Le vice-président du Comité populaire de la ville de Bac Ninh, Pham Van Thinh, a récemment signé la décision no 1229/QD-UBND approuvant le projet de développement des industries auxiliaires sur le territoire municipal pour la période 2026-2030, avec une orientation à l’horizon 2035.
La ville entend renforcer les capacités des entreprises nationales afin de leur permettre de s’intégrer progressivement plus profondément dans les chaînes d’approvisionnement des grands groupes.
Selon ce projet, Bac Ninh entend développer les industries auxiliaires en lien avec ses secteurs industriels clés, en s’appuyant sur les besoins des multinationales et des entreprises à capitaux étrangers (IDE) pour orienter l’attraction des investissements.
L’objectif est de passer des activités de sous-traitance simple à la fabrication de produits à forte intensité technologique et à forte valeur ajoutée, tout en accélérant la transformation numérique et le développement d’une production verte et intelligente afin de renforcer la compétitivité.
D’ici à 2030, la ville ambitionne de compter au moins 700 entreprises industrielles auxiliaires opérant dans les secteurs prioritaires. Parmi elles, environ 60 % des entreprises nationales devraient satisfaire aux normes internationales de gestion et devenir des fournisseurs officiels de grands groupes.
Chaque année, la ville prévoit d’aider au moins 20 entreprises à renforcer leur compétitivité, d’organiser au minimum deux activités de mise en relation entre l’offre et la demande et d’achever la constitution d’une base de données numérique sur les industries auxiliaires.
À l’horizon 2035, le nombre d’entreprises industrielles auxiliaires implantées sur le territoire devrait atteindre au moins 1 000 unités, et environ 80 % des entreprises nationales devraient appliquer des systèmes de gestion conformes aux normes mondiales. Ces efforts doivent permettre de constituer progressivement un réseau d’approvisionnement intégré et de renforcer la maîtrise de certaines technologies clés.
Priorité aux industries auxiliaires de l’électronique et des semi-conducteurs
Dans la période allant jusqu’en 2030, Bac Ninh concentrera ses ressources sur les secteurs des industries auxiliaires présentant un fort potentiel et des avantages compétitifs. L’électronique et les semi-conducteurs constituent les priorités, avec l’ambition de faire de la ville un pôle de haute technologie à l’échelle régionale.
Parallèlement, la ville accordera une attention particulière aux industries auxiliaires destinées aux secteurs de haute technologie, de la mécanique et de la construction, de l’automatisation, ainsi que de la fabrication et de l’assemblage automobile, notamment des véhicules électriques et des véhicules intelligents. Les secteurs du textile-habillement et de la chaussure-maroquinerie seront également développés de manière sélective, en privilégiant une production plus respectueuse de l’environnement et une valeur ajoutée accrue.
Pour concrétiser ces objectifs, la ville mettra en œuvre un ensemble cohérent de mesures portant sur les mécanismes et les politiques de soutien, les infrastructures et le renforcement des capacités des entreprises. Elle prévoit notamment de réserver 5 % des terrains industriels des zones et complexes industriels aux entreprises de haute technologie ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises (PME), tout en développant les infrastructures techniques, la logistique et les énergies propres.
La ville de Bac Ninh accompagnera également les entreprises dans l’amélioration de leurs processus de production et l’adoption de normes et de méthodes de gestion telles que l’ISO, l’IATF, le Kaizen et le Lean. Elle encouragera la création d’usines intelligentes, la protection de la propriété intellectuelle et la formation d’une main-d’œuvre hautement qualifiée, adaptée aux besoins concrets des entreprises.
Les activités de mise en relation entre les entreprises nationales et les grands groupes ainsi que les entreprises à capitaux étrangers seront intensifiées, notamment au moyen d’événements favorisant les rencontres directes.
Cette démarche est considérée comme un levier permettant aux entreprises nationales d’élargir leurs possibilités d’intégration dans les chaînes d’approvisionnement, de mieux répondre aux normes internationales et de tirer pleinement parti des accords de libre-échange de nouvelle génération.
Une répartition claire des responsabilités de mise en œuvre
Afin de garantir le respect du calendrier du projet, le Comité populaire de la ville de Bac Ninh a chargé le Service de l’industrie et du commerce d’assurer la coordination générale, le suivi et le contrôle de l’avancement, ainsi que de préparer les propositions relatives aux différentes mesures.
Il lui incombe notamment de conseiller le Comité populaire municipal en vue de soumettre au Conseil populaire municipal un projet de résolution fixant les niveaux de dépenses spécifiques applicables aux activités de développement des industries auxiliaires sur le territoire. Cette résolution devrait être adoptée au quatrième trimestre 2026. La création de la base de données numérique sur les industries auxiliaires devra, quant à elle, être achevée au premier trimestre 2027.
Le Service des finances sera chargé de proposer l’affectation des crédits budgétaires, de guider la gestion des dépenses et de coordonner les activités de promotion des investissements.
Le Service des sciences et des technologies concentrera ses efforts sur le soutien à l’innovation technologique, l’amélioration de la productivité et de la qualité, ainsi que le développement des infrastructures de laboratoires d’essais.
Le Service de l’éducation et de la formation sera chargé d’étudier et de prévoir les besoins en main-d’œuvre, ainsi que d’organiser des formations adaptées aux commandes des entreprises.
Le Comité de gestion des zones industrielles et les Comités populaires des communes et des quartiers devront accélérer le développement des infrastructures, constituer des réserves foncières viabilisées, faciliter les démarches administratives liées au foncier et à l’environnement, et renforcer les liens entre les entreprises à capitaux étrangers et les entreprises nationales.