Les réalisations du Vietnam en matière de droits humains, réponse convaincante aux discours déformateurs

D’importants progrès dans la garantie des droits humains contribuent à renforcer le prestige du Vietnam et à réfuter les évaluations erronées ou partiales sur la situation des droits humains dans le pays.

Le Vietnam a accompli d’importants progrès dans la garantie des droits humains, depuis le perfectionnement de ses institutions et de sa législation jusqu’à l’amélioration des conditions de vie de la population. Ces résultats contribuent à renforcer le prestige du pays et à réfuter les évaluations erronées ou partiales sur la situation des droits humains au Vietnam.

Dao Thi Tung, docteure et enseignante à l’Académie de politique de la région III, rattachée à l’Académie nationale de politique Hô Chi Minh, s’est exprimée sur cette question dans un entretien accordé au journal électronique de la Voix du Vietnam.

Journaliste : Quelles sont les principales avancées récemment réalisées par le Vietnam en matière de garantie des droits humains ?

Dao Thi Tung : Grâce à des efforts constants, le Vietnam a obtenu plusieurs résultats importants.

Premièrement, le pays a perfectionné les institutions et les dispositifs destinés à garantir les droits humains.

Depuis son adhésion à l'Organisation des Nations Unies en 1977, le Vietnam est devenu partie à la plupart des conventions internationales fondamentales en la matière. Il transpose activement ses engagements internationaux dans son droit interne et poursuit l’amélioration de sa législation nationale.

La Constitution de 2013 consacre notamment l’intégralité de son chapitre II, composé de 36 articles, aux droits humains ainsi qu’aux droits et obligations fondamentaux des citoyens. Ces principes figurent également dans de nombreuses autres dispositions constitutionnelles.

Sur ce fondement, le système juridique a continué d’être perfectionné, créant un cadre toujours plus cohérent pour la reconnaissance, le respect, la protection et la garantie des droits humains et civiques.

Les institutions compétentes ont également été consolidées. Elles jouent un rôle croissant dans l’application des politiques, le contrôle de leur mise en œuvre et la protection des droits et intérêts légitimes de la population.

Selon Dao Thi Tung, les avancées du Vietnam en matière de droits humains constituent la réponse la plus convaincante aux discours déformateurs.
Selon Dao Thi Tung, les avancées du Vietnam en matière de droits humains constituent la réponse la plus convaincante aux discours déformateurs.

Deuxièmement, des progrès ont été enregistrés dans la garantie des droits civils et politiques.

Le Vietnam s’acquitte sérieusement de ses obligations au titre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et transpose activement ses engagements internationaux dans sa législation.

Le droit de participer à la gestion de l’État et de la société s’exerce sous plusieurs formes : voter, se porter candidat, rencontrer les électeurs, contribuer à l’élaboration des politiques et des lois, participer à la démocratie locale, ainsi que mener des activités de contrôle et de critique sociale.

La liberté d’expression et de la presse, l’accès à l’information ainsi que la liberté de croyance et de religion sont reconnus et garantis par la Constitution et la législation.

La presse, Internet, les réseaux sociaux et le gouvernement numérique élargissent constamment les possibilités offertes aux citoyens de s’informer, d’exprimer leurs opinions et d’interagir avec les pouvoirs publics.

Troisièmement, le Vietnam a progressé dans la garantie des droits économiques, sociaux et culturels.

Le pays associe la mise en œuvre de ses engagements internationaux à un développement inclusif, à la promotion du progrès et de la justice sociale et à l’amélioration des conditions de vie. La proportion de ménages en situation de pauvreté multidimensionnelle est passée de 4,2 % en 2020 à 1,3 % en 2025. La même année, le pays a pratiquement achevé son programme de suppression des logements provisoires et insalubres.

Les droits à l’éducation, à la santé, à l’emploi, à la protection sociale et à la participation à la vie culturelle sont de mieux en mieux garantis.

Le taux d’alphabétisation des personnes âgées de 15 à 60 ans atteint environ 98 %. La couverture de l’assurance maladie et des aides sociales continue de s’étendre, tandis qu’une attention particulière est accordée aux populations vulnérables.

Selon le Rapport sur le développement humain 2025 du Programme des Nations Unies pour le développement, l’indice de développement humain du Vietnam s’élève à 0,766. Le pays occupe la 93ᵉ place sur 193 pays et territoires et appartient au groupe à développement humain élevé.

Quatrièmement, le Vietnam participe activement à la coopération internationale en matière de droits humains.

Il ne se contente pas de respecter ses engagements internationaux : il intervient de manière toujours plus active, responsable et constructive dans les mécanismes régionaux et mondiaux.

Sa réélection au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies pour la période 2026-2028, avec le plus grand nombre de voix du groupe Asie-Pacifique, confirme la confiance de la communauté internationale dans ses réalisations et ses contributions.

Journaliste : Certains acteurs ont récemment formulé des évaluations partiales et peu objectives sur la situation des droits humains au Vietnam. Sous quelles formes ces évaluations sont-elles diffusées et sur quels sujets portent-elles principalement ?

