En réalité, depuis de nombreuses années, les rapports de l’USCIRF répètent souvent les mêmes arguments, s’appuyant sur des sources d’information insuffisamment vérifiées, voire provenant de certaines organisations et individus nourrissant des préjugés à l’égard du Vietnam pour formuler des évaluations contraires à la vérité. Cela suscite inévitablement des interrogations dans l’opinion publique quant aux objectifs et à la crédibilité de ces rapports.
Dans son dernier rapport, l’USCIRF affirme que l’État vietnamien « intensifie la répression contre les groupes religieux indépendants », citant certains cas individuels et établissements religieux pour étayer cette affirmation. Toutefois, l’approche adoptée par le rapport révèle clairement un point de vue partial : les informations sont sélectionnées à partir de certaines sources ayant des préjugés envers le Vietnam, tandis que les données reflétant l’ensemble de la politique religieuse et de la vie religieuse au Vietnam sont presque absentes. S’appuyer sur des informations insuffisamment vérifiées pour tirer des conclusions imposées rend le rapport de l’USCIRF peu convaincant et suscite l’indignation de l’opinion publique.
L’un des exemples mentionnés dans le rapport concerne des incidents survenus à la pagode Son Linh dans la province de Kon Tum (aujourd’hui province de Quang Ngai) ou à la pagode Thien Quang à Ba Ria-Vung Tau (désormais rattachée à Ho Chi Minh-Ville), prétendument détruites ou menacées de démolition. Selon les informations fournies par les autorités locales et les organismes compétents, il s’agit de questions relevant de la gestion foncière et de l’ordre dans la construction, traitées conformément aux dispositions du droit en vigueur. L’interprétation de ces événements par l’USCIRF comme des « preuves de répression religieuse » relève d’une extrapolation sans fondement. En pratique, la législation vietnamienne s’applique de manière égale à toutes les organisations et à tous les individus, sans distinction de religion.
Par ailleurs, le rapport mentionne également que certaines personnes ont été empêchées de quitter le territoire et considère cela comme un signe de « répression religieuse ». Pourtant, la législation vietnamienne prévoit que la suspension temporaire de la sortie du territoire n’est appliquée que dans des cas précis liés à des obligations juridiques ou à des exigences de sécurité et d’ordre social. Assimiler ces mesures administratives ordinaires à une question de liberté religieuse constitue une interprétation infondée.
Il est également notable que l’USCIRF répète l’affirmation selon laquelle l’Église bouddhique du Vietnam serait une « organisation créée par l’État », utilisée comme « instrument pour contrôler toutes les activités liées au bouddhisme et réprimer les moines et fidèles indépendants ». Cette appréciation est arbitraire et ne reflète pas la réalité historique. L’Église bouddhique du Vietnam a été fondée lors du Congrès d’unification du bouddhisme vietnamien en 1981 à la pagode Quan Su (Hanoï), avec la participation de représentants de neuf organisations et écoles bouddhiques. Cet événement a marqué la première fois que le bouddhisme vietnamien disposait d’une organisation ecclésiastique unifiée à l’échelle nationale, répondant au souhait d’unité des moines et fidèles après de longues années de division du pays. Depuis plus de quarante ans, l’Église s’est fortement développée avec des dizaines de milliers de temples et des millions de fidèles pratiquant régulièrement, tout en participant activement à des activités caritatives et sociales et en contribuant au développement du pays.
Si l’on observe la vie religieuse au Vietnam aujourd’hui, on constate un tableau très différent de celui décrit par l’USCIRF. Selon les statistiques du Comité gouvernemental des affaires religieuses, plus de 95 % de la population pratique aujourd’hui une croyance ou une religion. Quarante-trois organisations appartenant à seize religions ont été reconnues et enregistrées officiellement, avec près de 28 millions de fidèles. Chaque année, des milliers de fêtes et d’activités religieuses sont organisées publiquement et attirent un grand nombre de participants. Ces chiffres montrent que la vie religieuse au Vietnam est non seulement garantie, mais qu’elle devient également de plus en plus dynamique. De nombreuses religions disposent de conditions favorables pour développer leurs activités pastorales, former leurs dignitaires et construire des lieux de culte. De nombreux temples, églises, sanctuaires et mosquées ont été construits ou restaurés dans tout le pays, devenant des centres importants de la vie culturelle et religieuse des communautés.
Cette réalité se confirme encore davantage à travers les grands événements religieux internationaux organisés au Vietnam ces dernières années. Le Vietnam a accueilli à trois reprises la Journée des Nations unies du Vesak en 2008, 2014 et 2019, et a de nouveau été choisi pour accueillir le Vesak en 2025. Cet événement religieux international d’envergure réunit des milliers de délégués venus de nombreux pays et territoires. Le fait que la communauté bouddhique mondiale fasse à plusieurs reprises confiance au Vietnam pour organiser le Vesak démontre le caractère ouvert et stable de l’environnement religieux dans le pays.
Outre le bouddhisme, d’autres religions au Vietnam connaissent également un développement important. Les religions autochtones telles que Cao Dai, le bouddhisme Hoa Hao ou Tu An Hieu Nghia disposent toutes d’organisations reconnues par l’État et mènent des activités stables. Au-delà de leurs activités religieuses proprement dites, de nombreuses organisations religieuses participent activement à des actions sociales. Selon le rapport gouvernemental sur les affaires religieuses en 2025, les organisations religieuses gèrent actuellement des milliers d’établissements caritatifs, de classes d’enseignement bénévole ainsi que des centres d’accueil pour personnes âgées et enfants handicapés. Ces activités contribuent concrètement à la protection sociale et sont largement reconnues par la communauté.
La politique constante du Vietnam en matière de liberté de croyance et de religion est clairement affirmée dans son système juridique et dans les documents du Parti. La Constitution de 2013 stipule : « Toute personne a droit à la liberté de croyance et de religion ; de pratiquer ou de ne pratiquer aucune religion ». La Loi sur la croyance et la religion de 2016 a ensuite précisé ce droit, créant un cadre juridique favorable aux activités des organisations et des individus religieux. Le rapport politique présenté au XIVᵉ Congrès du Parti réaffirme la garantie de la liberté de croyance et de religion, ainsi que du droit de ne pas avoir de religion ; il encourage également l’union et la mobilisation des organisations religieuses, des fidèles, des dignitaires et des religieux afin qu’ils vivent selon la devise « être de bons citoyens et de bons croyants », accompagnent la nation et participent activement aux mouvements patriotiques. À la lumière de la réalité vietnamienne, il est possible d’affirmer que la liberté de croyance et de religion des citoyens est respectée et de mieux en mieux garantie. C’est également la réponse la plus claire aux appréciations peu objectives figurant dans le rapport de l’USCIRF.
Depuis de nombreuses années, l’USCIRF publie régulièrement des rapports marqués par des préjugés à l’égard du Vietnam. Plusieurs opinions estiment que les évaluations de cette commission peuvent être influencées par certains groupes de pression politiques ou par des sources d’information manquant d’objectivité et de bonne foi, ce qui réduit leur crédibilité et leur pouvoir de persuasion.
Dans le contexte d’une intégration internationale de plus en plus profonde, le Vietnam se déclare toujours prêt à mener un dialogue franc et constructif avec ses partenaires sur les questions liées aux droits de l’homme, y compris la liberté de croyance et de religion. Mais le dialogue n’a de sens que lorsqu’il repose sur le respect des faits et la bonne volonté. En effet, ce n’est qu’en regardant la réalité objective de la vie sociale que la communauté internationale peut comprendre correctement le Vietnam et travailler ensemble à promouvoir les valeurs communes de l’humanité.