Un ancien parlementaire canadien souligne le rôle du Vietnam dans la coopération multilatérale

Selon l’ancien parlementaire canadien Bryon Wilfert, le message du secrétaire général du Parti et président vietnamien To Lam à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies souligne l’importance de rétablir la confiance, de respecter le droit international et de maintenir le dialogue face aux défis mondiaux actuels.

Bryon Wilfert, ancien président du Groupe d’amitié parlementaire Canada-Vietnam et actuel conseiller principal du Conseil commercial Canada-Vietnam. Photo : Association des anciens parlementaires canadiens
Bryon Wilfert, ancien président du Groupe d’amitié parlementaire Canada-Vietnam et actuel conseiller principal du Conseil commercial Canada-Vietnam. Photo : Association des anciens parlementaires canadiens

Le message du secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président vietnamien, To Lam, en faveur du rétablissement de la confiance, du respect du droit international et du maintien du dialogue entre les pays, exprimé lors de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, revêt une importance particulière dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les conflits et l’instabilité économique.

C’est ce qu’a déclaré Bryon Wilfert, ancien président du Groupe d’amitié parlementaire Canada-Vietnam et actuel conseiller principal du Conseil commercial Canada-Vietnam, dans une interview accordée à l'Agence vietnamienne d’Information (VNA).

Bryon Wilfert a souligné l'importance des principes de la Charte des Nations Unies mis en avant par le Vietnam, notamment le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale ainsi que le règlement pacifique des différends. Il a jugé particulièrement pertinente l’idée selon laquelle rétablir la confiance ne signifie pas supprimer les différences entre les pays, mais apprendre à les gérer de manière responsable.

Selon lui, les divergences de systèmes politiques, de priorités économiques et d’expériences historiques ne devraient pas faire obstacle à la coopération sur les enjeux d’intérêt commun. À cet égard, il a souligné que les relations entre le Vietnam et le Canada démontrent qu'il est possible de bâtir une coopération fondée sur le respect mutuel et des intérêts partagés, coopération qui s'est étendue du commerce, de l'investissement et de l'éducation à la coopération au développement et aux échanges entre les peuples.

Concernant le rôle du Vietnam dans le système multilatéral, il a estimé que le pays dispose d’un potentiel important pour contribuer davantage à la coopération internationale, grâce à son expérience en matière de développement, à l’élargissement de son réseau de relations économiques et à sa participation active aux institutions régionales et mondiales.

Il a identifié quatre domaines dans lesquels le Vietnam pourrait renforcer son rôle : contribuer à la paix et à la stabilité régionales à travers l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) et l’ONU, en s’appuyant notamment sur son expérience diplomatique et sa participation aux opérations de maintien de la paix ; promouvoir un commerce international inclusif et un développement économique durable ; renforcer la lutte contre les changements climatiques à travers l’adaptation, l’agriculture durable et la transition énergétique ; et faire en sorte que la voix des pays en développement soit prise en compte dans l’élaboration des approches internationales en matière de technologies numériques, de cybersécurité et d’intelligence artificielle (IA).

Bryon Wilfert a également estimé que les préparatifs en vue de l'accueil par le Vietnam de l'APEC 2027 offriront de nouvelles opportunités pour promouvoir le commerce, le développement durable et l'innovation dans la région Asie-Pacifique.

Concernant les relations Vietnam-Canada, il a proposé trois axes prioritaires : renforcer la coopération dans les technologies propres, l’adaptation aux changements climatiques et l’agriculture durable ; consolider les liens entre universités, instituts de recherche et entreprises technologiques ; et instaurer un dialogue plus structuré sur la gouvernance responsable de l’IA et la cybersécurité.

Enfin, il a indiqué que le développement des relations bilatérales doit se traduire par des résultats concrets, notamment de nouveaux partenariats, une progression des investissements et un partage accru des connaissances et des technologies, au bénéfice des populations des deux pays. Selon lui, le discours du secrétaire général du PCV et président To Lam offre au Vietnam et au Canada une occasion de renforcer leurs objectifs communs et de promouvoir ensemble le développement durable, l’innovation responsable et une prospérité partagée.

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