C’est ce qui est ressorti du séminaire « Emballages et technologies alimentaires de nouvelle génération au service de la sécurité sanitaire des aliments et de l’économie circulaire », organisé le 28 octobre à Hanoï par l’Association vietnamienne des sciences et techniques pour la sécurité sanitaire des aliments (VINAFOSA), à l’occasion de son 25e anniversaire (2001-2026).
La rencontre a réuni les acteurs du secteur pour faire le point sur les nouvelles politiques et exigences réglementaires, examiner les difficultés rencontrées sur le terrain et définir des orientations communes.
Bui Duc Lap, directeur adjoint de l’Autorité de la sécurité sanitaire des aliments du ministère de la Santé, a souligné que la sécurité sanitaire des aliments avait une incidence directe sur la santé de la population, la qualité de vie, la confiance des consommateurs et le développement durable du pays.
Sa garantie relève non seulement des autorités publiques, mais aussi des producteurs, des distributeurs, des organismes scientifiques, des associations professionnelles et des citoyens.
Il a rappelé que les emballages ne servent pas uniquement à conserver et transporter les aliments ou à fournir des informations sur les produits. Ils jouent également un rôle essentiel dans la maîtrise des risques sanitaires, notamment lorsqu’il s’agit de matériaux en contact direct avec les denrées alimentaires.
Les risques de migration de substances depuis les emballages doivent ainsi être identifiés, évalués et maîtrisés selon des méthodes scientifiques, en tenant compte des conditions d’utilisation, de la température, de la durée de contact et de la compatibilité des matériaux avec les aliments.
Ces évaluations doivent s’appuyer sur les normes, les réglementations techniques et les essais appropriés.
Par ailleurs, le recours à des emballages plus respectueux de l’environnement et le développement de l’économie circulaire doivent aller de pair avec les exigences de sécurité sanitaire.
Une solution n’est véritablement durable que si elle protège les aliments et la santé des consommateurs, utilise efficacement les ressources et réduit les impacts environnementaux tout au long du cycle de vie du produit. Sa sécurité, sa compatibilité technologique, ses possibilités de collecte et de recyclage ainsi que ses conditions de mise en œuvre doivent donc être évaluées conjointement.
Le président de VINAFOSA, Le Van Giang, a affirmé que la sécurité sanitaire des aliments était étroitement liée à la santé et à la qualité de vie de la population, au développement des entreprises et à la compétitivité de l’économie.
Il a également souligné que, face aux exigences croissantes en matière de sécurité, de qualité, d’innovation technologique, de protection de l’environnement et de développement durable, les emballages et les technologies alimentaires de nouvelle génération revêtaient une importance grandissante.
Au-delà de leurs fonctions de conditionnement, de conservation et de transport, les emballages contribuent à maîtriser les risques sanitaires, à réduire les impacts environnementaux et à promouvoir l’économie circulaire.
Les interventions, auxquelles ont participé des représentants de l’Autorité de la sécurité sanitaire des aliments, de Tetra Pak Vietnam, du groupe TH et de VINAFOSA, ont porté sur le cadre réglementaire, les solutions technologiques, les emballages durables et les possibilités de développer l’économie circulaire dans l’industrie alimentaire vietnamienne.
L’objectif est de stimuler l’innovation, de promouvoir des pratiques de production responsables et de contribuer à l’amélioration des politiques publiques ainsi qu’à la transition verte du secteur.
Pham Thanh Liem, représentant de l’Autorité de la sécurité sanitaire des aliments, a indiqué que l’organisme avait examiné les 66 systèmes de réglementations techniques nationales (QCVN), dont quatre concernent les emballages, les ustensiles et les matériaux en contact direct avec les aliments.
Il a également présenté les orientations de gestion prévues dans le projet de loi révisée sur la sécurité sanitaire des aliments.
Selon ce projet, la gestion des produits ou groupes de produits reposerait sur des exigences techniques en matière de sécurité sanitaire établies par le ministère de la Santé, en remplacement du système actuel fondé sur les réglementations techniques nationales.
Ces exigences définiraient les spécifications techniques et les méthodes d’essai applicables aux produits concernés.
Si le projet est adopté, les contenants et les matériaux d’emballage en contact direct avec les aliments relèveront du régime de déclaration des normes applicables par les entreprises, accompagné d’un renforcement des contrôles a posteriori et des prélèvements de surveillance sur le marché.
Nguyen Thanh Giang, directrice générale de Tetra Pak Vietnam, a estimé que la sécurité et la qualité des aliments devaient être garanties tout au long du processus de production, plutôt qu’à chaque étape prise isolément.
Elle a souhaité que le séminaire favorise des échanges concrets afin d’identifier des solutions adaptées aux réalités de la production et aux besoins du secteur.
Forte de son expérience dans la transformation et le conditionnement alimentaires, Tetra Pak accompagne les producteurs de produits alimentaires et de boissons avec des solutions intégrées couvrant la transformation, le conditionnement, l’exploitation et les emballages. Celles-ci visent à faciliter la maîtrise des risques sanitaires, le maintien de la qualité des produits et l’amélioration de leur traçabilité.
Enfin, une table ronde intitulée « Vers un écosystème de production alimentaire sûr et durable au Vietnam » a permis aux participants d’échanger sur l’amélioration des réglementations, l’adoption de nouvelles technologies et les solutions favorisant une utilisation plus sûre et durable des emballages.
Les discussions ont également porté sur la transformation numérique des entreprises et le développement d’une économie verte et circulaire durable.