours organisé le 26 janvier dans un établissement d’enseignement professionnel. L’événement, coorganisé par l’École intermédiaire de tourisme et d’hôtellerie Saigontourist, le syndicat de la Saigontourist Holding Company, la Fédération américaine pour l’exportation de viande (USMEF), l’Alliance du soja de l’État de l’Indiana et l’Association de marketing du maïs de l’Indiana, est maintenu depuis huit ans à chaque période du Nouvel An lunaire.
Sous la direction de Mme Pham Thi Dong, enseignante spécialisée en cuisine du Nord et médaillée d’or du concours de confection et de cuisson du banh chung en 2019, Melissa A. Brown a participé à toutes les étapes de la préparation : disposition des feuilles de dong, ajout du riz gluant, des haricots mungo et des travers de porc américain dans le moule, pliage des feuilles et ficelage pour obtenir un gâteau parfaitement carré.
Selon Pham Thi Dong, l’utilisation de travers de porc américain permet d’obtenir une farce plus moelleuse, légèrement croustillante et sucrée, tout en conservant la saveur traditionnelle du banh chung. C’est également la raison pour laquelle l’établissement a choisi cet ingrédient, afin d’assurer la qualité tout en offrant une expérience culinaire innovante aux participants.
S’exprimant lors de l’événement, Melissa A. Brown s’est dite enthousiaste d’avoir participé à la confection du banh chung, estimant que cette activité constitue non seulement une expérience gastronomique, mais aussi une illustration vivante des échanges culturels et de la coopération durable entre le Vietnam et les États-Unis, reliant le savoir-faire culinaire vietnamien aux produits agricoles américains.