Dao Thi Tung : Parallèlement aux nombreuses évaluations objectives reconnaissant les avancées vietnamiennes, des avis partiaux continuent d’être diffusés par certains organismes gouvernementaux occidentaux, une partie des médias, des organisations non gouvernementales mal disposées envers le Vietnam, ainsi que des organisations ou individus d’opposition dans le pays et en exil.

Ces points de vue sont véhiculés sous diverses formes : rapports annuels, classements, déclarations, articles, campagnes médiatiques et actions de plaidoyer politique.

Des électeurs de la province de Thai Nguyen, au Nord du Vietnam, participent au scrutin du 15 mars 2026.
Des électeurs de la province de Thai Nguyen, au Nord du Vietnam, participent au scrutin du 15 mars 2026.

Sur le fond, ces discours cherchent principalement à déformer la nature du régime politique et la réalité de la démocratie vietnamienne. Ils affirment qu’un système dirigé par un seul parti ne peut garantir la démocratie ni les droits humains.

Ils présentent également des évaluations peu objectives de la liberté d’expression et de la presse, des libertés de réunion et d’association, de la liberté de croyance et de religion et des droits des minorités ethniques. Ils assimilent en outre le traitement des infractions à la loi à une restriction des droits humains.

Certaines opinions minimisent ou nient les avancées relatives aux droits économiques, sociaux et culturels. Elles accusent aussi le Vietnam de « manquer de coopération », de « manquer de transparence » ou de « ne pas respecter les mécanismes internationaux relatifs aux droits humains ».

Leur point commun réside dans une approche unilatérale, fondée sur une sélection d’informations destinée à confirmer des conclusions établies à l’avance. Elles dissocient également les droits humains du contexte historique, politique, économique, culturel et social propre au Vietnam.

L’objectif est de porter atteinte au prestige du Parti et de l’État, de diviser la grande union nationale, d’affaiblir la confiance de la population et de nuire à la stabilité et au développement du pays.

La réalité et les résultats obtenus en matière de garantie des droits humains constituent la démonstration la plus convaincante du prestige national et permettent de réfuter les appréciations erronées ou partiales sur le Vietnam.

Journaliste : Face aux nouvelles exigences du développement national et de l’intégration internationale, quelles solutions faut-il privilégier pour rendre la protection des droits humains plus efficace ?

Dao Thi Tung : Plusieurs solutions doivent être mises en œuvre de manière coordonnée.

En premier lieu, il convient de poursuivre le perfectionnement des institutions et de la législation relatives aux droits humains, parallèlement à l’édification d’un État de droit socialiste du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Le système juridique doit devenir plus démocratique, cohérent, applicable, public et transparent, tout en restant adapté aux réalités nationales et aux traités internationaux auxquels le Vietnam est partie.

Il faut simultanément accélérer les réformes administrative et judiciaire, renforcer le contrôle du pouvoir ainsi que la responsabilité des organismes publics, et favoriser la participation des citoyens à l’élaboration, à l’application et au suivi des politiques.

Deuxièmement, il est nécessaire de promouvoir un développement économique durable et inclusif, indissociable du progrès et de la justice sociale.

Le Vietnam doit continuer de renouveler son modèle de croissance en s’appuyant sur les sciences, les technologies, l’innovation et la transformation numérique. Il doit développer les économies numérique, verte et circulaire, créer des emplois durables et améliorer les revenus comme la qualité de vie.

Il convient également de réduire les écarts de développement entre les régions et de garantir à chacun le bénéfice des fruits de la croissance, en particulier aux groupes défavorisés ou vulnérables.

Troisièmement, il faut améliorer la garantie des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels.

Les atteintes aux droits et intérêts légitimes de la population doivent être rapidement prévenues, détectées et sanctionnées.

La culture, l’éducation, la santé et la protection sociale doivent connaître un développement global. Il convient de garantir les possibilités de formation tout au long de la vie, le droit de participer à la vie culturelle et un accès équitable aux services sociaux essentiels.

Une attention particulière doit être accordée à la protection des données personnelles, au respect de la vie privée et au droit d’accès à l’information dans l’environnement numérique.

Quatrièmement, il convient de sensibiliser davantage les cadres, les membres du Parti et la population aux droits humains et de renforcer l’éducation dans ce domaine.

Le respect, la protection et la garantie de ces droits doivent constituer une exigence permanente dans l’exercice des fonctions publiques.

La communication doit être renouvelée pour devenir plus précise, objective et convaincante. Elle doit à la fois présenter clairement les réalisations vietnamiennes et réfuter de manière proactive les discours erronés.

Cinquièmement, le Vietnam doit renforcer l’efficacité de son intégration et de sa coopération internationales dans le domaine des droits humains.

Le pays doit respecter strictement ses engagements et développer le dialogue sur la base de l’égalité et du respect mutuel.

Il lui faut continuer à participer activement et de manière responsable aux mécanismes internationaux, proposer des initiatives et renforcer son rôle dans l’élaboration des normes et des cadres de coopération relatifs aux droits humains.

Sous la direction du Parti communiste du Vietnam, les résultats obtenus par le Vietnam, soutenus par la population et reconnus par la communauté internationale, constituent la réponse la plus convaincante aux discours qui déforment ou nient les avancées nationales en matière de droits humains.

Journaliste : Nous vous remercions !

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