Dans l’après-midi du 30 octobre, l’Assemblée nationale vietnamienne a débattu en séance plénière le bilan de la mise en œuvre de la Résolution n° 66/2013/QH13 ainsi que la clôture de la phase d’investissement consacrée à la construction de la route Hô Chi Minh à deux voies.
Lors du débat, le ministre de la Construction, Tran Hong Minh, a souligné que la clôture de cette phase à deux voies marquait officiellement la fin de la période d’investissement par étapes prévue par les Résolutions n° 38/2004/NQ-QH11 et n° 66/2013/QH13 de l’Assemblée nationale.
Cette phase avait pour objectif d’assurer la continuité de l’ensemble de la route Hô Chi Minh, de Pac Bo à Dat Mui, avec deux voies de circulation, afin de servir de base à une nouvelle phase d’investissement conforme aux orientations de planification.
Le ministre a précisé que la fin de cette phase d’investissement à deux voies ne signifiait pas que l’ensemble du projet était achevé. En effet, conformément au Plan d’aménagement du réseau routier pour la période 2021-2030, avec vision à l’horizon 2050, la route Hô Chi Minh demeure un axe de transport stratégique dont la modernisation doit se poursuivre en vue de sa transformation en autoroute.
L’adoption par l’Assemblée nationale d’une résolution mettant fin à l’application des Résolutions n° 38/2004/NQ-QH11 et n° 66/2013/QH13 vise ainsi à dresser le bilan de l’objectif fondamental consistant à assurer la continuité de l’ensemble de la route Hô Chi Minh à deux voies et à marquer le passage à une nouvelle phase d’investissement.
Faisant le point sur l’avancement du projet, le ministre a indiqué que la route Hô Chi Minh s’étendait sur une longueur totale de 2 656,5 km, dont 2 499 km ont été achevés à ce jour.
Prenant la parole lors du débat en séance plénière, la députée Ly Anh Thu, membre de la délégation parlementaire de la province d’An Giang, a affirmé que la route Hô Chi Minh était un ouvrage d’une profonde portée historique et politique, répondant aux aspirations des habitants des régions traversées.
Soulignant la nécessité de distinguer clairement la « mise en circulation technique » de l’achèvement des travaux permettant une exploitation dans des conditions de sécurité, elle a demandé au gouvernement de respecter son engagement d’achever les tronçons restants au premier trimestre 2027 et de renforcer les sections dégradées afin de permettre leur mise en service en toute sécurité avant le 30 avril 2027.