IFV - passerelle de coopération vietnamo-française

Nhân Dân en ligne - L’impulsion de coopération bilatérale en matière d’éducation et de culture fait partie des objectifs auxquels la France accorde toujours une grande priorité dans le but de promouvoir son partenariat stratégique intégrale avec le Vietnam. L’Institut Français du Vietnam (IFV), en tant qu'un centre d'échanges culturels et de formation en langue française, fait valoir ces temps derniers son rôle de passerelle de coopération vietnamo-française en la matière.

Mme Eva Nguyên Binh - conseillère de Coopération et d’Action culturelle de l'Ambassade de France au Vietnam, directrice de l’Institut français du Vietnam (à droite), lors d'une interview accordée avec la journaliste du Journal Nhân Dân en ligne. Photo: Duy Khanh/NDEL.
Mme Eva Nguyên Binh - conseillère de Coopération et d’Action culturelle de l'Ambassade de France au Vietnam, directrice de l’Institut français du Vietnam (à droite), lors d'une interview accordée avec la journaliste du Journal Nhân Dân en ligne. Photo: Duy Khanh/NDEL.

À l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie (20 mars), la conseillère de Coopération et d’Action culturelle de l'Ambassade de France au Vietnam, également directrice de l'IFV, Eva Nguyên Binh, a accordé au Journal Nhân Dân en ligne une interview.

- Madame, quelles sont les activités principales menées ces temps derniers par l’IFV?

Comme vous savez, le changement climatique est un sujet prioritaire pour la France, la Francophonie comme le monde entier. La France présidera en novembre prochain la Conférence des parties signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015 (COP21).

Faisant écho à cette Conférence, notre Institut a organisé en novembre dernier à Hanoi, une semaine d’événements intitulée «Le climat change…et nous?», pour sensibiliser les Vietnamiens, en particulier les jeunes, sur la gravité du changement climatique, mais aussi pour faire prendre conscience aux habitants de l'importance de la protection environnementale.

En outre, nous avons eu, au mois de janvier, un Festival sur les nouveaux formats audiovisuels que vous avez entendu parler «CLAP! Hanoi 2015», qui a permis d’ouvrir au public les chances de rencontre et de partage de connaissances sur tout ce qui concerne l’audiovisuel.

Notre Institut a initié notre programmation culturelle après le Têt avec un nouvel auditorium rénové à Hanoi qui nous amène à offrir des services culturels de haute qualité.

Aux termes de notre plan prévu, nous nous concentrerons sur notre grande priorité: soutenir les étudiants qui veulent apprendre le français pour aller étudier en France.

Nous voulons également rester en contact avec eux, les aider au mieux quand ils reviennent au Vietnam. Dans cet esprit, nous organiserons, le 18 avril, à Hô Chi Minh-Ville, un forum d’emploi pour les mettre en contact avec les entreprises françaises et vietnamiennes comme nous l’avons fait à Hanoi en novembre dernier.

Un peu plus tard, nous lancerons un réseau social «France Alumni», destiné aux anciens étudiants en France, qui leur permet de valoriser leur séjour en France dans un cadre professionnel.

- Et d'autres activités de coopération bilatérale dans le domaine de la culture et de l’éducation sont-elles prévues dans les temps qui viennent?

En général, les orientations de coopération franco-vietnamienne dans la culture comme dans l’éducation s'appuient sur nos trois grands axes de travail.

Primo, nous menons des activités de coopération avec le ministère vietnamien de l’Éducation et de la Formation pour faire évoluer les classes bilingues comme l’enseignement du français au Vietnam.

Secundo, nous continuons d’offrir plus d’opportunités de contact avec la culture française aux enfants ou élèves apprenant le français, mais aussi à leurs parents. En ce sens, nous avons lancé, à Hanoi, Dà Nang et Huê, de riches activités culturelles pour les enfants dans nos médiathèques, dans nos écoles de langue. Il me parait important d’encourager les enfants qui font des efforts dans l’apprentissage du français.

Tertio, nous accordons une grande priorité au soutien des professeurs et des chefs d’établissement. Comme vous savez, nous organisons chaque année les cours de formation professionnelle à l’intention des enseignants de français dans le système scolaire et universitaire vietnamien. Cette année, au lieu de les faire venir dans un seul endroit, nous allons aller vers eux pour leur expliquer les réflexions sur la pédagogie, mais aussi leur apporter de nouvelles méthodes pédagogiques.

Par ailleurs, nous poursuivons l’envoi des professeurs et étudiants vietnamiens en France sur la base des concours ou des dossiers de motivation.

Mme Eva Nguyên Binh.

- Madame, pourriez-vous parler des activités de coopération entre l’IFV et ses partenaires vietnamiens à l'heure actuelle comme dans les temps à venir?

Toutes les activités que nous avons menées ces derniers temps témoignent de notre collaboration étroite et efficace avec nos partenaires vietnamiens, que ce soit les universités, les ministères ou branches concernés, les entreprises, les parents d’élèves, les enfants. Nous cherchons toujours à voir comment apporter à nos partenaires ce qu’ils attendent de la coopération bilatérale.

Dans les temps à venir, nous espérons que notre coopération avec nos partenaires vietnamiens s'ouvrira à de nouveaux horizons. Nous œuvrerons pour la promotion des opportunités de coopération.

En ce qui concerne la coopération audiovisuelle franco-vietnamienne, nous envisageons d’organiser le Festival des clubs sur les formats audiovisuels pour apporter au public, plus particulièrement aux étudiants ou aux personnes qui travaillent dans le domaine des médias, une vision globale sur les nouveaux formats audiovisuels.

- Dans la cadre de la Francophonie, comment estimez-vous la participation du Vietnam au sein de cette Communauté?

Moi, je trouve que le Vietnam et les dirigeants vietnamiens participent de manière active et responsable aux activités de la communauté francophone s’inscrivant dans le cadre des dialogues, des conversations politiques et des projets de coopération en matière d’économie, d’éducation, de culture ou de développement durable…

Ce pays joue également un rôle important dans le développement de la langue français en Asie du Sud-Est, notamment dans le cadre du projet VALOFRASE (Valorisation du français en Asie du Sud-Est).

Dans le cadre de la Journée internationale de la Francophonie (20 mars), notre Institut au Vietnam soutiendra, co-organisera avec nos partenaires, à savoir, les écoles, les universités vietnamiennes pour célébrer solennellement cet évènement.

La page de l’Institut français de Hanoi.

- Madame, quelles sont les perspectives de développement de la langue française au Vietnam, d'après vous?

À mon avis, le Vietnam présente de bonnes opportunités et perspectives pour le développement de la langue française dans le contexte de la diversité culturelle mondiale.

Dans ce monde multipolaire, la promotion de la langue française, que ce soit dans les domaines de l’éducation et de la formation, de l’économie ou des relations internationales, va de pair avec celle du multilinguisme. En ce sens, la Communauté francophone se penche sur la diversité culturelle et linguistique en son sein.

Actuellement, l’enseignement du français reste encore très répandu, c’est la deuxième langue vivante étrangère enseignée au Vietnam, après l’anglais. Le français est tout autant une chance qu’une langue. Plus concrètement, l’apprentissage du français nous permet d’accéder à de nouvelles opportunités de carrière, d’ouvrir de nouveaux horizons, professionnels comme culturels.

Nous vous remercions.

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