Pour la première fois, l'Église bouddhique du Vietnam a publié une circulaire officielle demandant à l'ensemble des pagodes du pays de célébrer simultanément ce rite.
À la pagode Quan Su, siège du Comité central de l'Église bouddhique du Vietnam, à Hanoï, trois séries de sonneries de cloches et de tambours ont marqué, à 5 heures précises, le début de la cérémonie.
Le vénérable Thich Duc Thiên, vice-président et secrétaire général du Conseil d’administration de l'Église bouddhique du Vietnam, rappelle que les dignitaires et les fidèles organisent depuis plusieurs semaines des cérémonies de prière en hommage aux soldats tombés au champ d’honneur.
Selon lui, le fait de célébrer ce rite précisément le 27 juillet traduit l'un des fondements du bouddhisme vietnamien: la reconnaissance envers la Patrie et envers ceux qui ont donné leur vie pour elle.
Cette cérémonie prend également un relief particulier alors que se poursuit la campagne des «500 jours et nuits» consacrée à la recherche et à l'identification des restes des soldats morts pour la Patrie.
« Ce matin, à 5 heures, toutes les pagodes et tous les lieux de culte du pays ont fait sonner ensemble trois séries de cloches et de tambours pour rendre hommage aux Morts pour la patrie.
Les cérémonies de récitation des sûtras et de prière se poursuivent ensuite afin que leurs âmes trouvent le repos, rejoignent le monde des sages et veillent sur notre peuple. Nous souhaitons que le Vietnam poursuive son développement et entre dans une nouvelle ère de prospérité », a-t-il souligné.
Dans une atmosphère de recueillement, les fidèles ont offert de l'encens, se sont inclinés devant le Bouddha et ont prié pour les soldats tombés au combat pour l'indépendance et la liberté du pays.
L'un d'eux, Trân Quôc Long, dont le nom bouddhique Phúc Hai, explique: «Nous prions les Bouddhas et les sages afin qu'ils guident les âmes des héros et martyrs vers un monde meilleur».
Arrivée à la pagode Quan Su dès quatre heures du matin, Bùi Thi Lâm, habitante du quartier Bô Dê à Hanoï, souligne la forte dimension culturelle et symbolique de cette journée :
« Le 27 juillet est une journée de mémoire et de gratitude. Nous récitons les sûtras et prions pour ceux qui ont sacrifié leur vie afin que le Vietnam retrouve son indépendance et sa liberté ».
Même émotion pour Nguyên Huu Chiên, dont le nom bouddhique est Phuc Thang : « Beaucoup de fidèles sont venus dès trois ou quatre heures du matin pour participer à l'office et prier pour les héros et martyrs. C'est une manière d'exprimer notre reconnaissance pour leur sacrifice ».