Le Vietnam et le Bangladesh partagent leurs expériences en matière de préservation du patrimoine audiovisuel

Une délégation de l’Institut des archives cinématographiques du Bangladesh a achevé avec succès un programme de stage et d’échange d’expériences à l’Institut vietnamien du cinéma.

La délégation de l’Institut des archives cinématographiques du Bangladesh a achevé avec succès son programme de stage et d’échange d’expériences à l’Institut vietnamien du cinéma. Photo : NDEL.
La délégation de l’Institut des archives cinématographiques du Bangladesh a achevé avec succès son programme de stage et d’échange d’expériences à l’Institut vietnamien du cinéma. Photo : NDEL.

Cette mission a constitué non seulement une occasion de renforcer les compétences en matière de conservation du patrimoine audiovisuel, mais aussi un moment fort de la diplomatie culturelle entre les deux pays.

Le programme, organisé du 9 au 22 juillet 2026, s’inscrivait dans le cadre du Fonds de stages de la Fédération internationale des archives du film (FIAF).

Pendant quatorze jours de travail intensif, les deux experts techniques bangladais, Mohammad Rashedul Alam Gazi, ingénieur assistant, et Smita Barua, ingénieure assistante, ont travaillé aux côtés des équipes de l’Institut vietnamien du cinéma. Ensemble, ils ont approfondi les principaux aspects de la conservation des films : étude des normes de gestion des données et de catalogage des archives, traitement, inspection et préservation des pellicules, découverte des procédés de numérisation et de restauration, gestion des systèmes d’archivage numérique, contrôle de la qualité dans les processus de transition numérique, étalonnage des couleurs, synchronisation de l’image et du son, ainsi que restauration des films.

Les stagiaires de l’Institut des archives cinématographiques du Bangladesh travaillent avec les différents services spécialisés de l’Institut vietnamien du cinéma.

Au-delà de l’apprentissage des méthodes mises en œuvre par l’Institut vietnamien du cinéma, les experts bangladais ont également formulé des recommandations techniques à forte valeur pratique. Leur esprit d’ouverture et leur professionnalisme ont insufflé une dynamique positive aux cadres et spécialistes de l’Institut vietnamien du cinéma, favorisant un environnement de travail collaboratif et efficace.

« Nous sommes profondément impressionnés par le dévouement de vos équipes, qu’il s’agisse de la restauration d’anciens documents cinématographiques ou de la gestion d’une institution d’archives moderne. Voir de nos propres yeux la manière dont vous préservez l’histoire du cinéma vietnamien nous a apporté de nombreuses idées inspirantes », a déclaré Mohammad Rashedul Alam Gazi. Il a également suggéré à l’Institut vietnamien du cinéma de faire évoluer son logiciel de restauration de la version 7 à la version 16 afin d’optimiser les performances, d’accélérer considérablement les traitements et de réduire les délais d’exportation des données.

Outre les échanges techniques approfondis, l’Institut vietnamien du cinéma a organisé pour la délégation bangladaise des visites de sites historiques et culturels à Hanoï et dans la province de Ninh Binh, afin de permettre à ses hôtes de découvrir plus largement un Vietnam sûr, accueillant et riche de son identité culturelle.

Smita Barua a souligné que cette mission allait bien au-delà d’un simple programme de stage. « Dès le premier jour, nous avons été accueillis non seulement comme des invités étrangers, mais aussi comme des membres à part entière de votre grande famille professionnelle. Ce programme constitue un véritable pont entre nos deux pays, fondé sur un engagement commun en faveur de la préservation du patrimoine culturel », a-t-elle déclaré.

En plus de découvrir les méthodes de travail de l’Institut vietnamien du cinéma, les experts bangladais ont formulé des recommandations techniques à forte valeur opérationnelle.

Lors de la cérémonie de clôture, Le Thi Ha, directrice de l’Institut vietnamien du cinéma, a remercié l’Institut des archives cinématographiques du Bangladesh d’avoir choisi son établissement pour ce programme de stage et d’échanges professionnels. Selon elle, ce choix témoigne de la réputation et de la reconnaissance dont bénéficie l’Institut vietnamien du cinéma au sein de la fédération internationale des archives du film (FIAF). Elle a également souligné que ce programme ne constituait pas seulement une formation ou un échange d’expériences, mais participait à une mission commune : préserver le patrimoine audiovisuel national.

À l’issue du programme, Le Thi Ha a remis aux participants bangladais un certificat attestant de la réussite de leur stage, ainsi que des souvenirs représentatifs de la culture vietnamienne.

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