Le ministère de la Santé a indiqué qu’il suivrait étroitement l’évolution de la situation, en coordination avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les pays concernés, afin de prendre des mesures de prévention appropriées et efficaces.
Le virus Nipah a été identifié pour la première fois en 1999 en Malaisie, puis chez l’homme au Bangladesh en 2001, avant d’être signalé en Inde. Selon l’OMS, la maladie n’a jusqu’à présent provoqué que des cas sporadiques et localisés, sans épidémies de grande ampleur. Le taux de létalité parmi les patients hospitalisés reste cependant élevé, entre 40 % et 75 %, et il n’existe à ce jour ni vaccin ni traitement spécifique.
D’après le système de surveillance des maladies infectieuses, entre le 27 décembre 2025 et le 26 janvier 2026, l’Inde a recensé cinq cas suspects, dont deux confirmés, dans l’État du Bengale-Occidental.
Le virus se transmet principalement de l’animal à l’homme, notamment par les chauves-souris frugivores, mais aussi par des aliments ou objets contaminés, et peut également se transmettre d’homme à homme par contact direct avec les sécrétions. La période d’incubation est de 4 à 14 jours, avec des symptômes tels que fièvre, maux de tête, douleurs musculaires et vomissements, pouvant évoluer vers des troubles neurologiques graves.
Pour prévenir la maladie, le ministère de la Santé recommande de limiter les déplacements vers les zones touchées, de surveiller son état de santé pendant 14 jours après un retour de zone à risque et de consulter immédiatement un établissement médical en cas de symptômes. Il est également conseillé de respecter strictement l’hygiène alimentaire, d’éviter tout contact avec les animaux à risque et de limiter les contacts directs avec les personnes malades, en utilisant les équipements de protection nécessaires. –VNA