Le secrétaire général du Parti, To Lam, a signé la Résolution 79-NQ/TW du Bureau politique sur le développement de l’économie d’État, qualifiant celle-ci de composante particulièrement importante de l’économie de marché à orientation socialiste.
Selon la résolution, l’économie d’État repose sur les ressources détenues, gérées et contrôlées par l’État afin de servir les objectifs de développement socio-économique, de stabilité macroéconomique et de garantie de la sécurité et de la défense nationale.
Ces ressources comprennent notamment les terres, les ressources minières et hydriques, les espaces maritimes, aériens et souterrains, les infrastructures financées par l’État, le budget de l’État, les réserves nationales, les fonds financiers publics hors budget, les entreprises publiques, les établissements de crédit publics, les établissements publics, ainsi que le capital public investi dans des entreprises où l’État détient 50 % du capital ou moins.
Le Bureau politique réaffirme le rôle moteur de l’économie d’État dans l’économie de marché à orientation socialiste, tout en garantissant son égalité devant la loi avec les autres secteurs économiques, une coopération durable et une concurrence saine.
D’ici 2030, les objectifs incluent notamment un taux de mobilisation budgétaire d’environ 18 % du PIB, un déficit budgétaire d’environ 5 % du PIB, une dette publique ne dépassant pas 60 % du PIB et des réserves nationales atteignant au moins 1 % du PIB.
Le Vietnam vise à intégrer 50 entreprises publiques dans le top 500 des plus grandes entreprises d’Asie du Sud-Est et une à trois entreprises dans le top 500 mondial. Dans le secteur bancaire, au moins trois banques commerciales d’État figureront parmi les 100 plus grandes banques d’Asie en termes d’actifs.
À l’horizon 2045, les réserves nationales atteindront 2 % du PIB ; environ 60 entreprises publiques figureront parmi les 500 plus grandes d’Asie du Sud-Est ; et cinq entreprises publiques feront partie du top 500 mondial.
En ce qui concerne le foncier et les ressources naturelles, la résolution réaffirme que la terre est une ressource de production particulière, appartenant à l’ensemble du peuple et placée sous la gestion unifiée de l’État. Elle fixe pour objectif d’achever, d’ici fin 2026, la mesure, la statistique, la numérisation et l’assainissement des données foncières à l’échelle nationale.
Le texte prévoit également de poursuivre la restructuration du capital public investi dans les entreprises et de renouveler, réorganiser les entreprises publiques de manière substantielle et efficace, afin de mieux assurer leur rôle dans le nouveau contexte.