Entre les différences de langue, de culture et de rythme de vie, ils trouvent dans cette terre chaleureuse des éléments suffisamment proches et touchants pour y ancrer leur cœur.
Les premiers jours de dépaysement
Au cours des premières journées au Vietnam, la plus grande difficulté pour de nombreux étrangers réside dans l'adaptation à des choses très basiques. Les barrières linguistiques, les différences culturelles, les méthodes de travail ou encore les habitudes sociales exigent une observation attentive et un ajustement constant pour s’intégrer à ce nouvel environnement.
Paige, une enseignante britannique résidant à Hanoi depuis trois ans, se souvient encore des défis de ses débuts. « Je me sentais vraiment dépassée par tous ces changements. C’était une période difficile où je devais apprendre à m’adapter tout en commençant mon travail d’enseignement », confie-t-elle.
C’est grâce au soutien de ses collègues et aux conseils de ses assistants, aussi bien dans la vie quotidienne que professionnelle, qu’elle a fini par s’habituer. « Petit à petit, je n'ai plus eu peur ; j’ai considéré cela comme une étape de mon voyage pour mieux comprendre la vie au Vietnam », partage Paige.
Un attachement né de choses simples
Une fois habitués au rythme local, ce qui retient les expatriés, ce sont les expériences de la vie quotidienne et l'hospitalité des habitants. Ces détails simples créent un sentiment de proximité et de familiarité pour ces visiteurs venus de loin.
Vieng Sa Van Phengphengmeuang, une étudiante laotienne à l’Université du Commerce extérieur, ne voyait initialement le Vietnam comme un lieu d'études. Cependant, elle a rapidement été marquée par l’ouverture d’esprit de son entourage. « Mes amis vietnamiens m’ont aidée à m’intégrer rapidement, et mes professeurs ont toujours été attentionnés, me guidant dès que je prenais du retard en classe », raconte-t-elle.
L’escale du cœur
Lorsque le sentiment de familiarité devient assez fort, choisir de rester n'est plus une décision difficile, mais un choix naturel dicté par le cœur.
Se remémorant ses premières impressions, la famille de Heather Summers se souvient encore de l’effervescence de Hanoi : « Tout dépassait mon imagination. Bien que la ville soit bruyante et animée, elle reste très amicale et dégage une énergie débordante. »
Après six ans en tant qu’enseignants, Heather et son mari sont devenus très proches de la culture vietnamienne. Tout le monde se montre ouvert avec eux, les invitant même à participer aux grandes fêtes traditionnelles.
C’est pour ces raisons que le Vietnam est devenu le lieu où ils souhaitent s’installer durablement. « Nos deux enfants sont nés ici et ce pays a enregistré de nombreux souvenirs précieux de notre famille. C’est pourquoi nous avons décidé de nous établir définitivement au Vietnam », confie Jimmy Egan, le mari de Heather.
À travers ces différents parcours, on constate que le passage de l'étrangeté à l'attachement est le fruit d'expériences mémorables, qu'elles soient professionnelles, académiques ou relationnelles. Le point commun de ces récits est le sentiment d'être accueilli et aimé.
Ces connexions font que le Vietnam, autrefois terre lointaine, devient un foyer chaleureux. Quand la langue ou la culture ne sont plus des barrières, mais font partie intégrante du quotidien, rester au Vietnam devient un choix naturel, venant du cœur.