Le secrétaire général et président To Lam signe la décision ratifiant la Convention de Hanoi

L’achèvement rapide par le Vietnam des procédures de ratification, faisant de lui le premier pays d’Asie du Sud-Est et le deuxième au monde à adhérer à la Convention de Hanoï, témoigne de son engagement ferme et constant envers le droit international, la Charte des Nations Unies et le multilatéralisme.

Le secrétaire général du Parti et président de la République, Tô Lâm. Photo: VNA
Le secrétaire général du Parti et président de la République, Tô Lâm. Photo: VNA

Le secrétaire général du Parti et président de la République, Tô Lâm, a signé le 7 avril une décision ratifiant la Convention des Nations Unies contre la cybercriminalité (Convention de Hanoï), faisant du Vietnam le premier pays d’Asie du Sud-Est et le deuxième au monde à le faire.

Cette convention – premier traité des Nations Unies portant le nom d’un lieu situé au Vietnam – marque une étape historique dans le processus d’intégration internationale du Vietnam, reflétant la capacité et le rôle croissants du pays face aux enjeux d’intérêt commun à la communauté internationale.

En tant que pays hôte, le Vietnam a collaboré étroitement avec l’ONU pour organiser avec succès la cérémonie d’ouverture de la signature de la convention à Hanoï en octobre 2025, qui a réuni des dirigeants et des représentants de haut niveau de plus de 110 pays et organisations internationales.

Lors de cet événement, 72 pays ont officiellement signé la Convention, réaffirmant son rôle de plateforme pour promouvoir le dialogue, la coopération et le renforcement de la confiance au sein de la communauté internationale sur les questions liées à la cybersécurité et à la gouvernance du cyberespace.

La ratification rapide de la Convention par le Vietnam, faisant du Vietnam le premier pays d’Asie du Sud-Est et le deuxième au monde à y adhérer, témoigne de son engagement ferme et constant en faveur du droit international, de la Charte des Nations Unies et du multilatéralisme. En tant que membre à part entière, le Vietnam pourra contribuer plus concrètement au développement et à la consolidation du cadre juridique international régissant le cyberespace.

Le ministre vietnamien de la Sécurité publique, Luong Tam Quang, signe la Convention des Nations Unies contre la cybercriminalité (Convention de Hanoï), en octobre 2025. Photo : VNA
Le ministre vietnamien de la Sécurité publique, Luong Tam Quang, signe la Convention des Nations Unies contre la cybercriminalité (Convention de Hanoï), en octobre 2025. Photo : VNA

La Convention de Hanoï offre également au Vietnam une base juridique internationale essentielle pour renforcer la prévention, la détection, l’enquête et la poursuite des cybercrimes, contribuant ainsi à la sécurité nationale et au maintien de l’ordre public dans un contexte de transformation numérique rapide et d’intégration internationale accrue.

Parallèlement, la Convention devrait fortement encourager le Vietnam à perfectionner son cadre juridique national afin d’assurer sa conformité aux normes et obligations internationales, tout en renforçant ses capacités institutionnelles, techniques et humaines dans la lutte contre la cybercriminalité.

La Convention de Hanoï comprend neuf chapitres et 68 articles, établissant un cadre juridique international complet pour la coopération en matière de prévention et de lutte contre la cybercriminalité. Elle inclut des dispositions clés définissant les actes considérés comme des cybercrimes, allant de l’accès illégal et de l’ingérence dans les systèmes informatiques à l’exploitation sexuelle des enfants en ligne et au blanchiment d’argent issu d’activités criminelles.

La Convention définit également des dispositions juridictionnelles et des mesures d’enquête permettant aux pays de recueillir des preuves et de poursuivre plus efficacement les affaires de cybercriminalité. Elle établit en outre des mesures procédurales et d’application de la loi, des mécanismes de coopération internationale en matière d’enquêtes et de poursuites, ainsi que des mesures préventives axées sur le renforcement des capacités et la sensibilisation à la cybersécurité. De plus, elle encourage l’assistance technique et l’échange d’informations entre les pays participants.

À ce jour, 75 pays ont signé la Convention. Avant le Vietnam, le Qatar a été le premier pays à la ratifier. La Convention entrera en vigueur dès que 40 pays y seront parties.

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