À Hanoï, les agriculteurs se mobilisent pour sauver leurs rizières inondées
La montée des eaux des rivières Day et Bui a envahi de nombreuses rizières arrivées à maturité dans la commune de Hoa Phu, en banlieue de la capitale vietnamienne Hanoï.
Les moissonneuses-batteuses peinent à accéder aux parcelles profondément inondées et au sol détrempé, contraignant les agriculteurs à entrer eux-mêmes dans les champs pour récolter le riz à la faucille.
Sous l’effet des pluies et des crues, les eaux des rivières Day et Bui ont fortement monté, submergeant de nombreuses parcelles de riz arrivées à maturité dans la commune de Hoa Phu, à Hanoï. Les machines ne peuvent pas accéder aux rizières inondées. Photo : tienphong.vnDe nombreuses parcelles sont encore en attente de récolte, mais les moissonneuses-batteuses ont du mal à pénétrer dans les rizières profondément inondées, où le sol, gorgé d’eau et de boue, ne permet plus aux machines de circuler normalement. Photo : tienphong.vnDans les zones où les conditions le permettent encore, les moissonneuses-batteuses sont mobilisées pour récolter au plus vite le riz sur pied, avant une nouvelle montée des eaux. Photo : tienphong.vn
Une fois récolté, le paddy est rapidement ensaché et évacué des champs pour être mis à sécher. Photo : tienphong.vnSelon les agriculteurs, le grain risque de s’altérer s’il reste trop longtemps dans l’eau et n’est pas séché rapidement. Photo : tienphong.vnDe nombreuses parcelles de riz mûr sont entièrement sous l’eau et la boue. Plus les plants restent immergés, plus ils risquent de verser et de pourrir, ce qui rend la récolte particulièrement urgente. Photo : tienphong.vn
Au milieu des rizières, Mme Van (hameau de Le Khe, commune de Hoa Phu) attend encore de pouvoir récolter ses rizières actuellement sous les eaux. Auparavant, sa famille avait dû faire appel à de la main-d’œuvre et louer une motopompe pour évacuer l’eau de la parcelle. Photo : tienphong.vnLes sacs de paddy fraîchement récolté sont rapidement sortis des champs inondés afin de limiter les risques de détérioration dus à l’immersion. Photo : tienphong.vnUne à une, les gerbes de riz sont coupées à la main puis rassemblées au milieu des parcelles inondées, avant d’être transportées pour le battage. Alors que les machines ne peuvent plus accéder à certaines rizières, les agriculteurs avancent dans l’eau et récoltent, parcelle après parcelle, le riz encore épargné par les crues. Photo : tienphong.vn