Lors de sa visite au ministère de la Santé, Trinh Van Quyet, membre du Bureau politique et chef de la Commission centrale de la propagande et de la mobilisation des masses, a salué les avancées du secteur et insisté sur la nécessité d’une transformation structurelle durable.
Des réformes institutionnelles majeures
Ces dernières années, le Vietnam a adopté et révisé plusieurs textes clés encadrant l’organisation des soins, notamment les lois sur l’examen et le traitement médicaux, la pharmacie et l’assurance maladie. Ces réformes visent à lever les blocages administratifs, sécuriser l’approvisionnement en médicaments et moderniser la gouvernance hospitalière.
Le pays s’engage également dans une accélération de la transformation numérique, avec le déploiement d’un carnet de santé électronique à l’échelle nationale et la mise en réseau des grands établissements hospitaliers.
Maîtrise des techniques médicales de pointe
Sur le plan clinique, les hôpitaux de référence vietnamiens réalisent désormais des interventions complexes : transplantations d’organes, thérapies cellulaires, assistance médicale à la procréation ou chirurgie cardiovasculaire avancée.
L’intervention cardiaque fœtale — considérée comme l’un des sommets de la médecine moderne — a notamment été menée avec succès, illustrant le niveau technologique atteint par certains centres spécialisés.
Cette montée en compétence contribue à limiter les départs de patients vers l’étranger et à attirer une patientèle internationale croissante, notamment à Hô Chi Minh-Ville, où des dizaines de milliers d’étrangers ont eu recours aux services médicaux en 2025.
Vers une « économie de la santé »
Les autorités entendent désormais développer une véritable « économie de la santé », combinant qualité des soins, attractivité internationale et développement industriel.
La production nationale de médicaments et de vaccins progresse, avec une augmentation significative du nombre d’usines pharmaceutiques au cours de la dernière décennie. L’objectif affiché est de renforcer l’autonomie stratégique tout en intégrant davantage le Vietnam aux chaînes de valeur mondiales.
Au-delà des avancées technologiques, les dirigeants insistent sur deux priorités : la formation de ressources humaines hautement qualifiées et le renforcement de l’éthique médicale.
Un effort particulier doit également être porté sur la prévention et la responsabilisation des citoyens. « Chaque individu doit devenir l’acteur de sa propre santé », a souligné Trinh Van Quyet, appelant à une meilleure culture de la prévention.
Un tournant pour la période 2026-2030
Le mandat 2026-2030 est présenté comme une étape charnière. Dans un contexte de transition numérique et d’ouverture internationale, le secteur de la santé est appelé à jouer un rôle structurant dans le développement national.
Les autorités affichent une ambition claire : bâtir un système de santé moderne, équitable et durable, capable de répondre aux attentes d’une population de plus en plus exigeante, tout en s’imposant progressivement comme un acteur médical crédible sur la scène régionale.